lundi, décembre 03, 2007

La boussole dorée

Voilà la grande production hollywoodienne familiale de décembre: la Boussole dorée. Un film apparement pas méchant qui veut surfer sur les succès du Seigneur des Anneaux et du Monde de Narnia. En fait, ce film se situerait plutôt du côté du DaVinci Code.

La boussole dorée, c'est le titre du film basé sur le premier tome (Les Royaumes du Nord) d'une trilogie appelée A la croisée des mondes (en anglais His dark materials, Ses matières sombres, si mon anglais plus-que-scolaire ne me trahi pas).

Bon, et bien voilà ce que l'on peut trouver sur Wikipedia à propos de ce livre:
Élevée dans le très austère Jordan College à Oxford, l'héroïne des Royaumes du Nord, Lyra Belacqua accompagnée de son dæmon Pantalaimon, apprend l'existence de la Poussière, une étrange particule élémentaire que l'Église pense être la preuve du péché originel. L'Église a en effet observé que cette Poussière est moins attirée par l'innocence des enfants que par l'expérience des adultes, ce qui donne lieu à d'horribles expériences menées par des scientifiques contrôlés par l'Église sur des enfants kidnappés dans toute l'Angleterre et envoyés dans les royaumes glacés du Grand Nord.

La page consacrée à la trilogie elle-même n'est pas triste non plus:
Dans son introduction, il adapte pour plaisanter, la célèbre phrase de William Blake qu'il (Pullman) "is of the Devil's party and does know it." ( En français : Il (Pullman) est du parti du Diable, et le sait très bien). Le roman se repose aussi énormément sur les idées gnostiques et sa trilogie À la croisée des mondes a été le sujet de nombreuses controverses, en particulier à cause d'organisations chrétiennes extrémistes.
(On notera que pour le rédacteur de l'article de Wikipedia, si on est pas d'accord avec cela, on est un chrétien extrémiste, ce qui est un argument qui interdit toute discussion...)
Ou encore:
Elle (NDB: Ruta Skadi, un personnage) étend sa critique à toutes les religions organisées « C'est ce que l'Église fait, et toutes les Églises sont les mêmes : contrôler, détruire et oblitérer tous les bons sentiments ».
Voilà qui range l'Eglise du côté du mal.

Et enfin:
Dans un autre passage, Mary Malone, l'un des personnages principaux, est une ancienne nonne qui a perdu la foi, affirme que « La religion chrétienne n'est rien de plus qu'une très puissante et très convaincante erreur ».

Selon LifeSiteNews.com, l'auteur de la trilogie, Philip Pullman aurait déclaré au Washington Post en 2001 qu'il "essayait de saper la base de la foi chrétienne".

Ce n'est peut-être pas nécessaire d'aller voir ce film...

1 commentaire:

Franklin a dit…

Je ne sais pas comment ce sera explicité dans le film, en tout cas, tout cela me paraît être une belle lâcheté de vouloir embrigader les enfants... C'est de plus en plus fréquent dans nos sociétés.