vendredi, novembre 04, 2005

Jésus Fils de Dieu: métaphore ou réalité?

L'appelation "fils de Dieu", dans l'Ancien Testament, est métaphorique. Cela désigne, par exemple, le peuple Elu:

Alors tu diras à Pharaon: Ainsi parle Yavhé: mon fils premier-né, c'est Israël. (Ex 4, 22)

On pourrait croire qu'il en est de même pour Jésus, et sans doute nombre de ses contemporains l'ayant appelé ainsi avaient cette compréhension.

Cependant, Pierre professe sa foi que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu:

Arrivé dans la région de Césarée de Philippe, Jésus posa à ses disciples cette question: "Au dire des gens, qu'est le Fils de l'homme ?" Ils dirent: "Pour les uns, Jean le Baptiste, pour d'autres, Elie; pour d'autres encore, Jérémie ou quelqu'un des prophètes." - "Mais pour vous, leur dit-il, qui suis-je?" Simon-Pierre répondit: "Tu es le Christ, le Fils du Dieu Vivant." En réponse, Jésus lui dit: "Tu es heureux, Simon fils de Jonas, car cette révélation t'est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux." (Mt 16, 13-17)

Pierre parle ainsi: "Tu es le Christ, le Fils du Dieu Vivant", et non pas de cette façon: "Tu es le Christ, Fils du Dieu Vivant", comme si "Fils de Dieu" n'était qu'un titre. Il déclare que Jésus a une relation particulière, unique, avec Dieu, différente de celle des autres enfants d'Israël. Et que fait Jésus? Reproche-t-il à Pierre d'avoir perdu la raison, ou lui reproche-t-il de blasphémer? Non, au contraire, Jésus lui dit que c'est une révélation, et qu'elle vient de Dieu; Jésus insiste même sur sa filiation divine en disant "mon Père qui est dans les cieux" !

Pour montrer davantage l'unicité de la relation entre Jésus et son Père des Cieux, on peut citer Jean:

Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle. (Jn 3, 16)

Si on va plus loin dans la Bible, Jésus reconnait devant le Sanhédrin qu'il est le Fils de Dieu:

Et quand il fit jour, le conseil des Anciens du peuple s'assembla, grands prêtres et scribes. Ils l'amenèrent dans leur Sanhédrin, et dirent: "Si tu es le Christ, dis le nous." Il leur dit: "Si je vous le dit, vous ne croirez pas, et si je vous interroge, vous ne répondrez pas. Mais désormais, le Fils de l'homme siégera à la droite de la Puissance de Dieu!" Tous dirent alors: "Tu es donc le Fils de Dieu!" Il leur déclara: "Vous le dites, je le suis." Et ils dirent: "Qu'avons nous encore besoin de témoignage ? Car nous même l'avons entendu de sa bouche!" (Lc 22, 66-71)

On peut noter la réaction de colère du Sanhédrin à l'annonce par Jésus de sa fillation divine; je ne crois pas que la réaction eut été si violente si le terme de "Fils de Dieu" était utilisé dans un sens métaphorique.

La croyance dans la filiation divine de Jésus est même nécessaire au salut, si l'on en croit Jean:

Jésus a fait sous les yeux de ses disciples encore beaucoup d'autres signes, qui ne sont pas écrits dans ce livre. Ceux-là ont été mis par écrit, pour que vous croyez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu'en croyant vous ayez la vie en son nom. (Jn 20, 30-31)

Pour en savoir plus, reportez-vous au Catéchisme de l'Eglise Catholique, paragraphes 441 à 445.

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