mercredi, mai 23, 2007

Immonde!

On arrête pas le progrès, comme dirait l'autre.

Vu sur le web de TF1, une nouvelle technique de funérailles: la pulvérisation, en attente de légalisation en Suède.

Comment cela marche-t-il ? Et bien c'est simple, on cryogénise le cadavre en le mettant dans un bain d'azote (à -196˚C), et ensuite le cadavre est brisé en morceaux de la taille de grains de sable, avant d'être déshydratés et débarrassés des métaux.

Au final on obtient une poudre rose. C'est supposé être beaucoup moins polluant qu'une inhumation classique ou une crémation (qu'une crémation pollue, ça ne m'étonne pas; par contre qu'une inhumation classique pollue, c'est à dire qu'on laisse faire la nature, oui).

D'après l'article, l'Eglise (luthérienne) Suédoise approuve la méthode. La technologie a été développée par Susanne Wiigh, une biologiste suédoise qui dirige une société de pompes funèbres... détenue à 5% par l'Eglise Suédoise.

Business business...

lundi, mai 21, 2007

Nouvel hébergeur pour l'Angélus et le Rosaire

Depuis quelque temps les petits boutons de Je prie l'Angélus et de Je prie le Rosaire ne s'affichaient plus, aussi bien sur mes blogues eux mêmes que sur les blogues participants aux initiatives.

La raison est que l'hébergeur que j'utilisait à décidé d'arrêter son activité. Je suis désolé de la situation.

J'ai trouvé un autre hébergeur. Il faut désormais que les blogueurs mettent à jour leur blogues.

mercredi, mai 16, 2007

Droits de l'enfant - avortement

La Déclaration des Droits de l'Enfant de 1959 déclare, dans son préambule:
Considérant que l'enfant, en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, a besoin d'une protection spéciale et de soins spéciaux, notamment d'une protection juridique appropriée, avant comme après la naissance

Quand je lis cela, je pense évidemment à l'avortement.

Les pays qui autorisent l'avortement, dont la France, ne sont-ils pas en contradiction avec la Déclaration des Droits de l'Enfant ? Peut-on parler de protection juridique appropriée dans ce cas ?

samedi, mai 12, 2007

Le Pape au Brésil: halte à la désinformation

Ces derniers jours, Patrice de Plunkett a écrit plusieurs articles pour démonter l'entreprise de désinformation faite autour du voyage du St Père au Brésil :

  1. Benoît XVI au Brésil : ne nous laissons pas désinformer !

  2. Benoît XVI au Brésil : la désinformation se déploie...

  3. Le discours de Benoît XVI à son arrivée à Sao Paulo

  4. Benoît XVI au Brésil – Un article de presse français… ... qui illustre le mécanisme même de la désinformation


mercredi, mai 09, 2007

Avril 2007: églises brûlées, cimetières profanés

Je n'a pas blogué beaucoup en avril, et j'avais prévu de faire un récapitulatif des différentes profanations qui ont eu lieu, car c'était malheureusement chargé.

Le blog de Valeurs Actuelles l'a fait.

C'est une bonne chose, car si VA l'a fait, c'est que cela commence de remonter dans la presse généraliste, avec à la clé, la possibilité que les français soient informés correctement sur ces évènements.

La liste est longue :
Lundi, l’église Sainte-Anne, à Loos (Nord) a été ravagée par les flammes, vraisemblablement à la suite d’un acte criminel. Le 3 mai, à Craponne-sur-Arzon (Haute-Loire), l’église a été pillée, et les hosties profanées. Le 29 avril, c’est une autre chapelle Sainte-Anne, en Bourgogne cette fois, qui avait été vandalisée. Le 28 et le 30 avril, deux cimetières chrétiens étaient profanés dans la Marne et en Alsace. Le 18 avril, c’était une paroisse de Perpignan qui était vandalisée, voyant ses œuvres d’art détruites, ses croix tordues, ses statues abattues.


Le silence des politiques est remarquable. Alors que la campagne présidentielle battait son plein, personne n'est venu apporter réconfort et indignation aux familles blessées par les profanations, aux communautées catholiques heurtées par des actes sacrilèges.

C'est d'autant plus regrettable que la campagne a été vraiment une campagne de marketing politique plus que d'idées: une petite phrase par-ci pour rassurer les fonctionnaires, une par-là pour rassurer sur la sécurité, une autre pour s'assurer le vote de certains lobbies etc.
Mais à ma connaissance, rien à propos de ces profanations.

Pourquoi ? Par décence ? Par peur d'apparaître comme faisant de la récupération ? Mais dans ce cas, la policière violée n'a pas eu droit à ce respect, puisque Mlle Royal en a parlé face à M. Sarkozy l'autre soir.

On peut se demander si la raison ne se trouverait pas plutôt dans plus d'un siècle d'anticléricalisme actif et passif, qui a fait qu'il est impossible de voir que les catholiques, et plus généralement les chrétiens, puissent être eux aussi des victimes. La pensée latente ne serait-elle pas que s'ils sont des victimes, c'est à cause de leur foi, qu'ils ont choisi; qu'ils ne viennent donc pas se plaindre.

La question désormais est la suivante : comment sensibiliser l'opinion et les dirigeants à ce phénomène, afin qu'il cesse ?

vendredi, mai 04, 2007

La vie est belle (?)

L'autre jour, j'ai regardé La vie est belle de Roberto Begnini. Un film magnifique, que j'ai déjà vu, mais ce fut un vrai plaisir de le revoir.

Un passage m'a paru particulièrement actuel : c'est lors du repas de fiançailles de Dora, quand le restaurant est rempli de convives. Une des invités vient de rentrer d'Allemagne, et elle admire le régime nazi qui a une politique d'euthanasie active des handicapés: un handicapé coûte à l'état nazi 4 marks par jour, et il y a 300 000 handicapés dans les institutions. Cela coûte donc 1 200 000 marks par jour à l'état allemand. Les euthanasier permettrait donc à l'Allemagne de faire beaucoup d'économies. Et elle et les autres invités sont là, admiratifs, devant cette décision inhumaine.

Regardons maintenant la France. La France est certes un beau pays, mais endetté jusqu'au cou. Et sa population s'est considérablement accrue entre la fin de la guerre et le début des années 70. Cela veut dire que cette génération va prochainement prendre sa retraite, et que le nombre de retraités va augmenter considérablement dans les trente ans qui viennent. Et avec, les paiements des retraites, ainsi que les dépenses de santé, parce que justement, les problèmes de santé apparaissent après le départ en retraite. Tout cela va donc coûter cher à l'Etat.

Avec la vieillesse et la maladie viennent souvent la fatigue, le sentiment d'inutilité et la dépression, et la volonté d'en finir, surtout chez toutes ces personnes qui ont abandonné l'espérance chrétienne pour le consumérisme.

On comprend donc que la légalisation de l'euthanasie permettrait de faire de substansielles économies, surtout si elle intègre la culture dominante et que sa pratique se normalise.

Je ne sais pas s'il y a un lien entre ce vieillissement de la population et les prises de position favorables à l'euthanasie prises par M. Sarkozy et Mlle Royal, mais le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elles tombent fort à propos.

Dimanche: abstention.

jeudi, mai 03, 2007

Mois de mai, mois de Marie

Le mois de mai est de retour. Un mois consacré à Marie, au cours duquel nous sommes invités à la connaître, à se mettre à son école, comme nous y invite le Pape, et pourquoi pas, s'engager plus avant dans la dévotion à Marie selon l'enseignement de St Louis-Marie Grignon de Montfort ?

vendredi, avril 20, 2007

Une circulaire de Pie XII aux religieux : Accueillez les juifs persécutés !

Révélation du cardinal Bertone
ROME, Jeudi 19 avril 2007 (ZENIT.org) – Une circulaire de Pie XII aux instituts religieux, en date du 25 octobre 1943, a demandé explicitement aux religieux d’accueillir dans leurs maisons les juifs persécutés, a révélé mardi dernier le cardinal secrétaire d’Etat Tarcisio Bertone.

Le pape Eugenio Pacelli, disait-il, a en effet adressé cette « circulaire de la secrétairerie d’Etat » dans laquelle il demandait d’offrir « l’hospitalité aux juifs persécutés par les nazis dans tous les instituts religieux et d’ouvrir les instituts et aussi les catacombes ».

C’est à l’occasion de la présentation du livre de Maria Franca Mellano intitulé « L’œuvre salésienne de Pie XI sur l’Appio Tusculano à Rome », à l’institut Pie XI, que le cardinal salésien a commenté la crise suscitée à Jérusalem par une légende placée sous une photo de Pie XII au Mémorial de la Shoah de Yad Vashem, à Jérusalem. La légende évoque son prétendu « silence » et son absence de directives pour dénoncer la Shoah.

Le livre de Maria Franca Mellano mentionne les centaines de réfugiés juifs accueillis par cette institution pendant la seconde guerre mondiale : une « histoire lumineuse de générosité et d’attention », a commenté le cardinal Bertone.

« Mais, ajoutait-il, cette œuvre a été rendue possible, non seulement ici mais partout, par une circulaire de la secrétairerie d’Etat avec le sceau de Pie XII ».

« Il est impossible, précisait le secrétaire d’Etat, que Pie XII, qui a signé cette circulaire, n’ait pas approuvé une telle décision ».

A la suite de la protestation du nonce en Israël, Mgr Antonio Franco, le président du Mémorial, M. Avner Shalev, a promis de reconsidérer la façon dont le pape Pie XII y est présenté.
***
La vérité sort, petit à petit.

On pourra relire aussi l'article Le KGB, un complot contre Pie XII ?

vendredi, mars 30, 2007

Une religieuse française guérie de Parkinson... et des questions

Ce blog en avait déjà relaté ce miracle en janvier 2006 : une religieuse française guérie de la maladie de Parkinson, la même dont souffrait Jean-Paul II, grâce à l'intercession du défunt pape.

A propos de la maladie de Parkinson:
La maladie de Parkinson est une maladie dégénérative qui résulte de la mort lente et progressive de neurones du cerveau. Comme la zone du cerveau affectée par la maladie joue un rôle important dans le contrôle de nos mouvements, les personnes atteintes développent peu à peu des gestes rigides, saccadés et incontrôlables. Par exemple, porter une tasse à ses lèvres avec précision et souplesse devient difficile. De nos jours, la médecine traite les symptômes avec assez de succès. On peut vivre avec la maladie pendant plusieurs années. (source)

La maladie de Parkinson est incurable: la guérison est impossible, les médicaments peuvent seulement en atténuer les symptômes.

On peut lire aujourd'hui le témoignage de la religieuse dans la Croix :
Sa maladie, raconte la religieuse, « était latéralisée à gauche, ce qui me handicapait beaucoup, étant gauchère. À partir du 2 avril 2005 (NDLR : jour de la mort de Jean-Paul II), la maladie m’a ravagée de semaine en semaine, je me voyais diminuer de jour en jour, je ne pouvais plus écrire, étant gauchère, ou si je le faisais, j’étais difficilement lisible. Conduire ne m’était quasiment plus possible, hormis sur des trajets très courts, car ma jambe gauche connaissait des périodes de blocage et la raideur ne facilitait pas la conduite. Il me fallait de plus en plus de temps pour accomplir mon travail, celui-ci était devenu très difficile, travaillant en milieu hospitalier. J’étais fatiguée et épuisée. »

Les religieuses de son ordre ont prié pour pour sa guérison par l'intercesson de Jean-Paul II, et elle fut finalement guérie le 2 juin 2005.

Gloire à Dieu! Que son saint Nom soit béni!

(Par ailleurs, on pourra lire avec intérêt l'article du Figaro : Flot de miracles pour béatifier Jean-Paul II)

Cette guérison m'apparaît remarquable car elle intervient en France, dans une société d'où Dieu est chassé car les décideurs et faiseurs d'opinion ont décidé de croire qu'il n'existait pas.

Elle soulève plusieurs questions pour les catholiques et les non-catholiques :
  1. Si Dieu n'existe pas, comment se fait-il qu'une telle maladie incurable ait été guérie en l'invoquant ?
  2. Si le Dieu des chrétiens est capable d'un tel miracle, vont-ils continuer de croire que laîcisme et laïcité se confondent, et que la foi (surtout catholique...) est une chose privée ? Ou l'exigeance de vérité va-t-elle les pousser à reconsidérer la présence de leur foi dans la société et les inciter à en porter le témoignage ?
  3. Jean-Paul II a promu l'Evangile de la Vie face à la culture de mort (avortement, euthanasie) ambiante, et par son intercession une religieuse travaillant dans une maternité a été guérie : c'est un symbole fort en faveur de la vie. Les catholiques soutenant la culture de mort vont-ils être en mesure de le comprendre et de revoir leur position ?

mardi, mars 27, 2007

Lettre ouverte de Monseigneur Jean-Pierre Cattenoz aux candidats aux prochaines élections

Mesdames et Messieurs les candidats, quand je vous écoute, j’ai mal pour mon pays. Bien sûr, je me réjouis devant les germes d’espérance contenus dans les nombreuses propositions énoncées dans vos programmes.

Il y a quelques semaines, je me suis réjoui de vous voir tous unanimes pour inscrire l’abolition de la peine de mort dans notre Constitution. Aujourd’hui, je suis consterné par vos programmes qui portent en eux les germes d’une culture de mort pour notre société.

Certes, comme archevêque d’Avignon, il ne m’appartient pas de prendre position publiquement pour l’un ou l’une d’entre vous. De même, en intervenant, je n’entends nullement porter atteinte à la liberté politique des catholiques de mon diocèse. Je voudrais seulement vous alerter et alerter tous les hommes de bonne volonté sur plusieurs points de la campagne électorale dont les enjeux me semblent majeurs pour l’avenir de notre pays.

Au nom de l’Évangile, je veux défendre la vie, l’Évangile de la vie. Or je constate combien en laissant fragiliser la famille vous portez atteinte au patrimoine de l’humanité.

La famille est le sanctuaire de la vie, une réalité décisive et irremplaçable pour le bien commun des peuples. Elle est la cellule vitale et le pilier de toute vie en société. L’avenir de l’humanité passe par la famille. Elle est le centre névralgique de toute société, une école d’humanisation de l’homme où il peut grandir et devenir pleinement homme. La famille est le lieu privilégié et irremplaçable où l’homme apprend à recevoir et à donner l’amour qui seul donne sens à la vie. Elle est le lieu naturel de la conception, de la naissance, de la croissance et de l’éducation des enfants. Elle est le milieu naturel où l’homme peut naître dans la dignité, grandir et se développer de manière intégrale.

L’institution du mariage, fondement de la famille, échappe à la fantaisie de l’homme ; le mariage plonge ses racines dans la réalité la plus profonde de l’homme et de la femme, il est l’union de l’homme et de la femme. « Impossible de contester cette norme sans que la société ne soit dramatiquement blessée dans ce qui constitue son fondement. L’oublier signifierait fragiliser la famille, pénaliser les enfants et précariser l’avenir de la société » (Benoît XVI, 20 février 2007).

Or, la plupart de vos programmes électoraux loin de protéger et de promouvoir la famille fondée sur le mariage monogame entre l’homme et la femme ouvrent la porte au mariage entre personnes du même sexe et à l’adoption d’enfants par des couples homosexuels. Aucune autre forme de vie commune que l’union d’un homme et d’une femme ne peut être juridiquement assimilable au mariage ni ne peut recevoir, en tant que telle, une reconnaissance légale. Toute tentative de relativiser le mariage en lui donnant le même statut que d’autres formes d’unions radicalement différentes est dangereuse pour notre société. Tout cela offense la famille et contribue à la déstabiliser en voilant sa spécificité et son rôle social unique.

Concernant le “mariage homosexuel”, il faut distinguer l’homosexualité comme fait privé et l’homosexualité comme relation sociale prévue et approuvée par la loi. La légalisation d’une telle union finirait par entraîner un changement de l’organisation sociale tout entière qui deviendrait contraire au bien commun. Les lois civiles qui devraient être des principes structurants de l’homme au sein de la société, jouent un grand rôle dans la formation des mentalités et des habitudes. Le respect envers les personnes homosexuelles ne saurait en aucune manière conduire à l’approbation du comportement homosexuel ou à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles (cf. Cardinal Ratzinger, « Considération à propos des projets de reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexuelles », Congrégation pour la Doctrine de la Foi, juin 2003).

Le nombre de séparations et de divorces s’accroît, rompant l’unité familiale et créant de nombreux problèmes aux enfants, victimes innocentes de ces situations. La fragilité et le nombre de foyers monoparentaux ne sont pas sans poser question. La stabilité de la famille est aujourd’hui menacée ; pour la sauvegarder, il ne faut pas avoir peur d’aller à contre-courant de la culture ambiante. Les diverses formes de dissolution du mariage sont l’expression d’une liberté anarchique qui se fait passer à tort pour une libéralisation de l’homme. Au contraire, reconnaître et soutenir l’institution du mariage est un des services les plus importants à apporter aujourd’hui au bien commun et au véritable développement des hommes et des sociétés, de même que la plus grande garantie pour assurer la dignité, l’égalité et la véritable liberté de la personne humaine.

Malheureusement bien des projets sur le mariage, le divorce, l’adoption tiennent, certes, compte des désirs des adultes, mais oublient complètement l’intérêt des enfants. Le droit à l’enfant semble prendre le pas sur le droit de l’enfant.

Comme le montre unanimement l’expérience, l’absence d’une maman ou d’un papa au sein d’une famille entraîne bien des obstacles dans la croissance des enfants. Comment des enfants insérés dans des unions homosexuelles où manquent la bipolarité sexuelle et l’expérience conjointe de la paternité et de la maternité pourront-ils grandir et mûrir humainement sans porter les séquelles de cette absence ? Comment assurer l’équilibre de la structure psychologique et sexuelle de l’enfant dans un couple où il n’y a qu’un sexe ?

L’affaiblissement de la cellule familiale est une des causes majeures des difficultés des jeunes. La crise de la famille est une cause directe du mal être des jeunes. La majorité des jeunes en difficultés sont issus de familles humainement et socialement fragilisées.

Au nom de l’Évangile, je veux défendre la vie, l’évangile de la vie, de cette vie qui fait de nous des hommes de l’utérus au sépulcre.

La banalisation de l’avortement et le silence sur les conséquences psychologiques, les blessures et les souffrances cachées qui marquent à jamais les femmes sont intolérables. L’information tronquée sur les séquelles provoquées par l’avortement chez les femmes qui y ont eu recours est insupportable.

La liberté de tuer n’est pas une vraie liberté, mais une tyrannie. Jean-Paul II dans sa lettre encyclique « L’Evangile de la vie » a eu des mots très vrais et très durs sur la réalité de l’avortement : « Parmi tous les crimes que l’homme peut accomplir contre la vie, l’avortement provoqué présente des caractéristiques qui le rendent particulièrement grave et condamnable [...]. L’avortement provoqué est le meurtre délibéré et direct, quelle que soit la façon dont il est effectué, d’un être humain dans la phase initiale de son existence, située entre la conception et la naissance. La gravité morale de l’avortement provoqué apparaît dans toute sa vérité si l’on reconnaît qu’il s’agit d’un homicide et, en particulier, si l’on considère les circonstances particulières qui le qualifient. Celui qui est supprimé est un être humain qui commence à vivre, c’est-à-dire l’être qui est, dans l’absolu, le plus innocent qu’on puisse imaginer : jamais il ne pourrait être considéré comme un agresseur, encore moins comme un agresseur injuste ! Il est faible, sans défense, au point d’être privé même du plus infime moyen de défense, celui de la force implorante des gémissements et des pleurs du nouveau-né. »

Alors que la peine de mort a été abolie pour une question de principe, l’avortement devrait être considéré comme atteignant la dignité de la personne à naître.

Certes, l’avortement est désormais inscrit dans les lois, mais il n’en demeure pas moins immoral au regard de l’Evangile et de l’Evangile de la vie.

L’acceptation de l’euthanasie fait peser des menaces graves sur les malades incurables et sur les mourants. Certes, le contexte social et culturel actuel augmente la difficulté d’affronter la souffrance à l’approche de la mort. Il rend plus forte la tentation de résoudre ce problème en l’éliminant à la racine par l’anticipation de la mort au moment considéré comme le plus opportun. Pourtant, les médecins affirment aujourd’hui savoir soulager la quasi-totalité des douleurs. La vraie question est donc celle des soins palliatifs.

La vie humaine est sacrée, de son commencement naturel jusqu’à son terme. Tout être humain a le droit au respect intégral de ce bien qui est pour lui primordial. Nous ne pouvons accepter la promotion de lois visant à légaliser l’euthanasie.

La manipulation des embryons fait peser une lourde menace sur notre société. L’embryon est un être vivant qui possède un patrimoine génétique humain. Il est une personne humaine, il faut la protéger parce qu’elle est membre à part entière de l’espèce humaine et mérite notre respect.

Les progrès de la science et de la technique peuvent se transformer en menace si l’homme perd le sens de ses limites. Il faut prendre conscience que la chosification de l’embryon nous conduira tôt ou tard à l’eugénisme.

Effectivement, cette manipulation débouche sur un eugénisme subtil. En effet, le dépistage prénatal a changé de nature, il n’est plus destiné à traiter mais bien à supprimer. Un tel dépistage renvoie à une perspective terrifiante, celle de l’éradication.

Aujourd’hui, la venue au monde de certains enfants est devenu non souhaitable. La science propose même des outils pour réaliser le rêve de l’enfant sans défaut. Plusieurs de vos programmes construisent pas à pas une politique de santé qui flirte avec l’eugénisme.

Les recherches biotechnologiques toujours plus pointues visent à instaurer des méthodes d’eugénisme toujours plus subtiles et qui visent à la recherche de l’enfant parfait, fruit d’une sélection totalement contrôlée. Par leur maladie, par leur handicap, ou plus simplement par leur présence même, ceux qui auraient le plus besoin d’amour, d’accueil, de soin, sont jugés inutiles et considérés comme un poids insupportable dont il faut se débarrasser, qu’il faut éliminer.

Nous voyons se déchaîner comme une sorte de conspiration contre la vie.

Au nom de l’Évangile, je veux défendre la vie, l’Évangile de la vie. Je ne peux fermer les yeux devant tant d’hommes et de femmes aujourd’hui en France qui se sentent blessés, exclus, mis sur le bord de la route pour de multiples raisons personnelles, économiques, sociales, politiques ou même religieuses.

Certes, il appartient aux politiques de gouverner, mais je ne peux m’empêcher de vous rappeler que l’économie se doit d’être au service de l’homme et du bien commun dans le respect de la justice sociale et de la solidarité humaine. La mondialisation des échanges commerciaux et la globalisation de l’économie semblent se fonder sur une conception intégralement libérale de l’économie, de ses mécanismes. L’économie prime sur tout et là encore des conceptions individualistes et libérales dominent au détriment du respect de l’homme et de la solidarité entre les hommes.

Comment vivre une authentique fraternité humaine dans notre pays ? Comment respecter les plus pauvres ? Comment répondre au droit au logement et à des logements qui n’accentuent pas la déstructuration de la cellule familiale ? Comment prendre en compte l’émigration comme un fait désormais structurel de notre monde ? Comment accueillir de manière juste tout en étant généreuse ? Comment lutter contre tous ceux qui exploitent les immigrés clandestins, les marchands de sommeil, les employeurs véreux ? Comment réfléchir à la question de l’emploi, du travail et de sa juste rémunération ? Comment prendre en compte les menaces écologiques ?

Autant de questions pour lesquelles nous attendons des réponses qui ne soient pas des promesses électorales trop souvent sans lendemain, mais des engagements clairement exprimés.

Où sont vos priorités ? Sont-elles du côté de groupes de pression susceptibles de vous apporter des voix le temps d’une élection ou sont-elles vraiment au service de notre pays ?

Au nom de l’Évangile, je ne peux que dénoncer avec les Associations Familiales Catholiques la racine de tout cela : un individualisme à tout crin qui gangrène notre société.

Nous constatons l’évolution du droit civil qui consacre depuis trente ans l’individualisme des droits. Le droit qui dicte et façonne les normes sociales, privilégie l’individu, la vie privée, considère que les choix affectifs ne peuvent et ne doivent avoir aucune conséquence ni sur les enfants ni sur la vie civique, économique et sociale.

Dans notre culture, on exacerbe souvent la liberté de l’individu conçu comme sujet autonome, comme s’il se suffisait à lui-même, en marge de ses relations avec les autres, étranger à ses relations avec autrui. Beaucoup voudraient organiser la vie sociale seulement à partir des désirs subjectifs et changeants, sans aucune référence à une vérité objective comme la dignité de tout être humain, ses droits et ses devoirs au service desquels doivent se mettre les responsables de notre société.

Ainsi toutes les formes d’union conjugale sont mises sur un pied d’égalité, le droit à l’enfant se substitue au droit de l’enfant. On laisse se propager et se développer des pratiques de contraception abortives, l’avortement et les dérives eugénistes. La famille et les familles ne sont plus considérées comme les corps fondateurs de la société, mais comme une juxtaposition d’individus. Ainsi naissent et prospèrent au gré des gouvernements, des politiques à caractère social, destinées à pallier les effets de cet individualisme qui gangrène la société. Cette conception individualiste de la société soumet notre pays aux dérives d’une opinion aux repères brouillés et aux groupes de pression qui pèsent de tout leur poids en cette période électorale (cf. Déclaration des AFC, Débats préélectoraux 2007-2008).

Au nom de l’Évangile et à la veille de l’élection présidentielle et des élections législatives, je ne peux qu’inviter les hommes politiques, les chrétiens et tous les hommes de bonne volonté à passer au crible de l’Évangile et de l’enseignement de l’Église vos propositions avant de se déterminer dans leur choix.

Avignon le 22 mars 2007

Monseigneur Jean-Pierre Cattenoz

L'Annonciation (suite)

Juste une petite pensée après la fête d'hier: on ne remerciera jamais assez Marie pour son oui à l'Ange. C'est grâce à ce petit oui que le Sauveur nous est né!

J'en profite pour signaler que depuis janvier, le blog Je prie l'Angélus a reçu entre 700 et 800 visites chaque mois. C'est encourageant, et c'est remarquable si l'on pense que c'est un blog "statique", qui n'est jamais mis à jour.

Je ne sais pas si cela fait autant de personnes qui se mettent à le prier chaque jour, mais en tout cas c'est chouette de voir qu'il y a une demande (au moins 90% viennent en tapant "angélus" dans un moteur de recherche).

lundi, mars 26, 2007

L'Annonciation du Seigneur

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,26-38.
Le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L'ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
A cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L'ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin. »
Marie dit à l'ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge ? »
L'ange lui répondit : « L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu.
Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu'on l'appelait : 'la femme stérile'.
Car rien n'est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. »Alors l'ange la quitta.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

samedi, mars 17, 2007

Pas beaucoup de temps en ce moment

Je n'ai pas beaucoup de temps pour bloguer en ce moment.

Mais il y a de l'activité sur Dieu seul en ce moment, et c'est sur Heavy metal et satanisme.

lundi, mars 05, 2007

Noël Copin RIP

Noël Copin, ancien directeur de la rédaction de la Croix, est décédé hier.

RIP

PageRank service www.visual-pagerank.org/