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jeudi, février 19, 2009

La faute de Benoit XVI, vraiment?

Dans Le Point n˚1900 on peut lire une interview du théologien italien Vito Mancuso, professeur à l'université San Raffaele de Milan.

Ce Vito Mancuso est interrogé sur la levée des excommunications des évëques de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X. Ce monsieur s'en prend au Pape et réclame un concile Vatican III. Rien de moins.

Dans l'introduction de l'article on peut lire qu'il
remet en question des piliers du dogme comme le péché originel, l'éternité, la damnation de l'enfer, le lien entre le salut et le sacrifice du Christ sur la croix, la nature strictement divine de l'âme.

Cette histoire de nature strictement divine de l'âme est erronée: l'âme humaine n'est pas divine, mais immortelle (CEC 366). Je pense que le journaliste a fait une coquille sur ce point. Pour le reste, les dogmes sont des vérités de foi. N'est-ce pas de l'hérésie que les remettre en cause?

En fait on peut lire qu'il veut changer la foi chrétienne, la refonder:
Par quoi faut-il commencer pour refonder la foi ?

Il faut partir du Bien. Dans ce monde où tout est calculé, qui semble économiquement et biologiquement déterminé, où il n'y a pas de place pour une justice gratuite, l'être humain a en lui une attraction pour une dimension supérieure du Bien.


Il prône en réalité une forme d'ésotérisme, où les "simples" continuent de croire à la Vierge, aux saints, en fait au christianisme traditionnel tandis qu'en fait ceux qui s'intéressent à la théologie savent que
derrière la Madone, les saints, les processions, les cierges et les miracles, il y a des contenus plus vastes qui parlent à des niveaux supérieurs de la conscience.


Ce n'est malheureusement pas la première fois que je peux lire ce genre de propos, ils ne sont pas spécifiques à ce monsieur.

Tout ce scandale autour de la levée des excommunications aura au moins eu un bon fruit: cette hérésie silencieuse qui vivait cachée dans nos églises est sortie au grand jour. Il va falloir désormais la faire reculer.

mardi, décembre 30, 2008

A propos de Noël...

J'aime beaucoup contempler dans la foi chrétienne le fait que Dieu, qui est Eternel, Tout-puissant, celui qui est infini, celui qui est, qui était et qui vient, se fasse homme, et plus encore en cette saison, qu'il devienne un tout petit bébé, qui nait dans la pauvreté, débarrassé de toutes les choses auxquelles nous nous attachons si facilement, comme la richesse, le confort, l'argent.

C'est assurément un signe de sa toute-puissance qu'il se soit ainsi fait homme.

jeudi, décembre 25, 2008

Joyeux Noël à tous!



Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,1-18.
Au commencement était le Verbe, la Parole de Dieu, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement auprès de Dieu.
Par lui, tout s'est fait, et rien de ce qui s'est fait ne s'est fait sans lui.
En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ;
la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont pas arrêtée.
Il y eut un homme envoyé par Dieu. Son nom était Jean.
Il était venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui.
Cet homme n'était pas la Lumière, mais il était là pour lui rendre témoignage.
Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde.
Il était dans le monde, lui par qui le monde s'était fait, mais le monde ne l'a pas reconnu.
Il est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu.
Mais tous ceux qui l'ont reçu, ceux qui croient en son nom, il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu.
Ils ne sont pas nés de la chair et du sang, ni d'une volonté charnelle, ni d'une volonté d'homme : ils sont nés de Dieu.
Et le Verbe s'est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu'il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.
Jean Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « Voici celui dont j'ai dit : Lui qui vient derrière moi, il a pris place devant moi, car avant moi il était. »
Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce :
après la Loi communiquée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.
Dieu, personne ne l'a jamais vu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, c'est lui qui a conduit à le connaître.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

(texte fourni par L'Evangile au quotidien,
image venant de Noël sur mon bureau).

vendredi, février 02, 2007

Jésus, le prophète attendu

Es-tu le prophète ?

C'est la question que posent à St Jean-Baptiste les prêtres et les lévites qui viennent le voir.

Le passage biblique où se trouve cette question est le suivant :
"Qui es-tu ?"
Il confessa, il ne nia pas, il confessa : "Je ne suis pas le Christ."
- "Qu'es-tu donc ? lui demandèrent-ils. Es-tu Elie ?"
Il dit : "Je ne le suis pas."
- "Es-tu le prophète ?"
Il répondit: "Non." (Jn 1, 19-21)

Les envoyés de Jérusalem posent trois questions à St Jean-Baptiste, mais la dernière est quelque peu problématique: St Jean-Baptiste était reconnu comme prophète de son vivant, mais il répond par la négative à ses interlocuteurs. Ceux-ci emploient d'ailleurs l'article défini "le", le prophète, ce qui semble indiquer qu'ils attendaient un prophète particulier.

Le Messie était attendu par les Juifs qui vivaient sous l'occupation romaine. Ils attendaient aussi le retour d'Elie le prophète (cf. Malachie 3, 23).
Ils attendaient aussi un prophète, celui que Moïse a annoncé dans le Deutéronome :
Yahvé ton Dieu suscitera pour toi, du milieu de toi, parmi tes frères, un prophète comme moi, que vous écouterez.(Dt 18, 15)
Et Dieu, quelques versets plus loin, le dit lui-même :
Je leur susciterai, du milieu de leurs frères, un prophète semblable à toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche et il leur dira tout ce que je lui ordonnerai.(Dt 18, 18)
En somme, un nouveau Moïse.

Si on lit les évangiles, on peut constater que le peuple reconnaît le caractère prophétique de Jésus, comme par exemple lors de la rencontre avec la samaritaine :
La femme lui dit : "Seigneur, je vois que tu es un prophète..." (Jn 4, 19)
Ou encore après avoir ouvert les yeux d'un aveugle :
Alors ils dirent encore à l'aveugle : "Toi, que dis-tu de lui, de ce qu'il t'a ouvert les yeux ?" Il dit : "C'est un prophète." (Jn 9, 17)

Et aussi après avoir ressucité un mort :
ils glorifiaient Dieu en disant : "Un grand prophète s'est levé parmi nous et Dieu a visité son peuple." (Lc 7, 16)
Et lors de son entrée à Jérusalem :
les foules disaient : "C'est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée."(Mt 21, 11)
Enfin, après avoir multiplié des pains, la foule le reconnaît comme le prophète annoncé dans le Deutéronome:
A la vue du signe qu'il venait de faire, les gens disaient : "C'est vraiment lui le prophète qui doit venir dans le monde." (Jn 6, 14)
Mais, en regard des autres réactions qui nous rapportent les évangiles, cette opinion semble être exceptionnelle.

Cependant, cela permet de se poser la question suivante : Jésus est-il le prophète annoncé par Moïse ?

Les parallèles entre l'action de Jésus et celle de Moïse sont nombreux. Nous ne nous y étendrons pas dans le cadre de cet article; on rappellera seulement qu'à l'instar de Moïse qui fait de nombreux miracles et établit l'Alliance entre Dieu et les Hébreux (Ex 24,8), Jésus fait lui aussi beaucoup de miracles et établit l'Alliance nouvelle entre Dieu et les hommes (Lc 22, 19-20).

Pour répondre - rapidement - à la question posée plus haut, le plus simple est de voir ce que l'Eglise naissante pense de la question, comme cela nous est raconté dans le Nouveau Testament.

Dans le troisième chapitre des Actes des Apôtres, après avoir miraculeusement guéri un impotant dans le Temple de Jérusalem, St Pierre y tient au peuple un discours dans lequel il montre que Jésus était annoncé par les prophètes, et applique à Jésus la prophétie de Moïse :
Il enverra alors le Christ qui vous a été destiné, Jésus, celui que le ciel doit garder jusqu'aux temps de la restauration universelle dont Dieu a parlé par la bouche de ses saints prophètes. Moïse, d'abord, a dit : Le Seigneur Dieu vous suscitera d'entre vos frères un prophète semblable à moi; vous l'écouterez en tout ce qu'il vous dira. Quiconque n'écoutera pas ce prophète sera exterminé du sein du peuple. Tous les prophètes, ensuite, qui ont parlé depuis Samuel et ses successeurs, ont pareillement annoncé ces jours-ci. (Ac 3, 20-24)

Qui est St Pierre ? C'est l'un des douzes apôtres, et le premier qui professe que Jésus soit le Christ :
"Mais pour vous, leur dit-il, qui suis-je?"
Simon-Pierre répondit : "Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant." (Mt 16, 15-16)
En réponse, c'est lui qui est choisi pour bâtir l'Eglise (Mt 16, 18), et c'est lui qui reçoit les clefs du Royaume des Cieux (Mt 16,19). Enfin, c'est à lui que Jésus a dit par trois fois "Pais mes brebis" (Jn 21, 15-18), après la Résurrection. C'est le chef des apôtres. Le fait qu'il déclare au peuple que Jésus est le prophète annoncé par Moïse est donc d'importance.

D'où vient cette interprétation du Deutéronome qui fait de Jésus le prophète attendu ? Et bien, le jour même de la Résurrection, Jésus rencontra deux disciples en route vers Emmaüs :
Et commençant par Moïse et parcourant tous les Prophètes, il leur interpréta dans toutes les Ecritures ce qui le concernait. (Lc 24, 37)
Ces disciples sont ensuite allés trouver les apôtres pour leur raconter leur incroyable rencontre, et ce qui s'est passé (Lc 24, 35). Plus tard, Jésus apparaît aux apôtres et leur explique les Ecritures le concernant :
il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Ecritures. (Lc 24, 45)
On comprend donc que ce qu'annonce Pierre à la foule vient du Christ.

Enfin, on peut conclure en disant Jésus-Christ a lui-même enseigné qu'il était le prophète attendu. En effet, ne dit-il pas qu'il n'est pas venu abolir, mais accomplir (Mt 5,17) la Loi et les Prophètes ? Ainsi nous apprend-il que c'est lui qui accomplit la prophétie de Moïse.

dimanche, août 27, 2006

La traduction post-conciliaire du Pater, un blasphème ?

Le blog Notre-Dame des Neiges nous propose un article sur la traduction post-conciliaire du Notre-Père, et relève trois problèmes:
  1. "adveniat regnum tuum" est traduit que "que ton règne vienne", ce qui suppose un mouvement dont l'aboutissement reste vague, alors qu'"arrive" suppose un mouvement abouti, terminé. C'est ce qui est dit en latin.
  2. "Et ne nous soumet pas à la tentation" : La tentation étant une incitation au mal, il est clair que Dieu, la Sainteté même et l’auteur de tout Bien, ne peut en aucune façon être l’auteur de la tentation. Il ne peut donc nous y soumettre mais la permettre seulement. L'ancienne traduction est donc meilleure ("Et ne nous laissez pas succomber à la tentation").
  3. l'emploi du tutoiement, qui peut marquer aussi bien un manque de respect qu'un sentiment d'intimité. C'est donc bien pour les personnes vivant déjà une certaine amitié avec Dieu, mais les autres risquent de n'y mettre pas assez de respect.

Je ne connaissait que l'aspect litigieux du second point.

A toutes fins utiles, voici la vieille traduction du Notre-Père:
Notre Père qui êtes aux cieux
Que votre nom soit sanctifié,
Que votre règne arrive,
Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien,
Pardonnez-nous nos offenses
Comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laissez pas succomber à la tentation,
Mais délivrez-nous du mal.
Amen.

lundi, août 14, 2006

Jésus-Christ est Dieu - 5

Moi et le Père nous sommes un.
Les Juifs apportèrent de nouveau des pierres pour le lapider. Jésus leur dit alors : "Je vous ai montré quantité de bonnes oeuvres, venant du Père; pour laquelle de ces oeuvres me lapidez-vous ?"
Les Juifs répondirent : "Ce n'est pas pour une bonne oeuvre que nous te lapidons, mais pour un blasphème et parce que toi, n'étant qu'un homme, tu te fais Dieu. (Jn 10, 30-33)"


Les contradicteurs de notre Seigneur Jésus-Christ comprennent donc qu'il déclare qu'il est Dieu.
Va-t-il leur dire qu'ils l'ont mal compris? Lisons la suite:

Jésus leur répondit:
"N'est-il pas écrit dans votre Loi: `J'ai dit : vous êtes des dieux ?`
Alors qu'elle a appelé dieux ceux à qui la parole de Dieu fut adressée
- et l'Ecriture ne peut être récusée -
à celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde
vous dites : `Tu blasphèmes`,
parce que j'ai dit : `Je suis Fils de Dieu`!" (Jn 10, 34-36)


Notre Seigneur Jésus-Christ explique à ses contradicteurs qu'ils ne peuvent lui reprocher de se révéler comme Dieu (par nature), lui que Dieu le Père a consacré et envoyé dans le monde, et ainsi de blasphémer, alors que l'Ecriture elle-même appelle les juges hébreux (car c'est à eux que c'était adressé) "dieux" (bien que ce soit une appellation symbolique, car ils ne sont que des hommes).

Et il continue dans la même veine:

"Si je ne fais pas les oeuvres de mon Père,
ne me croyez pas;
mais si je les fais,
quand bien même vous ne me croiriez pas,
croyez en ces oeuvres,
afin de reconnaître une bonne fois
que le Père est en moi et moi dans le Père." (Jn 10, 37-38)

Et cela n'a évidemment pas calmé ses contradicteurs:

Ils cherchaient donc de nouveau à le saisir, mais il leur échappa des mains. (Jn 10, 39)

jeudi, mai 11, 2006

Les premiers chrétiens croyaient en la divinité de Jésus-Christ

On peut lire souvent ces dernières années que Jésus-Christ n'était qu'un homme, et qu'il a été fait Dieu par les hommes: cela va d'Ernest Renan, qui parlait de Jésus comme un homme incomparable, au Da Vinci Code de Dan Brown, en passant par de nombreux livres d'ésotérisme, qui ne considèrent Jésus que comme un homme initié (a quoi ?).

C'est une supposition qui paraît séduisante, car apparament très rationnelle, en accord avec le monothéïsme tel qu'enseigné par le Judaïsme, dont est issu le Christianisme, ou l'Islam, et pour lesquels il est impossible que Dieu prenne chair. Elle est alimentée par quelques siècles de suspicion à l'égard de l'Eglise.

Elle ne semble cependant pas vraisemblable, historiquement parlant.

En effet, les premières hérésies (docétisme, monophysisme, arianisme) évacuent la question de l'humanité du Christ, ou bien la nient.

On peut donc penser que ces hérésies sont les manifestations extrêmes d'une croyance fortement répandue parmis les premiers chrétiens: celle de la divinité du Christ.

Or, si on prend le Nouveau Testament, dans l'Epître aux Philippiens, on peut lire une présentation claire de la divinité de Jésus-Christ :
Lui, de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l'égalait à Dieu. Mais il s'anéantit lui-même, prenant condition d'esclave, et devenant semblable aux hommes. S'étant comporté comme un homme, il s'humilia plus encore, obéissant jusqu'à la mort, et à la mort sur une croix ! Aussi Dieu l'a-t-il exalté et lui a-t-il donné le Nom qui est au-dessus de tout nom, pour que tout, au nom de Jésus, s'agenouille, au plus haut des cieux, sur la terre et dans les enfers, et que toute langue proclame, de Jésus Christ, qu'il est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. (Ph 2, 6-11)
Dans le prologue de son évangile, St Jean identifie Jésus-Christ avec le Verbe divin, qui est Dieu.

Le document "Alpha" sur le Da Vinci Code donne quelques citations des premiers siècles montrant une croyance en la divinité de Jésus.

St Ignace d'Antioche, mort en 107, écrit:
Car notre Dieu, Jésus-Christ, a été porté dans le sein de Marie, selon l'économie divine, est né de la race de David et du Saint-Esprit. (source)
En ce qui me concerne, la thèse que les premiers chrétiens croyaient en la divinité du Christ me paraît tout à fait logique et rationnelle: croyant que les prophéties messianiques s'accomplissaient en Jésus, nos glorieux ancêtres devaient croire aussi en cette prophétie d'Isaïe annonçant que le Messie serait Dieu.

mardi, mai 09, 2006

Jésus-Christ est Dieu - 4

On peut entendre ou lire de temps à autre que Notre-Seigneur Jésus-Christ n'était qu'un homme, mais que c'est l'empereur Constantin qui aurait imposé la divinisation du Christ, en opposition avec la conception de Dieu telle qu'enseignée par le judaïsme.

Si on prend la Bible au livre d'Isaïe, on peut lire:
Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné, il a reçu le pouvoir sur ses épaules et on lui a donné ce nom : Conseiller-merveilleux, Dieu-fort, Père-éternel, Prince-de-paix, pour que s'étende le pouvoir dans une paix sans fin sur le trône de David et sur son royaume, pour l'établir et pour l'affermir dans le droit et la justice. Dès maintenant et à jamais, l'amour jaloux de Yahvé Sabaot fera cela. (Is 9:5-6)

Isaïe est l'un des prophètes majeurs de l'Ancient Testament, qui vécu environ 700 ans avant Jésus-Christ.

Ces deux versets parlent de la venue du Messie, et il est remarquable de voir qu'Isaïe prophétise, que le Messie sera appelé Dieu-fort.

Ce n'est donc pas une invention de Constantin.

(source: Abdul Saleeb)

mercredi, mars 08, 2006

Jésus-Christ est Dieu - 3

Un verset très explicite de la première épître de St Jean:

Nous savons que le Fils de Dieu est venu et qu'il nous a donné l'intelligence afin que nous connaissions le Véritable.
Nous sommes dans le Véritable, dans son Fils Jésus Christ.
Celui-ci est le Dieu véritable et la Vie éternelle.
(1 Jn 5, 20)
(merci Sarment)

Et pour appuyer ce verset, l'épître se termine aisni:

Petits enfants, gardez-vous des idoles... (1 Jn 5, 21)

Ce qui montre bien que croire que Jésus est Dieu n'est pas de l'idolâtrie...

lundi, février 20, 2006

Simon de Cyrène crucifié ?

Tout chrétien croit que Jésus a été crucifié, est mort pour nous sauver, et enfin est ressucité. C'est la base de notre foi.

Cependant, il se trouve des théories comme quoi ce serait Simon de Cyrène (à ne pas confondre avec Simon-Pierre, l'apôtre) qui a été crucifié, à la place de Jésus. Etrange, n'est-ce pas? Il m'est arrivé plusieurs fois de trouver cette histoire mentionnée dans les livres d'ésotérismes, à l'époque où j'en lisais.

Ces théories permettent d'expliquer pourquoi Jésus n'est pas descendu de la croix alors qu'il en avait le pouvoir, et d'expliquer la Résurrection au mieux par un malentendu, au pire par la supercherie.

D'où cela vient-il? D'un apocryphe? D'une révélation privée? D'un mensonge?

Ne sachant par où commencer, je suis aller chercher dans la Bible où l'on parle de Simon de Cyrène.

Juste pour faire de vous une lumière, un grand maître de l'ésotérisme, qui sait lire le sens caché de la Bible que l'Eglise à complètement ignoré ou pire, maintenu secret depuis 2000 ans pour asseoir son pouvoir sur les masses ignorantes, je vais citer les évangiles du dernier au premier.

Jean ne parle pas de Simon de Cyrène.

Quand ils l'emmenèrent, ils mirent la main sur un certain Simon de Cyrène qui revenait des champs, et le chargèrent de la croix pour la porter derrière Jésus. Une grande masse du peuple le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui. Mais, se retournant vers elles, Jésus dit : "Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants ! Car voici venir des jours où l'on dira : Heureuses les femmes stériles, les entrailles qui n'ont pas enfanté, et les seins qui n'ont pas nourri ! Alors on se mettra à dire aux montagnes : Tombez sur nous ! et aux collines : Couvrez-nous ! Car si l'on traite ainsi le bois vert, qu'adviendra-t-il du sec ?" On emmenait encore deux malfaiteurs pour être exécutés avec lui. Lorsqu'ils furent arrivés au lieu appelé Crâne, ils l'y crucifièrent ainsi que les malfaiteurs, l'un à droite et l'autre à gauche. Et Jésus disait : "Père, pardonne-leur : ils ne savent ce qu'ils font." Puis, se partageant ses vêtements, ils tirèrent au sort. (Lc 23, 26-34)

Chez Luc, donc, c'est évident que c'est Jésus qui est crucifié.

Et ils requièrent, pour porter sa croix, Simon de Cyrène, le père d'Alexandre et de Rufus, qui passait par là, revenant des champs. Et ils amènent Jésus au lieu dit Golgotha, ce qui se traduit lieu du Crâne. Et ils lui donnaient du vin parfumé de myrrhe, mais il n'en prit pas. Puis ils le crucifient et se partagent ses vêtements en tirant au sort ce qui reviendrait à chacun. (Mc 15, 21-24)

Pareil chez Marc, c'est bien Jésus qui est crucifié.

Voyons Matthieu, maintenant (roulements de tambour, s'il vous plaît):

En sortant, ils trouvèrent un homme de Cyrène, nommé Simon, et le requirent pour porter sa croix. Arrivés à un lieu dit Golgotha, c'est-à-dire lieu dit du Crâne, ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel ; il en goûta et n'en voulut point boire. Quand ils l'eurent crucifié, ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort. (Mt 27, 32-35)

Et voilà! Vous avez vu? C'est bien Simon de Cyrène qui a été crucifié! Vous et moi sommes devenus des initiés, qui connaissent le sens caché de la Bible. Nous pouvons maintenant illuminer les masses!

Trève de plaisanterie.

Comme c'est chez Matthieu qu'une lecture troublante apparaît, il nous faut relire cet évangile, mais de façon un peu plus large. Pour mieux comprendre, je propose que l'on délimite notre champ de recherche aux deux occurences du Nom les plus proches des versets précédemment cités:

Alors les soldats du gouverneur prirent avec eux Jésus dans le Prétoire et ameutèrent sur lui toute la cohorte. L'ayant dévêtu, ils lui mirent une chlamyde écarlate, puis, ayant tressé une couronne avec des épines, ils la placèrent sur sa tête, avec un roseau dans sa main droite. Et, s'agenouillant devant lui, ils se moquèrent de lui en disant : "Salut, roi des Juifs !" et, crachant sur lui, ils prenaient le roseau et en frappaient sa tête. Puis, quand ils se furent moqués de lui, ils lui ôtèrent la chlamyde, lui remirent ses vêtements et l'emmenèrent pour le crucifier.
En sortant, ils trouvèrent un homme de Cyrène, nommé Simon, et le requirent pour porter sa croix.
Arrivés à un lieu dit Golgotha, c'est-à-dire lieu dit du Crâne, ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel ; il en goûta et n'en voulut point boire. Quand ils l'eurent crucifié, ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort. Puis, s'étant assis, ils restaient là à le garder. Ils placèrent aussi au-dessus de sa tête le motif de sa condamnation ainsi libellé : "Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs."
(Mt 27, 27-37)

J'ai mis en gras tout ce qui a trait à Jésus. On voit donc qu'avant le verset 32, qui mentionne Simon de Cyrène, Matthieu n'utilise que des pronoms personnel ou des adjectifs possessifs pour se référrer à Jésus. C'est sa façon d'écrire, il aurait pu écrire "Jésus" plus souvent, mais il ne l'a pas fait. Il continue donc dans son style aux versets 32 et suivants, et cela renvoie à Jésus.

Donc Matthieu nous indique bien que c'est Jésus qui est crucifié, et personne d'autre.

Supposons cependant, juste pour nous amuser, que la lecture de Matthieu où l'on croit comprendre que Simon a été crucifié en lieu et place de Jésus soit la bonne (thèse des ésotéristes). Voyons où cela nous mène.

Imaginons la scène. Jésus est rouge de sang, sa tunique est tâchée, à cause des plaies dûes à la flagellation. Il est méconnaissable à cause des coups reçus au visage. Il porte la couronne d'épine. Et il porte sa croix. Il y a autour de lui des soldats romains qui s'assurent qu'il monte au Golgotha, et il y a la foule qui crache sa haine pour certains, qui crie sa compassion pour d'autres.
Jésus est là, il est très souffrant et ne peut plus avancer. Les soldats réquisitionnent Simon pour porter la croix à la place de Jésus. Peut-être par pitié, mais plus probablement pour ne pas perdre trop de temps en chemin. Jésus est tout sanglant, Simon est sans doute fatigué, car il revenait des champs, mais il n'est pas sanguinolant avec une couronne d'épines sur la tête.
Donc à moins que les soldats aient été vraiment incompétents, je doute fort qu'ils aient laissé s'échapper dans la foule un condamné ensanglanté portant une couronne d'épines, et qu'ils crucifient quelqu'un de frais comme un gardon à la place. D'autant plus que les ennemis de Jésus devaient suivre le chemin vers le Golgotha, et ne se seraient pas priver d'alerter les soldats si leur opposant s'échappait.

Donc il n'est pas raisonnablement possible que Simon ait été crucifié à la place de Jésus. De plus, soutenir ceci ferait de Jésus un lâche qui laisse un autre être crucifié à sa place. C'est extrêmement blasphématoire, on ne peut se prétendre chrétien et soutenir une telle thèse.

Supposons que le raisonnement précédent ne tienne pas et que, les soldats ayant été incompétents, Simon a été crucifié à la place de Jésus.

Imaginons donc Simon crucifié, avec, à distance, des femmes qui suivaient Jésus depuis la Galilée, dont Marie-Madeleine (Mt 27, 55-56; Mc 15, 40-41;), et Jean et Marie, la mère de Jésus au pied de la croix (Jn 19, 25). Simon n'a pas eu le visage frappé par les soldats: il est reconnaissable. Il est difficile de croire que la mère de Jésus et ceux qui le connaissent depuis la Galilée aient été dupés par l'échange de personnes.

Là encore, cette thèse de la non-crucifixion de Jésus n'est pas satisfaisante. Si elle était vraie, elle ferait de Jésus un monstre trompeur, car il ferait croire à ses disciples et même à sa mère qu'il est mort crucifié, leur infligeant des souffrances inutiles. Il deviendrait un fils indigne. C'est insultant et absurde. Peut-on prétendre être disciple de Jésus en soutenant une telle thèse?

Jésus a annoncé à plusieurs reprises qu'il allait souffrir sa Passion et être tué:

A dater de ce jour, Jésus commença de montrer à ses disciples qu'il lui fallait s'en aller à Jérusalem, y souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué et, le troisième jour, ressusciter. (Mt 16, 21)

Comme ils se trouvaient réunis en Galilée, Jésus leur dit : "Le Fils de l'homme va être livré aux mains des hommes, et ils le tueront, et, le troisième jour, il ressuscitera." Et ils en furent tout consternés. (Mt 17, 22-23)

"Voici que nous montons à Jérusalem, et le Fils de l'homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes ; ils le condamneront à mort et le livreront aux païens pour être bafoué, flagellé et mis en croix ; et le troisième jour, il ressuscitera." (Mt 20, 18-19)

Donc, si on soutient la thèse de la crucifixion de Simon de Cyrène, ou de tout autre personne d'ailleurs, on fait de Jésus un faux prophète.

Je vous remercie d'avoir eu la patience de lire ma prose jusqu'ici :-)

La conclusion de tout cela, c'est que la thèse de la crucifixion de Simon de Cyrène ne tient pas. Elle n'est pas un secret que l'Eglise a tenu caché pour asseoir son pouvoir etc.

lundi, décembre 19, 2005

Marie Mère de Dieu

Cela m'a toujours semblé évident que Marie est la Mère de Dieu, puisque Jésus est Dieu. Manifestement, ce n'est pas compris par tout le monde. Alors voili-voilou une courte explication:

Quand le concile d'Ephèse (ville où ont vécu Marie et Jean après la Pentecôte) de 431 décide d'appeler Marie Mère de Dieu, c'est davantage pour insister sur l'unité des natures dans le Christ, pour dire que Jésus est vraiment Dieu. Elle n'est pas mère de Dieu dans sa divinité, elle est mère d'un homme qui est Dieu.

(cf Wikipedia et Petite Catéchèse sur Marie, André Boulet sm, Saint-Paul)

jeudi, décembre 08, 2005

Prier Jésus?

A une époque, quand j'étais sur la route du retour à la foi catholique, je me suis posé la question: faut-il prier le Père seul, le Père au nom de Jésus etc. ?

Et puis j'ai lu les Actes des Apôtres avec le martyr d'Etienne :

Et tandis qu'on le lapidait, Etienne faisait cette invocation:
"Seigneur Jésus, reçois mon esprit." (Ac 7, 59)

Bon, ça m'a bien décoincé sur la question :-) Et ça venait comme une illustration de ce qu'enseigne Jésus en Saint Jean:

Si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. (Jn 14, 14)

mercredi, décembre 07, 2005

Jésus-Christ est Dieu - 2

Comme il était entré de nouveau à Capharnaüm, après quelque temps on apprit qu'il était à la maison.
Et beaucoup se rassemblèrent, en sorte qu'il n'y avait plus de place, même devant la porte, et il leur annonçait la Parole.
On vient lui apporter un paralytique, soulevé par quatre hommes.
Et comme ils ne pouvaient pas le lui présenter à cause de la foule, ils découvrirent la terrasse au-dessus de l'endroit où il se trouvait et, ayant creusé un trou, ils font descendre le grabat où gisait le paralytique.
Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique: "Mon enfant, tes péchés sont remis."
Or, il y avait là, dans l'assistance, quelques scribes qui pensaient dans leurs coeurs:
"Comment celui-là parle-t-il ainsi? Il blasphème! Qui peut remettre les péchés, sinon Dieu seul?"
Et aussitôt, percevant par son esprit qu'ils pensaient ainsi en eux-mêmes, Jésus leur dit: "Pourquoi de telles pensées dans vos coeurs?
Quel est le plus facile, de dire au paralytique: Tes péchés sont remis, ou de dire: Lève-toi, prends ton grabat et marche?
Eh bien! pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir de remettre les péchés sur la terre,
je te l'ordonne, dit-il au paralytique, lève-toi, prends ton grabat et va-t'en chez toi."
Il se leva et aussitôt, prenant son grabat, il sortit devant tout le monde, de sorte que tous étaient stupéfaits et glorifiaient Dieu en disant: "Jamais nous n'avons rien vu de pareil." (Mc 2, 1-12)

J'aime beaucoup ce passage, car la foi des gens est magnifique. S'assembler aussi nombreux dans cette maison pour écouter notre Seigneur Jésus-Christ, et aussi percer la terrasse pour aider à faire entrer un paralytique afin qu'il soit guérit par Jésus, révèle une grande foi que j'aimerais bien avoir.

Mais j'aime beaucoup ce qui est révélé ici. En effet, Jésus dit au paralytique que ses péchés sont remis. Cela provoque aussitôt un sentiment de colère chez les scribes car c'est bien vrai, seul Dieu pardonne.

Nous avons alors deux alternatives: soit Jésus est un menteur et un blaspémateur, comme le pensent les scribes, soit Jésus est vraiment Dieu.

Il est intéressant de lire la suite. En effet pour montrer qu'il a le pouvoir de remettre les péchés, ce que ne peuvent faire les pharisiens, il guérit le paralytique, chose que les scribes sont bien incapables de faire là aussi.
On a donc Dieu seul qui pardonne les péchés, et Jésus-Christ qui pardonne les péchés, devant tous.

La conclusion s'impose d'elle-même: Jésus-Christ est Dieu.

On a bien Jésus-Christ qui ne clame pas "Je suis Dieu", comme le disent justement ceux qui ne croient pas en sa divinité. Par contre, il nous la révèle.

mercredi, novembre 23, 2005

Jésus-Christ est Dieu

Une petite méditation sur le commencement de l'Evangile selon Saint Jean.

C'est simple, cela fera sourire les vrais théologiens, mais le but est de répondre aux négateurs de la divinité de notre Seigneur.

Au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu. (Jn 1, 1)

Ceci est le premier verset de l'Evangile selon St Jean. Il est très mystérieux, mais nous élève tout de suite vers Dieu.

Au commencement était le Verbe

Au commencement ça veut dire quoi? Ça veut dire "Au commencement de la Création"... c'est une référence au premier verset de la Genèse: Au commencement, Dieu créa la ciel et la terre. (Gn 1,1) Mais ici, Jean nous parle du Verbe, qui était déjà présent, si je puis dire, à l'instant où tout a commencé. Il insiste même sur ce point au verset suivant: Il était au commencement avec Dieu. (Jn 1, 2) Ce Verbe était donc préexistant.

et le Verbe était avec Dieu

Et bien voilà, ce fameux Verbe était avec Dieu, auprès de Lui (tourné vers Lui selon certaines traductions, si ma mémoire est bonne), de toute éternité. Et moi qui croyait que le christianisme enseignait le monothéïsme, c'est à dire que Dieu est unique. M'aurait-on menti?

et le Verbe était Dieu

Le Verbe était avec Dieu, et était Dieu. Mmm... Compliqué, voire illogique: il est auprès de Dieu et il est Dieu en même temps... Ouf! Jean nous apprend donc qu'il y a bien un seul Dieu, le christianisme enseigne bien le monothéïsme, on ne m'a donc pas menti!

Donc ici, nous pouvons voir que le Verbe et Dieu sont UN.

Plus loin, Jean nous dit ceci:

Et le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous, et nous avons contemplé sa gloire, gloire qu'il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. (Jn 1, 14)

Donc ce Verbe éternel, Dieu selon ce que nous avons vu précédement, est venu parmi nous, et Jean a contemplé sa gloire. La gloire, c'est la manifestation de la présence de Dieu. Ce verset nous apprend par ailleurs que le Verbe est aussi Fils unique de son Père, c'est à dire Dieu, et qu'il est plein de grâce et de vérité.

Plus loin, Jean nous dit que la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. (Jn 1, 17) Mmm... Le Verbe est plein de grâce et de vérité, et Jésus-Christ nous a amené la grâce et la vérité. Peut-on en conclure que Jésus-Christ est le Verbe? Et bien non, je ne crois pas que nous ayons assez d'éléments ici pour conclure cela.

Il faut en fait lire le verset 15:

Jean lui rend témoignage et il clame:
"C'est de lui que j'ai dit:
Celui qui vient derrière moi,
le voilà passé devant moi, parce qu'avant moi il était."

Ici il s'agit de Jean le Baptiste, qui rend témoignage au Verbe, car telle était sa mission (voir Jn 1, 7-8).

Si on va voir un peu plus loin, on voit ce même Jean qui baptise (Jn 1, 26), et un peu plus loin, à propos du même Jean, on peu lire:

Le lendemain, il voit Jésus venir vers lui et il dit: "Voici l'agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde. C'est de lui que j'ai dit:
Derrière moi vient un homme
qui est passé devant moi
parce qu'avant moi il était." (Jn 1, 29-30)

Jean le Baptiste témoigne ici de Jésus comme il témoigne du Verbe en 1, 15. Et voilà: Jésus est le Verbe, et nous avons vu plus haut que le Verbe est Dieu.

Donc on peut conclure ceci: Jésus-Christ est Dieu.

jeudi, novembre 10, 2005

Dieu est Un

Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. (Mt 28, 19-20)

Pourquoi notre Seigneur Jésus-Christ demande de baptiser au nom (singulier) des trois Personnes Divines, et non pas en leurs noms (pluriel)? Parce qu'il n'y a qu'un seul Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit. C'est la Très Sainte Trinité.

vendredi, novembre 04, 2005

Jésus Fils de Dieu: métaphore ou réalité?

L'appelation "fils de Dieu", dans l'Ancien Testament, est métaphorique. Cela désigne, par exemple, le peuple Elu:

Alors tu diras à Pharaon: Ainsi parle Yavhé: mon fils premier-né, c'est Israël. (Ex 4, 22)

On pourrait croire qu'il en est de même pour Jésus, et sans doute nombre de ses contemporains l'ayant appelé ainsi avaient cette compréhension.

Cependant, Pierre professe sa foi que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu:

Arrivé dans la région de Césarée de Philippe, Jésus posa à ses disciples cette question: "Au dire des gens, qu'est le Fils de l'homme ?" Ils dirent: "Pour les uns, Jean le Baptiste, pour d'autres, Elie; pour d'autres encore, Jérémie ou quelqu'un des prophètes." - "Mais pour vous, leur dit-il, qui suis-je?" Simon-Pierre répondit: "Tu es le Christ, le Fils du Dieu Vivant." En réponse, Jésus lui dit: "Tu es heureux, Simon fils de Jonas, car cette révélation t'est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux." (Mt 16, 13-17)

Pierre parle ainsi: "Tu es le Christ, le Fils du Dieu Vivant", et non pas de cette façon: "Tu es le Christ, Fils du Dieu Vivant", comme si "Fils de Dieu" n'était qu'un titre. Il déclare que Jésus a une relation particulière, unique, avec Dieu, différente de celle des autres enfants d'Israël. Et que fait Jésus? Reproche-t-il à Pierre d'avoir perdu la raison, ou lui reproche-t-il de blasphémer? Non, au contraire, Jésus lui dit que c'est une révélation, et qu'elle vient de Dieu; Jésus insiste même sur sa filiation divine en disant "mon Père qui est dans les cieux" !

Pour montrer davantage l'unicité de la relation entre Jésus et son Père des Cieux, on peut citer Jean:

Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle. (Jn 3, 16)

Si on va plus loin dans la Bible, Jésus reconnait devant le Sanhédrin qu'il est le Fils de Dieu:

Et quand il fit jour, le conseil des Anciens du peuple s'assembla, grands prêtres et scribes. Ils l'amenèrent dans leur Sanhédrin, et dirent: "Si tu es le Christ, dis le nous." Il leur dit: "Si je vous le dit, vous ne croirez pas, et si je vous interroge, vous ne répondrez pas. Mais désormais, le Fils de l'homme siégera à la droite de la Puissance de Dieu!" Tous dirent alors: "Tu es donc le Fils de Dieu!" Il leur déclara: "Vous le dites, je le suis." Et ils dirent: "Qu'avons nous encore besoin de témoignage ? Car nous même l'avons entendu de sa bouche!" (Lc 22, 66-71)

On peut noter la réaction de colère du Sanhédrin à l'annonce par Jésus de sa fillation divine; je ne crois pas que la réaction eut été si violente si le terme de "Fils de Dieu" était utilisé dans un sens métaphorique.

La croyance dans la filiation divine de Jésus est même nécessaire au salut, si l'on en croit Jean:

Jésus a fait sous les yeux de ses disciples encore beaucoup d'autres signes, qui ne sont pas écrits dans ce livre. Ceux-là ont été mis par écrit, pour que vous croyez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu'en croyant vous ayez la vie en son nom. (Jn 20, 30-31)

Pour en savoir plus, reportez-vous au Catéchisme de l'Eglise Catholique, paragraphes 441 à 445.

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