mercredi, février 04, 2009

Apostasie silencieuse: le mal oublié

Jean-Pierre Denis a une analyse intéressante de la situation de la crise actuelle de l'Eglise de France, crise qui explique en partie l'importance du tohu-bohu concernant la levée des excommunications (Le réveil des catholiques).

Ce mouvement s'est traduit par un schisme (ultraminoritaire) et par une apostasie (massive). Le schisme intervient à droite : c'est la sécession, à partir de 1988, des disciples de Mgr Lefebvre, ceux-là mêmes dont Benoît XVI vient de lever l'excommunication fulminée par Jean Paul II.
[...] L'apostasie survient sur la gauche : c'est la fuite massive de fidèles déçus à la fois par l'encyclique Humanae vitae sur la contraception ou par certaines espérances utopiques d'un concile vu comme le grand soir du christianisme progressiste. Fuite douce ou amère, crise de la transmission, ralliement à la sécularisation... de ce côté non plus, le tableau n'est pas réjouissant.

Jean-Pierre Denis se limite malheureusement à une lecture politicienne et oublie tous les catholiques qui sont partis dans les années 60-70 suite aux soubresauts provoqués par la mauvaise réception du Concile, et surtout du n'importe quoi liturgique résultant du Novus Ordo Missae (et qui ne sont pas allés chez les disciples de Mgr Lefebvre). De belles, les messes sont devenues laides, les cantiques que tous connaissaient ont disparu, remplacé par des chants insipides. Il y a eu depuis un réel renouveau liturgique, mais malheureusement il se limite à quelques paroisses et mouvements.

On pourra me répondre que si ceux qui sont partis l'ont fait à cause de la nouvelle liturgie, et bien, c'est qu'ils n'avaient pas la foi. Ça c'est du pharisaïsme pur! Nous sommes chacun différent, notre foi est plus ou moins profonde, et certains ont plus besoin que d'autres d'être soutenus dans la foi. Et si la beauté de la liturgie les aide, tant mieux. Le commandement de la charité de nous invite-t-il pas d'oeuvrer pour que le plus grand nombre aillent au Paradis ou bien, pour reprendre le mot de Mgr Vingt-Trois, d'avoir une église de parfaits?

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