mardi, octobre 10, 2006

Réflexions sur être chrétien en France aujourd'hui...

Une belle note que je viens de trouver par hazard sur un blog que je ne connaissais pas, et que j'aimerais faire connaître à mes lecteurs:
Nous avons le cuir tanné, Seigneur. A force de la tendre, cette joue gauche vire homard. C’est [en] permanence et sur tous les sujets. La foi, les mœurs, l’histoire, celle de l’Eglise, du pays, de nos familles. En film, en émissions, en commentaires, au cours des informations, en classe et au boulot, il faut supporter les tartes à la crème des benêts crédules et les commentaires fielleux des animateurs TV. Les gifles sont récurrentes. Tout ce que nous avons été et ce que nous sommes, ce que nous croyons, est transformé, condamné, moqué. Nos grands-parents des colonies étaient des esclavagistes, nos parents qui défendirent ces territoires et n’en [s]ont pas revenus des ordures. Nous sommes des homophobes, des obscurantistes d’une religion qui ne fut que complots, violence, massacre et intolérance. Quand un film sort sur votre passion : c’est une machination, un plan d’embrigadement massif, une manipulation. Heureusement, Da Vinci Code est un film historique. Il ne s’agit pas ici de se plaindre plus longuement, vous savez tout ça ! Mais nous sentons poindre une tentation nouvelle, presque pulsionnelle. Celle de Saint Pierre ! Pas la somnolence du jardin des Oliviers ; chez nous, les cathos, ce n’est plus une tentation mais un fait avéré et consommé. Nous poinçons depuis des années et profondément. Non, je sens poindre la tentation du glaive. J’ai des fourmis dans mon épée disait Cyrano ! Nous ce sont les phalanges qui picotent car les infidèles de toutes sortes commencent à nous taquiner sévères. Parfois, il faut l’avouer, nous préfèrerions, histoire d’éclaircir un peu l’horizon, avoir Conan le barbare comme modèle plutôt que Jésus-Christ… Mais « ne nos inducas in tentationem sed libera nos a malo ».

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