lundi, janvier 08, 2007

Le Grand Silence : Interview de Philipp Gröning, réalisateur du film

Aïe aïe aïe. Une vie un peu loin de l'Internet m'a fait louper une interview de Philipp Gröning, sur inXL6.org, le portail "jeune" de l'Eglise Catholique en France.

Bon, je ne sais pas si je rentre toujours dans la catégorie "jeune", mais en tout cas j'aime bien aller sur inXL6 de temps en temps (est-ce parce que je ne suis plus "jeune" que je n'y vais pas plus souvent ?).

P. Gröning parle de sa relation à la foi chrétienne, du processus de création du film, et de la difficulté du montage afin que le film ait un bon rythme.

La citation que je préfère, c'est:
Est- ce que vous pensez que ce film peut aider certains jeunes qui réfléchissent à leur vocation ?
Certainement. Ca peut aider les jeunes qui réfléchissent sur leur vocation mais pas justement dans le sens des jeunes qui réfléchissent sur leur vocation de moine ou de moniale mais aussi sur les jeunes qui réfléchissent sur ce qu’ils veulent faire avec leur vie. Parce que c’est quelque chose à quoi tout jeune doit penser. Et cela surtout parce que le film montre d’un côté que ce choix absolu d’être moine contemplatif c’est possible dans notre culture, il ne faut pas être bouddhiste pour ça. Et de l’autre côté ça montre que l’occident n’était jamais une culture basée sur le travail.

Voilà : le film montre que nous avons les ressources spirituelles pour étancher notre soif d'absolu, et d'autre part que la civilisation chrétienne ne consiste pas à nous enfermer dans une vie de producteur-consommateur, Dieu nous appelle à beaucoup mieux que cela : la sainteté.

On le savait déjà, mais ça va mieux en le disant :-)

3 commentaires:

Dang a dit…

Oui en entrant dans ce film on se dit que l'éternité n'a vraiment pas besoin de la société de consommation.

Mickaël a dit…

Heureusement que non :-)

Je n'ose imaginer un paradis-société de consommation. Quelle horreur!

Dang a dit…

Je me suis mal expliqué. On a l'impression que les moines sont déjà dans l'éternité, et la société de consommation dans laquelle on se vautre semble bien dérisoire.