mardi, mars 14, 2006

Perte de conscience

Oui, c'est le titre que j'ai envie d'écrire, suite à ces sordides affaires de kidnapping et de rançon, le tout mâtiné de sadisme.

Cela ne s'arrête pas là: il y a le racisme sous toutes ses formes: anti-blanc d'un côté, je pense en particulier au gendarme Clin, anti-arabe de l'autre, avec ce malheureux supporter lyonnais assassiné parce qu'arabe.

Il y a aujourd'hui des "jeunes" (étudiants? radicaux?) qui jouent à l'insurrection à Paris, et qui vandalisent à tout va.

On ne respecte plus l'autre, on nie son humanité, on ne respecte pas ses biens non plus, alors qu'il a pourtant travaillé, économisé peut-être longtemps pour se les procurer.

On entend comme excuse, au choix:
"C'est la faute à pas de chance.
- Les générations changent.
- C'est la faute à l'immigration, à l'Islam, aux jeux vidéos, aux films etc."
Ce sont de mauvaises excuses, mais elles permettent de se laver les mains, et pour nos élites (dépassées? indifférentes?), de continuer de manger dans leurs resto trois étoiles favoris.

Je n'ai pour le moment pas lu une remise en cause du lieu où cette jeunesse passe plusieurs heures par jour: l'école républicaine.

C'est pourtant là que les valeurs du bien commun, du vivre ensemble, bref, les valeurs civiques doivent être enseignées. C'est là que doit se former la conscience, qui permet de distinguer le bien du mal.

Donc s'il y a un problème de violence ou de perte de sens du bien commun de la part des "jeunes", c'est là qu'il faut chercher la cause, et réformer.

Ceci, si je regarde les choses avec des lorgnettes républicaines.

Si je regarde avec mes yeux de catholique, la réponse est autre: c'est la déchristianisation en cours, avec l'oubli des commandements divins, qui ouvre la porte à la barbarie.

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