vendredi, août 21, 2009

Catholiques, citoyens de seconde zone

Alors ces derniers jours le microcosme politico-médiatique s'est indigné, à juste titre, des dégradations commises sur une mosquée, dans la ville de Toul: des slogans nazi y ont été peints sur les murs et des abats de porcs ont été déversé autour.

Apparemment ce serait des skinheads (qui ont été attrapés) qui auraient fait le coup. Cet acte en dit long sur leur méconnaissance historique quand on sait que l'islam a fasciné un certain nombre de nazis qui sont devenus musulmans et qu'inversement, le nazisme a fasciné un certains nombre de musulmans, tel Hajj Amin Al-Husseini, oncle de Yasser Arafat et ami d'Hitler, et qui a béni la SS-Handshar, composée de musulmans bosniaques (note: il y eu aussi des musulmans désapprouvant cela).

Ce que cet acte déplorable a cependant permis de nous faire parvenir l'information que le curé de cette même ville a été clairement persécuté (caillassages sporadiques et puis réguliers qui ont poussé le curé a porter plainte et aurait déménagé). Son église a même été profanée: la croix sommitale a été recouverte d'un voile noir, ce qui peut-être soit l'étendard du Jihad, soit une volonté d'interdire l'expression d'un symbole chrétien dans la sphère publique, telle qu'est la loi dans les pays du Golfe. En tout cas, il est difficile d'ignorer la connotation religieuse de cet acte.

Cette persécution du curé de Toul à eu lieu en juillet. Et bizarrement on en a pas entendu parler, ni dans les médias, ni de la part de nos politiciens. Plus grave: les agresseurs du curé courent toujours.

J'ai déjà eu l'occasion d'écrire sur la cathophobie qui règne en France, particulièrement de la part de nos "élites". Cette cathophobie a pour particularité de réduire la laïcité "à la française" à une vulgaire fumisterie (ici et ). Cette histoire de Toul nous montre que cette cathophobie vient de franchir un pas supplémentaire dans l'ignoble: nous sommes devenus des citoyens de seconde zone.