mardi, septembre 19, 2006

L'ironie de l'Histoire

Toute cette controverse de Ratisbonne conduit à une situation d'une très grande ironie.

Le Pape, ce cher bonhomme tant décrié quand il Préfèt de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, est devenu le héraut de la liberté de conscience et de la liberté d'expression.

Et oui, depuis des années et des années (depuis avant la Révolution en fait) une certaine catégorie de penseurs dépeignent l'Eglise comme l'ennemie à abattre, ennemie de la Liberté, source d'obscurantisme et de superstition etc (bon j'arrête là, nous connaissons tous les refrains habituels), tout ça relayé et rabâché par les médias.

Et maintenant, le Pape est seul face à une situation sans précédent, face à des visages de haine, face à ceux qui veulent interdire d'avoir un avis différent que le leur, d'avoir une foi différente de la leur.

Et tous nos courageux donneurs de leçons, héros auto-proclamés de la lutte contre l'obscurantisme et pour la liberté de conscience, où sont-ils aujourd'hui ?

2 commentaires:

Philippe M a dit…

A cet égard, il est intéressant de lire la dépêche de Zenit.org concernant la réaction de la Commission européenne:

"La Commission européenne a qualifié hier lundi d« inacceptables » les réactions « disproportionnées et qui refusent la liberté dexpression », comme celles suscitées après les paroles sur lislam prononcées par le pape Benoît XVI dans un discours à lUniversité de Ratisbonne."

article complet:

http://www.zenit.org/french/visualizza.phtml?sid=95116

Mais il reste important de ne pas entrer dans une logique de conflit, mais au contraire de restaurer le dialogue, comme l'explique très bien l'intervention d'Andrea Riccardi, fondateur de SantEgidio.

http://www.zenit.org/french/visualizza.phtml?sid=95119

Mickaël a dit…

J'ai été agréablement surpris par la réaction de la commission. Je n'aurais jamais cru qu'ils se mêlent de cette affaire.

Il faut que le dialogue reprenne, oui, sans aucun doute. Mais il faut savoir avec qui.