vendredi, décembre 21, 2007

Sarkozy: "confusion entre le religieux et le politique"

Bon et bien! Nous avons un président qui a la fâcheuse habitude de dire ce que son interlocuteur veut entendre. Enfin, c'est ce que j'ai compris après 6 mois de présidence, mais je peux me tromper :-)

Et devant le St Père, il a rappelé les racines chrétiennes de la France. C'est quand même une bonne chose, bien que je n'attende rien d'extraordinaire de cette déclaration.

Cependant les réactions sectaires d'une certaine frange de professionels de la politique sont ridicules.

Qu'on en juge:

François Hollande:
M. Sarkozy laisse penser que la laïcité a été fermée, sectaire et qu'elle a commis une erreur de combattre les religions. C'est une vieille rengaine de la droite la plus cléricale.
Et oui la laïcité a été fermée et sectaire. Mais ce n'est pas "les religions" qu'elle a combattu. Non, c'est l'Eglise Catholique. J'ai écris quelques billets sur ce blogue à ce sujet. Et puis Sarkozy "clérical", lui qui est divorcé-remarié-divorcé...

Jean-Pierre Chevènement:
M. Sarkozy s'aventure sur un terrain qu'il connaît mal. Il risque de blesser des consciences auxquelles il devrait prêter, en tant que président de la République, autant d'attention qu'à d'autres. La laïcité, c'est la croyance dans la capacité humaine à définir le bien commun dans l'espace public, en le soustrayant de l'empire des dogmes. Cela n'empêche ni la croyance, ni la transcendance à laquelle on peut croire ou pas.
De quelles consciences s'agit-il ici? Des consciences aussi attachées à laïcité que ça, cela me fait penser à ces malheureux qui portent des tabliers se prennent pour des lumières. Mais je peux me tromper, bien sûr. Aujourd'hui nous avons des lois qui régissent le "bien commun" et qui sont faites loin des "dogmes". Que voyons-nous? Trop souvent des lois qui permettent la culture de mort. Je ne sais pas s'il y a de quoi s'en réjouir.

Le plus amusant, c'est sans doute Patrick Braouezec:
Réduire l'histoire de France à la chrétienté, c'est un peu court !
Sauf que la France commence avec le baptême de Clovis, ce qui nous fait grosso-modo 15 siècles jusqu'à nos jours. La chrétienté, c'en est la majeure partie.


Aucun commentaire: