mercredi, mai 09, 2007

Avril 2007: églises brûlées, cimetières profanés

Je n'a pas blogué beaucoup en avril, et j'avais prévu de faire un récapitulatif des différentes profanations qui ont eu lieu, car c'était malheureusement chargé.

Le blog de Valeurs Actuelles l'a fait.

C'est une bonne chose, car si VA l'a fait, c'est que cela commence de remonter dans la presse généraliste, avec à la clé, la possibilité que les français soient informés correctement sur ces évènements.

La liste est longue :
Lundi, l’église Sainte-Anne, à Loos (Nord) a été ravagée par les flammes, vraisemblablement à la suite d’un acte criminel. Le 3 mai, à Craponne-sur-Arzon (Haute-Loire), l’église a été pillée, et les hosties profanées. Le 29 avril, c’est une autre chapelle Sainte-Anne, en Bourgogne cette fois, qui avait été vandalisée. Le 28 et le 30 avril, deux cimetières chrétiens étaient profanés dans la Marne et en Alsace. Le 18 avril, c’était une paroisse de Perpignan qui était vandalisée, voyant ses œuvres d’art détruites, ses croix tordues, ses statues abattues.


Le silence des politiques est remarquable. Alors que la campagne présidentielle battait son plein, personne n'est venu apporter réconfort et indignation aux familles blessées par les profanations, aux communautées catholiques heurtées par des actes sacrilèges.

C'est d'autant plus regrettable que la campagne a été vraiment une campagne de marketing politique plus que d'idées: une petite phrase par-ci pour rassurer les fonctionnaires, une par-là pour rassurer sur la sécurité, une autre pour s'assurer le vote de certains lobbies etc.
Mais à ma connaissance, rien à propos de ces profanations.

Pourquoi ? Par décence ? Par peur d'apparaître comme faisant de la récupération ? Mais dans ce cas, la policière violée n'a pas eu droit à ce respect, puisque Mlle Royal en a parlé face à M. Sarkozy l'autre soir.

On peut se demander si la raison ne se trouverait pas plutôt dans plus d'un siècle d'anticléricalisme actif et passif, qui a fait qu'il est impossible de voir que les catholiques, et plus généralement les chrétiens, puissent être eux aussi des victimes. La pensée latente ne serait-elle pas que s'ils sont des victimes, c'est à cause de leur foi, qu'ils ont choisi; qu'ils ne viennent donc pas se plaindre.

La question désormais est la suivante : comment sensibiliser l'opinion et les dirigeants à ce phénomène, afin qu'il cesse ?

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