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lundi, février 18, 2008

1er mars 2008: Benoît XVI donne rendez-vous aux Français en Avignon


Le 1er mars prochain aura lieu la 6ème Journée Européenne des Universités et Grandes Ecoles. Le thème de cette année est "Europe et Amériques, ensemble, pour construire la civilisation de l'Amour". Cette journée est organisée par le Bureau de la Pastorale Universitaire du Vicariat de Rome, et promue par le Conseil des Conférences Episcopales d'Europe (CCEE).

A cette occasion, un Forum des Etudiants à lieu dans chaque pays. Une veillée mariale, présidée par le Saint-Père sera retransmise en mondovision, à l'issue de laquelle le Pape s'adressera en plusieurs langues aux Etudiants et Universitaires. Les villes concernées sont Avignon, Bucarest, Edimbourg, Naples, Tolède, Aparecida, Mexico, La Havane, Washington, Loja et Minsk.

C'est Avignon qui a l'honneur de représenter la France. La rencontre aura lieu au Palais des Papes.

La journée commence à 08:45. Les intervenants sont le professeur Pierre Benoît, le docteur Henri Blehaut, Pierre-Olivier Arduin, le professeur Marie-Jeanne Coutagne et Steven Gunnel. La veillée mariale avec le Pape aura lieu à 17:00 et une messe présidée par Mgr Cattenoz, Archevêque d'Avignon, clôturera cette journée.

Pour en savoir plus: http://forumpape-univavignon.spaces.live.com/.
La fiche d'incription est téléchargeable ici.

dimanche, février 10, 2008

Lourdes: 150ème anniversaire des apparitions

Demain (dans quelques minutes à l'heure où j'écris) cela fera 150 ans que Notre-Dame est apparu à Ste Bernadette à Lourdes.

Il y a déjà 70 000 pèlerins sur place. La journée de demain s'annonce pleine de grâces :-)

mardi, février 05, 2008

Et oui, le lundi de Pentecôte est de nouveau ferié

A lire sur Hermas.info.

mardi, janvier 29, 2008

Le lundi de Pentecôte redeviendra-t-il un jour férié?

Il semblerait que le lundi de Pentecôte redevienne un jour férié, par l'instauration d'une journée de solidarité à la carte, selon La Tribune.

Le lundi de Pentecôte serait chômé dès cette année.

dimanche, janvier 06, 2008

Fête de l'Epiphanie

Aujourd'hui c'est la fête de l'Epiphanie de notre Seigneur.

Voici l'Evangile de ce jour:
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 2,1-12.

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem
et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »
En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui.
Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent :
« A Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète :
Et toi, Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple. »
Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue ;
puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »
Sur ces paroles du roi, ils partirent.Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant.
Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie.
En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l'or, de l'encens et de la myrrhe.
Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.
(Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris, Service offert par l'Evangile au Quotidien)

J'en profite pour souhaiter une sainte et heureuse année 2008 à tous.

lundi, décembre 17, 2007

Absence

Bon et bien pour raisons personnelles et professionnelles je me suis absenté du blogue ces derniers temps.

Il s'est cependant passé des choses intéressantes, en dehors de la honteuse visite de Notre Vénéré Président en Algérie et de l'humiliante visite du terroriste-guignol Khadafi chez le même Vénéré Président:

  • le 8 décembre dernier, fête de l'Immaculée Conception, nous sommes entrés dans le Jubilé des apparitions de Lourdes (un site est disponible ici, et même un blogue ).

  • le 4 mai 2008 le diocèse de Gap promulguera le décret de reconnaissance officielle du caractère surnaturel des apparitions de Notre-Dame du Laus.


jeudi, novembre 22, 2007

Grande Neuvaine de l'Immaculée Conception 2007

Bénie et encouragée par Sa Sainteté le Pape
Du 30 novembre au 8 décembre 2007.

1) Chaque jour une dizaine de chapelet, suivie de trois fois l'invocation : "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous."
2) Une communion le jour du 8 décembre ou entre le 30 nov. et le 8 déc. – Confession recommandée.

Prière

O Vierge Immaculée, le 8 décembre 1947, alors que la France était en danger,
vous avez manifesté votre douce présence à quatre petites filles de l'Ile-Bouchard. Nous vous prions encore aujourd'hui pour la paix dans notre pays et dans tous les pays.
Vous avez promis du bonheur dans les familles aujourd'hui si menacées.
Apprenez-leur, O Marie, l'importance de la prière, le sens religieux de la vie, la fidélité, la tendresse et la miséricorde.
Vous avez demandé de prier pour les pécheurs. que notre prière -particulièrement le chapelet- et l'offrande des sacrifices de chaque jour, leur obtiennent la Foi et l'Espérancez, afin que notre monde malade soit transformé selon le plan d'amour de Dieu.
Notre Dame de la Prière, qui avez regardé les Prêtres avec tendresse, suscitez les vocations dont l'Eglise a tant besoin pour témoigner de l'Amour incommensurable du Christ pour les hommes.
Amen.


Imprimatur du Vicaire Episcopal de Paris, 21 avril 2007.

On peut aller sur le site de Marie Reine pour trouver des idées originales pour fêter l'Immaculée Conception.

mardi, novembre 20, 2007

Toutes les religions ne se valent pas

Il y a quelques semaines le journal La Croix publiait un sondage sur la foi des catholiques en France.

Et bien ce n'est pas reluisant:
« les catholiques engagés ne pensent guère différemment que leurs contemporains quant à l’indifférence religieuse : toutes les religions semblent se valoir à leurs yeux, même s’ils ne doutent évidemment pas d’une pertinence particulière de la leur. » (chipé chez Plunkett)

C'est triste. Je ne peux évidemment dire pourquoi la foi est apparemment si faible. Est-ce le résultat d'une mauvaise catéchisation? De la confusion continuelle entretenue par les médias au sujet du catholicisme? Est-ce la peur de se faire étiqueter "fanatique" en osant dire que la foi en Jésus-Christ est la vraie foi?

Pourtant Jésus nous enseigne:
Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie.
Nul ne vient au Père que par moi. (Jn 14, 6)

Que c'est clair! Mais je n'en dis pas plus. Je laisse au lecteur le soin de méditer ces paroles.

jeudi, novembre 01, 2007

Tous les êtres humains sont appelés à la sainteté

CITE DU VATICAN, 1 nov 2007 (AFP) - Benoît XVI: tous les êtres humains sont appelés à la sainteté

Le pape Benoît XVI a déclaré jeudi que "tous les êtres humains sont appelés à la sainteté, ce qui signifie vivre "comme des fils de Dieu", à l'occasion de la fête chrétienne de la Toussaint.

Le chef de l'Eglise catholique a récité comme tous les dimanches et jours fériés la prière de l'angelus depuis la fenêtre de son bureau du Vatican, en présence de milliers de fidèles rassemblés place Saint-Pierre malgré la pluie.

Auparavant il a rappelé le sens de la Toussaint qui célèbre la mémoire de tous les saints, connus ou inconnus, et que l'Eglise lie "étroitement" à la fête de tous morts célébrée le lendemain 2 novembre.

"On pense parfois que la sainteté est un privilège réservé à quelques élus, a déclaré le pape. "En réalité, devenir saint est la tâche de tous les chrétiens, et même, pouvons nous dire, de tout homme".

"Tous les êtres humains sont appelés à la sainteté qui, en dernière analyse, consiste à vivre en fils de Dieu, dans cette ressemblance à lui selon laquelle ils ont été créés", a-t-il ajouté, en les invitant à suivre "le chemin exigeant de la liberté".

mercredi, octobre 03, 2007

Octobre, mois du Rosaire

Le mois d'octobre est le mois du Rosaire. Pour en savoir plus sur le Rosaire: cliquez ici.

A vos chapelets!

:-)

dimanche, septembre 16, 2007

Il n'y a pas d'ésotérisme chrétien

Quelques années de mes études universitaires se sont passées en fait à étudier et pratiquer ésotérisme et occultisme, avant de me rendre compte combien ces théories étaient stupides (pour comprendre la psychologie derrière tout cela, lire l'excellent Pendule de Foucault d'Umberto Eco). Il n'y a en général rien d'historique, juste une bonne capacité a créer un brouillard autour de faits connus afin d'arriver à vendre son livre et/ou sa secte. Beaucoup de ces auteurs sont franc-maçons, comme par exemple feu Robert Ambelain.

Tout tourne en fait à amener le lecteur à remettre en cause l'enseignement de l'Eglise: à la Résurrection des morts se substitue la réïncarnation, des rites bizarres à la liturgie et à la prière, le saint nom de Jésus s'efface devant des noms issus de la Kabbale, mais sortis de leur contexte, la foi est noyée dans la vase de théories contradictoires, et surtout la défiance envers l'Eglise y est répandu et enseignée, elle qui cacherait la vérité au bon peuple. En fait, la façon de survivre de l'ésotérisme et mouvements associés, c'est de flatter l'égo du futur pigeon: je vais t'apprendre la vérité, moi, tu feras partie du gratin, de la crème, de ceux qui savent.

La vérité, c'est Jésus-Christ. L'Eglise ne passe son temps qu'à le faire connaître. Tout l'enseignement de Jésus et de son Eglise est en pleine lumière, tout un chacun peut le lire et l'étudier librement. Il n'y pas besoin pour cela de se faire coopter et de se laisser enfermer une nuit dans une chambre noire avec un crâne et les septs métaux de l'alchimie, comme le fait la Franc-Maçonnerie, pour avoir droit de passer à l'etape suivante.

Il n'y a pas d'ésotérisme chrétien.

mardi, août 28, 2007

La nuit obscure

Ces derniers mois mon blog a un peu baissé en qualité. J'ai eu moins de temps et d'envie aussi pour écrire des articles de réflexion ou continuant d'expliquer la spiritualité montfortaine, me contentant trop souvent de rebondir sur l'actualité.

C'est un peu dommage mais c'est ce que je fais de nouveau aujourd'hui. En effet, nombre de médias relaient l'information erronée que Mère Teresa auraient eu sa foi ébranlée (Le Figaro, TF1 aussi mais je ne retrouve plus le lien). Pour une fois, c'est Le Monde qui fait l'article le plus sérieux sur la question.

J'écris en effet que cette information est erroné, car ce qu'a vécu Mère Teresa, c'est une longue épreuve que Dieu lui a permis de connaître. Dans sa jeunesse, elle a eu la grâce le locutions intérieures, et même de visions célestes. Mais tout ceci a été suivi de 50 ans d'obscurité.

Le site du Vatican en parle:
L’ensemble de la vie et de l’œuvre de Mère Teresa témoignent de la joie d’aimer, de la grandeur et dignité de chaque être humain, de la valeur de chaque petite chose faite avec foi et avec amour, et, par-dessus tout, de l’amitié avec Dieu. Mais il y avait un autre côté héroïque de cette grande femme qui fut révélé seulement après sa mort. Cachée aux yeux de tous, cachée même à ses plus proches, sa vie intérieure fut marquée par l’expérience d’un sentiment profond, douloureux et constant d’être séparée de Dieu, même rejetée par lui, accompagné d’un désir toujours croissant de son amour. Elle appela son expérience intérieure, “l’obscurité”. La “ nuit douloureuse ” de son âme qui débuta à peu près au moment où elle commençait son travail pour les pauvres et qui continua jusqu’à la fin de sa vie, conduisit Mère Teresa à une union toujours plus profonde avec Dieu. A travers cette obscurité, elle participa mystiquement à la soif de Jésus dans son désir d’amour douloureux et ardent, et elle partagea la désolation intérieure des pauvres.

Il s'agit d'une épreuve de purification spirituelle, celle de la nuit obscure telle que l'ont vécu St Thérèse de l'enfant Jésus, ou encore St Jean de la Croix.

Et qu'en est-il de St Louis-Marie Grignon de Montfort? A-t-il vécu lui aussi une telle épreuve?

On en a une indication que St Louis-Marie a connu cela dans une petite phrase du Traité de la vraie dévotion:
Il faudra passer par des nuits obscures, par des combats et des agonies étranges, par des montagnes escarpées, sur des épines très piquantes et par des déserts affreux.(VD 152)

Ainsi il décrit que celui qui suit la voie mariale devra connaître des épreuves, comme dans les autres spiritualités, mais :
[...] par le chemin de Marie, on passe plus doucement et plus tranquillement. On y trouve, à la vérité, de grands combats à donner et de grandes difficultés à vaincre ; mais cette bonne Mère et Maîtresse se rend si proche et si présente à ses fidèles serviteurs, pour les éclairer dans leurs ténèbres, pour les éclaircir dans leurs doutes, pour les affermir dans leurs craintes, pour les soutenir dans leurs combats et leurs difficultés, qu'en vérité ce chemin virginal pour trouver Jésus-Christ est un chemin de roses et de miel au vu des autres chemins.(VD 152)

N'hésitons pas à suivre Marie, notre Bonne Mère nous aidera dans les épreuves!

mercredi, août 01, 2007

Prière scoute

Le scoutisme fête ses 100 ans. C'est le moment de se rappeler la prière scoute:

Seigneur Jésus,
Apprenez-nous à être généreux,
A vous servir comme vous le méritez,
A donner sans compter,
A combattre sans souci des blessures,
A travailler sans chercher le repos,
A nous dépenser sans attendre d'autre récompense
Que celle de savoir
Que nous faisons votre Sainte Volonté.

(Père Jacques Sevin SJ)


vendredi, mars 30, 2007

Une religieuse française guérie de Parkinson... et des questions

Ce blog en avait déjà relaté ce miracle en janvier 2006 : une religieuse française guérie de la maladie de Parkinson, la même dont souffrait Jean-Paul II, grâce à l'intercession du défunt pape.

A propos de la maladie de Parkinson:
La maladie de Parkinson est une maladie dégénérative qui résulte de la mort lente et progressive de neurones du cerveau. Comme la zone du cerveau affectée par la maladie joue un rôle important dans le contrôle de nos mouvements, les personnes atteintes développent peu à peu des gestes rigides, saccadés et incontrôlables. Par exemple, porter une tasse à ses lèvres avec précision et souplesse devient difficile. De nos jours, la médecine traite les symptômes avec assez de succès. On peut vivre avec la maladie pendant plusieurs années. (source)

La maladie de Parkinson est incurable: la guérison est impossible, les médicaments peuvent seulement en atténuer les symptômes.

On peut lire aujourd'hui le témoignage de la religieuse dans la Croix :
Sa maladie, raconte la religieuse, « était latéralisée à gauche, ce qui me handicapait beaucoup, étant gauchère. À partir du 2 avril 2005 (NDLR : jour de la mort de Jean-Paul II), la maladie m’a ravagée de semaine en semaine, je me voyais diminuer de jour en jour, je ne pouvais plus écrire, étant gauchère, ou si je le faisais, j’étais difficilement lisible. Conduire ne m’était quasiment plus possible, hormis sur des trajets très courts, car ma jambe gauche connaissait des périodes de blocage et la raideur ne facilitait pas la conduite. Il me fallait de plus en plus de temps pour accomplir mon travail, celui-ci était devenu très difficile, travaillant en milieu hospitalier. J’étais fatiguée et épuisée. »

Les religieuses de son ordre ont prié pour pour sa guérison par l'intercesson de Jean-Paul II, et elle fut finalement guérie le 2 juin 2005.

Gloire à Dieu! Que son saint Nom soit béni!

(Par ailleurs, on pourra lire avec intérêt l'article du Figaro : Flot de miracles pour béatifier Jean-Paul II)

Cette guérison m'apparaît remarquable car elle intervient en France, dans une société d'où Dieu est chassé car les décideurs et faiseurs d'opinion ont décidé de croire qu'il n'existait pas.

Elle soulève plusieurs questions pour les catholiques et les non-catholiques :
  1. Si Dieu n'existe pas, comment se fait-il qu'une telle maladie incurable ait été guérie en l'invoquant ?
  2. Si le Dieu des chrétiens est capable d'un tel miracle, vont-ils continuer de croire que laîcisme et laïcité se confondent, et que la foi (surtout catholique...) est une chose privée ? Ou l'exigeance de vérité va-t-elle les pousser à reconsidérer la présence de leur foi dans la société et les inciter à en porter le témoignage ?
  3. Jean-Paul II a promu l'Evangile de la Vie face à la culture de mort (avortement, euthanasie) ambiante, et par son intercession une religieuse travaillant dans une maternité a été guérie : c'est un symbole fort en faveur de la vie. Les catholiques soutenant la culture de mort vont-ils être en mesure de le comprendre et de revoir leur position ?

mardi, mars 27, 2007

Lettre ouverte de Monseigneur Jean-Pierre Cattenoz aux candidats aux prochaines élections

Mesdames et Messieurs les candidats, quand je vous écoute, j’ai mal pour mon pays. Bien sûr, je me réjouis devant les germes d’espérance contenus dans les nombreuses propositions énoncées dans vos programmes.

Il y a quelques semaines, je me suis réjoui de vous voir tous unanimes pour inscrire l’abolition de la peine de mort dans notre Constitution. Aujourd’hui, je suis consterné par vos programmes qui portent en eux les germes d’une culture de mort pour notre société.

Certes, comme archevêque d’Avignon, il ne m’appartient pas de prendre position publiquement pour l’un ou l’une d’entre vous. De même, en intervenant, je n’entends nullement porter atteinte à la liberté politique des catholiques de mon diocèse. Je voudrais seulement vous alerter et alerter tous les hommes de bonne volonté sur plusieurs points de la campagne électorale dont les enjeux me semblent majeurs pour l’avenir de notre pays.

Au nom de l’Évangile, je veux défendre la vie, l’Évangile de la vie. Or je constate combien en laissant fragiliser la famille vous portez atteinte au patrimoine de l’humanité.

La famille est le sanctuaire de la vie, une réalité décisive et irremplaçable pour le bien commun des peuples. Elle est la cellule vitale et le pilier de toute vie en société. L’avenir de l’humanité passe par la famille. Elle est le centre névralgique de toute société, une école d’humanisation de l’homme où il peut grandir et devenir pleinement homme. La famille est le lieu privilégié et irremplaçable où l’homme apprend à recevoir et à donner l’amour qui seul donne sens à la vie. Elle est le lieu naturel de la conception, de la naissance, de la croissance et de l’éducation des enfants. Elle est le milieu naturel où l’homme peut naître dans la dignité, grandir et se développer de manière intégrale.

L’institution du mariage, fondement de la famille, échappe à la fantaisie de l’homme ; le mariage plonge ses racines dans la réalité la plus profonde de l’homme et de la femme, il est l’union de l’homme et de la femme. « Impossible de contester cette norme sans que la société ne soit dramatiquement blessée dans ce qui constitue son fondement. L’oublier signifierait fragiliser la famille, pénaliser les enfants et précariser l’avenir de la société » (Benoît XVI, 20 février 2007).

Or, la plupart de vos programmes électoraux loin de protéger et de promouvoir la famille fondée sur le mariage monogame entre l’homme et la femme ouvrent la porte au mariage entre personnes du même sexe et à l’adoption d’enfants par des couples homosexuels. Aucune autre forme de vie commune que l’union d’un homme et d’une femme ne peut être juridiquement assimilable au mariage ni ne peut recevoir, en tant que telle, une reconnaissance légale. Toute tentative de relativiser le mariage en lui donnant le même statut que d’autres formes d’unions radicalement différentes est dangereuse pour notre société. Tout cela offense la famille et contribue à la déstabiliser en voilant sa spécificité et son rôle social unique.

Concernant le “mariage homosexuel”, il faut distinguer l’homosexualité comme fait privé et l’homosexualité comme relation sociale prévue et approuvée par la loi. La légalisation d’une telle union finirait par entraîner un changement de l’organisation sociale tout entière qui deviendrait contraire au bien commun. Les lois civiles qui devraient être des principes structurants de l’homme au sein de la société, jouent un grand rôle dans la formation des mentalités et des habitudes. Le respect envers les personnes homosexuelles ne saurait en aucune manière conduire à l’approbation du comportement homosexuel ou à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles (cf. Cardinal Ratzinger, « Considération à propos des projets de reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexuelles », Congrégation pour la Doctrine de la Foi, juin 2003).

Le nombre de séparations et de divorces s’accroît, rompant l’unité familiale et créant de nombreux problèmes aux enfants, victimes innocentes de ces situations. La fragilité et le nombre de foyers monoparentaux ne sont pas sans poser question. La stabilité de la famille est aujourd’hui menacée ; pour la sauvegarder, il ne faut pas avoir peur d’aller à contre-courant de la culture ambiante. Les diverses formes de dissolution du mariage sont l’expression d’une liberté anarchique qui se fait passer à tort pour une libéralisation de l’homme. Au contraire, reconnaître et soutenir l’institution du mariage est un des services les plus importants à apporter aujourd’hui au bien commun et au véritable développement des hommes et des sociétés, de même que la plus grande garantie pour assurer la dignité, l’égalité et la véritable liberté de la personne humaine.

Malheureusement bien des projets sur le mariage, le divorce, l’adoption tiennent, certes, compte des désirs des adultes, mais oublient complètement l’intérêt des enfants. Le droit à l’enfant semble prendre le pas sur le droit de l’enfant.

Comme le montre unanimement l’expérience, l’absence d’une maman ou d’un papa au sein d’une famille entraîne bien des obstacles dans la croissance des enfants. Comment des enfants insérés dans des unions homosexuelles où manquent la bipolarité sexuelle et l’expérience conjointe de la paternité et de la maternité pourront-ils grandir et mûrir humainement sans porter les séquelles de cette absence ? Comment assurer l’équilibre de la structure psychologique et sexuelle de l’enfant dans un couple où il n’y a qu’un sexe ?

L’affaiblissement de la cellule familiale est une des causes majeures des difficultés des jeunes. La crise de la famille est une cause directe du mal être des jeunes. La majorité des jeunes en difficultés sont issus de familles humainement et socialement fragilisées.

Au nom de l’Évangile, je veux défendre la vie, l’évangile de la vie, de cette vie qui fait de nous des hommes de l’utérus au sépulcre.

La banalisation de l’avortement et le silence sur les conséquences psychologiques, les blessures et les souffrances cachées qui marquent à jamais les femmes sont intolérables. L’information tronquée sur les séquelles provoquées par l’avortement chez les femmes qui y ont eu recours est insupportable.

La liberté de tuer n’est pas une vraie liberté, mais une tyrannie. Jean-Paul II dans sa lettre encyclique « L’Evangile de la vie » a eu des mots très vrais et très durs sur la réalité de l’avortement : « Parmi tous les crimes que l’homme peut accomplir contre la vie, l’avortement provoqué présente des caractéristiques qui le rendent particulièrement grave et condamnable [...]. L’avortement provoqué est le meurtre délibéré et direct, quelle que soit la façon dont il est effectué, d’un être humain dans la phase initiale de son existence, située entre la conception et la naissance. La gravité morale de l’avortement provoqué apparaît dans toute sa vérité si l’on reconnaît qu’il s’agit d’un homicide et, en particulier, si l’on considère les circonstances particulières qui le qualifient. Celui qui est supprimé est un être humain qui commence à vivre, c’est-à-dire l’être qui est, dans l’absolu, le plus innocent qu’on puisse imaginer : jamais il ne pourrait être considéré comme un agresseur, encore moins comme un agresseur injuste ! Il est faible, sans défense, au point d’être privé même du plus infime moyen de défense, celui de la force implorante des gémissements et des pleurs du nouveau-né. »

Alors que la peine de mort a été abolie pour une question de principe, l’avortement devrait être considéré comme atteignant la dignité de la personne à naître.

Certes, l’avortement est désormais inscrit dans les lois, mais il n’en demeure pas moins immoral au regard de l’Evangile et de l’Evangile de la vie.

L’acceptation de l’euthanasie fait peser des menaces graves sur les malades incurables et sur les mourants. Certes, le contexte social et culturel actuel augmente la difficulté d’affronter la souffrance à l’approche de la mort. Il rend plus forte la tentation de résoudre ce problème en l’éliminant à la racine par l’anticipation de la mort au moment considéré comme le plus opportun. Pourtant, les médecins affirment aujourd’hui savoir soulager la quasi-totalité des douleurs. La vraie question est donc celle des soins palliatifs.

La vie humaine est sacrée, de son commencement naturel jusqu’à son terme. Tout être humain a le droit au respect intégral de ce bien qui est pour lui primordial. Nous ne pouvons accepter la promotion de lois visant à légaliser l’euthanasie.

La manipulation des embryons fait peser une lourde menace sur notre société. L’embryon est un être vivant qui possède un patrimoine génétique humain. Il est une personne humaine, il faut la protéger parce qu’elle est membre à part entière de l’espèce humaine et mérite notre respect.

Les progrès de la science et de la technique peuvent se transformer en menace si l’homme perd le sens de ses limites. Il faut prendre conscience que la chosification de l’embryon nous conduira tôt ou tard à l’eugénisme.

Effectivement, cette manipulation débouche sur un eugénisme subtil. En effet, le dépistage prénatal a changé de nature, il n’est plus destiné à traiter mais bien à supprimer. Un tel dépistage renvoie à une perspective terrifiante, celle de l’éradication.

Aujourd’hui, la venue au monde de certains enfants est devenu non souhaitable. La science propose même des outils pour réaliser le rêve de l’enfant sans défaut. Plusieurs de vos programmes construisent pas à pas une politique de santé qui flirte avec l’eugénisme.

Les recherches biotechnologiques toujours plus pointues visent à instaurer des méthodes d’eugénisme toujours plus subtiles et qui visent à la recherche de l’enfant parfait, fruit d’une sélection totalement contrôlée. Par leur maladie, par leur handicap, ou plus simplement par leur présence même, ceux qui auraient le plus besoin d’amour, d’accueil, de soin, sont jugés inutiles et considérés comme un poids insupportable dont il faut se débarrasser, qu’il faut éliminer.

Nous voyons se déchaîner comme une sorte de conspiration contre la vie.

Au nom de l’Évangile, je veux défendre la vie, l’Évangile de la vie. Je ne peux fermer les yeux devant tant d’hommes et de femmes aujourd’hui en France qui se sentent blessés, exclus, mis sur le bord de la route pour de multiples raisons personnelles, économiques, sociales, politiques ou même religieuses.

Certes, il appartient aux politiques de gouverner, mais je ne peux m’empêcher de vous rappeler que l’économie se doit d’être au service de l’homme et du bien commun dans le respect de la justice sociale et de la solidarité humaine. La mondialisation des échanges commerciaux et la globalisation de l’économie semblent se fonder sur une conception intégralement libérale de l’économie, de ses mécanismes. L’économie prime sur tout et là encore des conceptions individualistes et libérales dominent au détriment du respect de l’homme et de la solidarité entre les hommes.

Comment vivre une authentique fraternité humaine dans notre pays ? Comment respecter les plus pauvres ? Comment répondre au droit au logement et à des logements qui n’accentuent pas la déstructuration de la cellule familiale ? Comment prendre en compte l’émigration comme un fait désormais structurel de notre monde ? Comment accueillir de manière juste tout en étant généreuse ? Comment lutter contre tous ceux qui exploitent les immigrés clandestins, les marchands de sommeil, les employeurs véreux ? Comment réfléchir à la question de l’emploi, du travail et de sa juste rémunération ? Comment prendre en compte les menaces écologiques ?

Autant de questions pour lesquelles nous attendons des réponses qui ne soient pas des promesses électorales trop souvent sans lendemain, mais des engagements clairement exprimés.

Où sont vos priorités ? Sont-elles du côté de groupes de pression susceptibles de vous apporter des voix le temps d’une élection ou sont-elles vraiment au service de notre pays ?

Au nom de l’Évangile, je ne peux que dénoncer avec les Associations Familiales Catholiques la racine de tout cela : un individualisme à tout crin qui gangrène notre société.

Nous constatons l’évolution du droit civil qui consacre depuis trente ans l’individualisme des droits. Le droit qui dicte et façonne les normes sociales, privilégie l’individu, la vie privée, considère que les choix affectifs ne peuvent et ne doivent avoir aucune conséquence ni sur les enfants ni sur la vie civique, économique et sociale.

Dans notre culture, on exacerbe souvent la liberté de l’individu conçu comme sujet autonome, comme s’il se suffisait à lui-même, en marge de ses relations avec les autres, étranger à ses relations avec autrui. Beaucoup voudraient organiser la vie sociale seulement à partir des désirs subjectifs et changeants, sans aucune référence à une vérité objective comme la dignité de tout être humain, ses droits et ses devoirs au service desquels doivent se mettre les responsables de notre société.

Ainsi toutes les formes d’union conjugale sont mises sur un pied d’égalité, le droit à l’enfant se substitue au droit de l’enfant. On laisse se propager et se développer des pratiques de contraception abortives, l’avortement et les dérives eugénistes. La famille et les familles ne sont plus considérées comme les corps fondateurs de la société, mais comme une juxtaposition d’individus. Ainsi naissent et prospèrent au gré des gouvernements, des politiques à caractère social, destinées à pallier les effets de cet individualisme qui gangrène la société. Cette conception individualiste de la société soumet notre pays aux dérives d’une opinion aux repères brouillés et aux groupes de pression qui pèsent de tout leur poids en cette période électorale (cf. Déclaration des AFC, Débats préélectoraux 2007-2008).

Au nom de l’Évangile et à la veille de l’élection présidentielle et des élections législatives, je ne peux qu’inviter les hommes politiques, les chrétiens et tous les hommes de bonne volonté à passer au crible de l’Évangile et de l’enseignement de l’Église vos propositions avant de se déterminer dans leur choix.

Avignon le 22 mars 2007

Monseigneur Jean-Pierre Cattenoz

L'Annonciation (suite)

Juste une petite pensée après la fête d'hier: on ne remerciera jamais assez Marie pour son oui à l'Ange. C'est grâce à ce petit oui que le Sauveur nous est né!

J'en profite pour signaler que depuis janvier, le blog Je prie l'Angélus a reçu entre 700 et 800 visites chaque mois. C'est encourageant, et c'est remarquable si l'on pense que c'est un blog "statique", qui n'est jamais mis à jour.

Je ne sais pas si cela fait autant de personnes qui se mettent à le prier chaque jour, mais en tout cas c'est chouette de voir qu'il y a une demande (au moins 90% viennent en tapant "angélus" dans un moteur de recherche).

lundi, mars 26, 2007

L'Annonciation du Seigneur

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,26-38.
Le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L'ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
A cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L'ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin. »
Marie dit à l'ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge ? »
L'ange lui répondit : « L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu.
Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu'on l'appelait : 'la femme stérile'.
Car rien n'est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. »Alors l'ange la quitta.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

mercredi, février 21, 2007

Le jeûne prend un nouvel élan chez les catholiques.

« TOUTE la communauté est volontaire pour jeûner ! » Un drôle de défi pour ces moniales cisterciennes de l’abbaye d’Échourgnac, en Dordogne, plus connues pour leur production annuelle de fromage que pour leur pratique de l’ascèse.

C’était sans compter sur une vingtaine de retraitants accueillis à l’abbaye pour une semaine, qui viennent de leur faire découvrir que la pratique du jeûne a le vent en poupe et que l’expérience mérite d’être tentée.
La suite sur catholique.org

vendredi, février 02, 2007

Jésus, le prophète attendu

Es-tu le prophète ?

C'est la question que posent à St Jean-Baptiste les prêtres et les lévites qui viennent le voir.

Le passage biblique où se trouve cette question est le suivant :
"Qui es-tu ?"
Il confessa, il ne nia pas, il confessa : "Je ne suis pas le Christ."
- "Qu'es-tu donc ? lui demandèrent-ils. Es-tu Elie ?"
Il dit : "Je ne le suis pas."
- "Es-tu le prophète ?"
Il répondit: "Non." (Jn 1, 19-21)

Les envoyés de Jérusalem posent trois questions à St Jean-Baptiste, mais la dernière est quelque peu problématique: St Jean-Baptiste était reconnu comme prophète de son vivant, mais il répond par la négative à ses interlocuteurs. Ceux-ci emploient d'ailleurs l'article défini "le", le prophète, ce qui semble indiquer qu'ils attendaient un prophète particulier.

Le Messie était attendu par les Juifs qui vivaient sous l'occupation romaine. Ils attendaient aussi le retour d'Elie le prophète (cf. Malachie 3, 23).
Ils attendaient aussi un prophète, celui que Moïse a annoncé dans le Deutéronome :
Yahvé ton Dieu suscitera pour toi, du milieu de toi, parmi tes frères, un prophète comme moi, que vous écouterez.(Dt 18, 15)
Et Dieu, quelques versets plus loin, le dit lui-même :
Je leur susciterai, du milieu de leurs frères, un prophète semblable à toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche et il leur dira tout ce que je lui ordonnerai.(Dt 18, 18)
En somme, un nouveau Moïse.

Si on lit les évangiles, on peut constater que le peuple reconnaît le caractère prophétique de Jésus, comme par exemple lors de la rencontre avec la samaritaine :
La femme lui dit : "Seigneur, je vois que tu es un prophète..." (Jn 4, 19)
Ou encore après avoir ouvert les yeux d'un aveugle :
Alors ils dirent encore à l'aveugle : "Toi, que dis-tu de lui, de ce qu'il t'a ouvert les yeux ?" Il dit : "C'est un prophète." (Jn 9, 17)

Et aussi après avoir ressucité un mort :
ils glorifiaient Dieu en disant : "Un grand prophète s'est levé parmi nous et Dieu a visité son peuple." (Lc 7, 16)
Et lors de son entrée à Jérusalem :
les foules disaient : "C'est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée."(Mt 21, 11)
Enfin, après avoir multiplié des pains, la foule le reconnaît comme le prophète annoncé dans le Deutéronome:
A la vue du signe qu'il venait de faire, les gens disaient : "C'est vraiment lui le prophète qui doit venir dans le monde." (Jn 6, 14)
Mais, en regard des autres réactions qui nous rapportent les évangiles, cette opinion semble être exceptionnelle.

Cependant, cela permet de se poser la question suivante : Jésus est-il le prophète annoncé par Moïse ?

Les parallèles entre l'action de Jésus et celle de Moïse sont nombreux. Nous ne nous y étendrons pas dans le cadre de cet article; on rappellera seulement qu'à l'instar de Moïse qui fait de nombreux miracles et établit l'Alliance entre Dieu et les Hébreux (Ex 24,8), Jésus fait lui aussi beaucoup de miracles et établit l'Alliance nouvelle entre Dieu et les hommes (Lc 22, 19-20).

Pour répondre - rapidement - à la question posée plus haut, le plus simple est de voir ce que l'Eglise naissante pense de la question, comme cela nous est raconté dans le Nouveau Testament.

Dans le troisième chapitre des Actes des Apôtres, après avoir miraculeusement guéri un impotant dans le Temple de Jérusalem, St Pierre y tient au peuple un discours dans lequel il montre que Jésus était annoncé par les prophètes, et applique à Jésus la prophétie de Moïse :
Il enverra alors le Christ qui vous a été destiné, Jésus, celui que le ciel doit garder jusqu'aux temps de la restauration universelle dont Dieu a parlé par la bouche de ses saints prophètes. Moïse, d'abord, a dit : Le Seigneur Dieu vous suscitera d'entre vos frères un prophète semblable à moi; vous l'écouterez en tout ce qu'il vous dira. Quiconque n'écoutera pas ce prophète sera exterminé du sein du peuple. Tous les prophètes, ensuite, qui ont parlé depuis Samuel et ses successeurs, ont pareillement annoncé ces jours-ci. (Ac 3, 20-24)

Qui est St Pierre ? C'est l'un des douzes apôtres, et le premier qui professe que Jésus soit le Christ :
"Mais pour vous, leur dit-il, qui suis-je?"
Simon-Pierre répondit : "Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant." (Mt 16, 15-16)
En réponse, c'est lui qui est choisi pour bâtir l'Eglise (Mt 16, 18), et c'est lui qui reçoit les clefs du Royaume des Cieux (Mt 16,19). Enfin, c'est à lui que Jésus a dit par trois fois "Pais mes brebis" (Jn 21, 15-18), après la Résurrection. C'est le chef des apôtres. Le fait qu'il déclare au peuple que Jésus est le prophète annoncé par Moïse est donc d'importance.

D'où vient cette interprétation du Deutéronome qui fait de Jésus le prophète attendu ? Et bien, le jour même de la Résurrection, Jésus rencontra deux disciples en route vers Emmaüs :
Et commençant par Moïse et parcourant tous les Prophètes, il leur interpréta dans toutes les Ecritures ce qui le concernait. (Lc 24, 37)
Ces disciples sont ensuite allés trouver les apôtres pour leur raconter leur incroyable rencontre, et ce qui s'est passé (Lc 24, 35). Plus tard, Jésus apparaît aux apôtres et leur explique les Ecritures le concernant :
il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Ecritures. (Lc 24, 45)
On comprend donc que ce qu'annonce Pierre à la foule vient du Christ.

Enfin, on peut conclure en disant Jésus-Christ a lui-même enseigné qu'il était le prophète attendu. En effet, ne dit-il pas qu'il n'est pas venu abolir, mais accomplir (Mt 5,17) la Loi et les Prophètes ? Ainsi nous apprend-il que c'est lui qui accomplit la prophétie de Moïse.

lundi, décembre 25, 2006

Noël !

Joyeux Noël à tous!

J'ai pu accéder à un ordinateur seulement maintenant... d'où l'heure tardive de mon voeux :-)