lundi, février 05, 2007

La dérive eugéniste des Français

Le professeur Sicard est le président du Comité consultatif national d'éthique. Il a donné au Monde une interview dans laquelle il s'inquiète des dérives eugénistes actuelles.

Patrice de Plunkett nous en donne de nombreux extraits.

Un extrait des extraits :

Ce phénomène [NdB: l'avortement après diagnostique pré-implantatoire] se développe dans un espace démocratique. Les interruptions médicales de grossesse ne sont-elles pas, le cas échéant, proposées, jamais imposées ?

[…] Le cas des trisomies 21 et 18 en est un exemple paradigmatique. Tout s'est passé comme si à un moment donné la science avait cédé à la société le droit d'établir que la venue au monde de certains enfants était devenue collectivement non souhaitée, non souhaitable. Et les parents qui désireraient la naissance de ces enfants doivent, outre la souffrance associée à ce handicap, s'exposer au regard de la communauté et à une forme de cruauté sociale née du fait qu'ils n'ont pas accepté la proposition faite par la science et entérinée par la loi. […] Osons le dire : la France construit pas à pas une politique de santé qui flirte de plus en plus avec l'eugénisme.


Plus loin le professeur nous apprend qu'avec la dérive actuelle, un Mozart, un Einstein, ou encore Michel Petrucciani seraient considérés comme des déviants indigne de vivre du fait des "particularités" qu'ils avaient - respectivement maladie de Gilles de la Tourette (probablement), cerveau hypertrophié à gauche, ostéogénèse imparfaite.

C'est triste d'en arriver à de tels arguments afin de faire prendre conscience de l'horreur de la tendance actuelle...

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