mercredi, janvier 04, 2006

A ses enfants, la République déliquescente

Je m'étais promis de ne pas parler de politique sur ce blog. Parce que je n'aime pas la politique, et qu'il y a de plus belles choses dans la vie: je suis de la génération qui a grandi sous le règne de Mitterand, et depuis que je suis gosse j'ai l'impression que la France, ce si beau pays, riche d'une culture et d'une histoire unique, petit à petit, se décompose. Et le règne de Chirac depuis 1995, et bien c'est pareil.

OK, nous sommes encore capable de faire quelques beaux coups pour se rassurer comme par exemple le tunnel sous la Manche, la Coupe du Monde 1998 ou encore le Viaduc de Millau.

Mais ce n'est que la face visible de l'iceberg.

Au fond, l'espoir n'est plus là: l'impossibilité d'avoir une vie économique florissante qui permette aux plus pauvres d'avoir un travail et d'intégrer nos immigrés, l'impossibilité de rétablir un semblant d'ordre républicain pour permettre aux habitants des quartiers pauvres d'avoir une vie plus décente, l'état de pré-banqueroute du pays, et les basses manoeuvres politiciennes (à droite comme à gauche) durant les émeutes de novembre ne laissent pas présager d'un avenir heureux. Le meilleur est derrière nous.

Alors quand j'ai lu ce matin dans Le Figaro cette affaire d'attaque de train, étouffée dans les médias pendant deux jours, j'ai eu envie de pleurer.

Finalement j'ai décidé d'écrire, sous un titre provocateur. C'est peut-être plus efficace pour réveiller les consciences.

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