jeudi, juin 01, 2006

La Visitation et l'avortement

Le Blog pour la Vie (BPLV pour les intimes) nous parle de la Visitation de la Vierge Marie à Elisabeth, que nous fêtions hier.

Et l'auteur du billet de nous citer l'Evangile de la Visitation (Lc 1, 39-56):
"Dès qu’Élisabeth entendit la salutation de Marie, son enfant tressaillit dans son sein, et elle fut remplie du Saint Esprit. [... Et Élisabeth ajoute :] "Car voici, aussitôt que la voix de ta salutation a frappé mon oreille, l’enfant a tressailli d’allégresse dans mon sein."

Pour ainsi conclure que:
il ne fait pas de doute que pour notre Dieu l'embryon est plus qu'un simple amas de cellules jetable.

Je suis d'accord avec la conclusion. Mais, que le BPLV me pardonne, la façon d'y parvenir ne me paraît pas pertinente, ou du moins elle ne me paraît pas répondre à la problématique actuelle de l'avortement.

Pour montrer cela, reprenons l'Evangile de l'Annonciation (Lc 1, 26-38) - c'est à dire, quand l'ange Gabriel annonce à Marie qu'elle sera la mère du Sauveur - :
La sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, du nom de Nazareth [...]

L'Evangile parle du sixième mois, mais par rapport à quoi? Il s'agit du sixième mois après la conception de Jean. Donc, pour utiliser un langage moderne, Marie tombe enceinte quand Jean en est à son sixième mois dans le sein d'Elisabeth. A fortiori, Jean est encore plus âgé quand la Vierge Marie rend visite à sa cousine. Et dans nos pays d'Occident pétris de culture de mort, on ne peut en théorie pas faire d'avortement quand un foetus est âgé de plus de douze semaines. Ce n'est donc pas grâce à Jean que nous pouvons arriver à la conclusion du BPLV.

Il nous faut voir plus loin. En effet, la Visitation à lieu entre le Fiat de Marie (Lc 1, 38) et la naissance de Jean-Baptiste, qui survient après la Visitation (Lc 1, 57- 58):
Quant à Elisabeth, le temps fut accompli où elle devait enfanter, et elle mit au monde un fils. Ses voisins et ses proches apprirent que le Seigneur avait fait éclater sa miséricorde à son égard, et ils s'en réjouissaient avec elle.

Donc quand notre Sainte Mère la Vierge Marie rend visite à sa cousine, Jésus, dans son sein, est agé entre 0 et 3 mois, c'est à dire, à une semaine près, qu'il était dans la période pour laquelle l'avortement est légal.

Revisitons donc l'Evangile de la Visitation (Lc 1, 39-45), morceaux choisis et mis en évidence:
[...]Elle[Marie] entra chez Zacharie et salua Elisabeth. Et il advint, dès qu'Elisabeth eut entendu la salutation de Marie, que l'enfant tressaillit dans son sein et Elisabeth fut remplie d'Esprit Saint. Alors elle poussa un grand cri et dit : "Bénie es-tu entre les femmes, et béni le fruit de ton sein ! Et comment m'est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ?[...]

Nous y voilà: inspirée par l'Esprit Saint, c'est à dire par Dieu, Elisabeth béni un foetus âgé au grand maximum de 13 semaines, et le reconnaît comme étant son Seigneur! Extraordinaire, non?

Donc oui, pour Dieu, l'embryon n'est pas qu'un simple amas de cellules jetables.

7 commentaires:

Anonyme a dit…
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
Mickaël a dit…

1) Contenu insultant
2) Copié-collé d'un autre site sans rapport avec l'article ici.

Conclusion: effacement.

Anonyme a dit…

Certes cela est tres honorable. Mais quelle solution concrete proposez vous quand a la necessite pour la femme de garder controle sur son corps, qui lui appartient, n est ce pas? Ou bien appartient il aussi a Dieu et toute creature qui se voit obligee de porter un enfant contre son gre par la faute d un pervers desequilibre doit elle se resigner a assumer ce fardeau avilissant? Qu en est il de la dignite humaine?

Mickaël a dit…

Le corps lui appartient oui, mais pas la vie innocente qui se trouve en son sein.

L'embryon a aussi droit à la dignité humaine, n'est-ce pas? Et son premier droit est de vivre.

Ce que je propose? Si la mère ne peut vraiment pas accepter l'enfant et bien de le faire adopter par un couple qui ne peut en avoir.
Si au contraire elle peut l'accepter et l'éduquer, et bien il faut obliger le père à payer une pension alimentaire. Il faut qu'il assume se responsabilités. Et s'il nie être le père, il y a aujourd'hui les tests ADN pour résoudre la question.

Anonyme a dit…

Un article trés intéressant trouvé sur le site de catholique en campagne (http://www.catholiques-en-campagne.fr/content/view/169/1/).

" Combat pro-vie : le bel exemple de la Croatie
Écrit par Arnaud Collin
03-02-2008
Au lendemain de la Marche pour la vie, il est intéressant de revenir sur l'exemple de la Croatie. Dans ce pays où la loi autorisant l'avortement n'a pas changée, entre 1989 et 2005 le nombre d'avortement a spectaculairement chuté de 88,5% passant de 40 000 à 4 600.
Un résultat imputé pour une part à l'engagement des catholiques à travers des associations de défense de la famille promouvant l'Evangile de la Vie au moyen d'un énorme travail de communication : des millions de livres, dépliants et brochures, sans oublier chapelets et même films, ont été distribués par les organisations pro-vie comme le Centre Croate pour la Famille.

Mais la baisse du nombre d'avortements n'a pas été le seul résultat de ce combat pour le respect des lois naturelles. D'après Zenit.org, "Split (ville de 470 000 habitants) a enregistré une baisse du nombre des avortements, des divorces et des suicides, une réduction de l'utilisation des moyens de contraception et près de deux fois plus de familles avec au moins trois enfants. Contrairement à l'ensemble de l'Europe, la Croatie a vu en 1995 une augmentation de 11% du nombre de jeunes âgés de moins de 14 ans ; […] un taux très faible de personnes porteuses du virus du SIDA et un faible taux de personnes utilisant le préservatif."



Malheureusement en France, la République, au lieu de légiférer pour le respect de la vie tombe un cran plus bas dans la barbarie en faisant de la publicité pour l'avortement. Cependant sachons que si le temps n'est pas encore venu de changer les lois, la mouvance pro-vie a la possibilité de renverser la tendance.

Voilà donc une formidable source d'espérance. "

Mickaël a dit…

Merci beaucoup pour cet article. Je vais le mettre en première page.

Anonyme a dit…

De rien. Un peu de concret contre les préjugés et le communément admis, ça fait du bien.