vendredi, septembre 29, 2006

Prière à St Michel Archange (de Léon XIII)

Saint Michel, Archange, défendez-nous dans le combat!
Soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon.

Que Dieu exerce sur lui son empire, nous le demandons en suppliant !

Et vous, Prince de la milice du ciel, armé de la force de Dieu, repoussez en enfer Satan et les autres esprits mauvais qui rôdent dans le monde pour perdre les âmes.

Amen.

samedi, septembre 23, 2006

B XVI vs Relativisme : 1 - 0

J'ai lu quelques fois qu'à l'instar de Jean-Paul II, dont le pontificat avait libéré l'Europe orientale du communisme, ce système oppressif qui paralysait la vie chrétienne là-bas, celui de Benoît XVI allait sonner le glas de l'islamisme (encore faudrait-il savoir ce qu'on appelle "islamisme").

Je n'en sait rien. C'est possible, mais pour le moment il est trop tôt pour le dire.

Le Saint Père, bien qu'il voulait reconsidérer le dialogue avec le monde musulman, était avant tout intéressé par remettre en question le relativisme occidental, celui qui affirme que toutes les religions se valent, et qui paralyse la vie chrétienne ici, en Europe de l'Ouest. Et on pouvait s'attendre à une longue lutte intellectuelle, philosophique et culturelle pour faire le refluer. Une lutte sur des années.

Et il y a eu Ratisbonne. L'incompétence des médias a déchaînée les foules dans le monde musulman, des foules appelant à tuer le Pape, brûlant son effigie et appelant au Jihad contre l'Europe.

Je me trompe peut-être, mais je vois l'oeuvre de la Providence dans tout cela.

En effet, ces réactions hystériques, violentes, sont incompréhensibles pour nous autres, de culture chrétienne et européenne. Mais elles ont l'avantage de montrer concrètement le fossé qui existe entre nos deux religions, fossé qui s'élargit à cause des différents mouvements islamistes.

Qui viendra dire maintenant que toutes les religions se valent ? Un certain nombre, mais sans doute beaucoup moins qu'auparavant.

En l'espace de deux semaines, le relativisme vient de perdre en crédibilité. N'est-ce pas merveilleux ?

mardi, septembre 19, 2006

L'ironie de l'Histoire

Toute cette controverse de Ratisbonne conduit à une situation d'une très grande ironie.

Le Pape, ce cher bonhomme tant décrié quand il Préfèt de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, est devenu le héraut de la liberté de conscience et de la liberté d'expression.

Et oui, depuis des années et des années (depuis avant la Révolution en fait) une certaine catégorie de penseurs dépeignent l'Eglise comme l'ennemie à abattre, ennemie de la Liberté, source d'obscurantisme et de superstition etc (bon j'arrête là, nous connaissons tous les refrains habituels), tout ça relayé et rabâché par les médias.

Et maintenant, le Pape est seul face à une situation sans précédent, face à des visages de haine, face à ceux qui veulent interdire d'avoir un avis différent que le leur, d'avoir une foi différente de la leur.

Et tous nos courageux donneurs de leçons, héros auto-proclamés de la lutte contre l'obscurantisme et pour la liberté de conscience, où sont-ils aujourd'hui ?

dimanche, septembre 17, 2006

Funestes médias

La Pape a fait un très bel enseignement sur la relation entre la foi et la raison, rejetant d'une part la foi déraisonnable et d'autre part le rationnalisme. C'était un enseignement académique, dans le vase (presque) clos d'une université. Ce n'était pas une homélie en plein air devant quelques centaines de milliers de personnes.

C'était au final une invitation au dialogue entre les cultures et les religions, comme il le dit lui-même en conclusion du discours:
Ce n'est qu'ainsi que nous devenons également aptes à un véritable dialogue des cultures et des religions — un dialogue dont nous avons un besoin urgent.

Mais il a introduit son sujet en reprenant une controverse islamo-chrétienne médiévale:
Sans s'arrêter sur les détails, tels que la différence de traitement entre ceux qui possèdent le « Livre » et les « incrédules », l'empereur, avec une rudesse assez surprenante qui nous étonne, s'adresse à son interlocuteur simplement avec la question centrale sur la relation entre religion et violence en général, en disant: « Montre-moi donc ce que Mahomet a apporté de nouveau, et tu y trouveras seulement des choses mauvaises et inhumaines, comme son mandat de diffuser par l'épée la foi qu'il prêchait ». L'empereur, après s'être prononcé de manière si peu amène, explique ensuite minutieusement les raisons pour lesquelles la diffusion de la foi à travers la violence est une chose déraisonnable.

Le Saint Père ne fait que citer un empereur byzantin, en faisant remarquer (ce qui est mis en gras ici) qu'il trouve que l'empereur manque de respect envers son interlocuteur.

Et comment les médias ont rapporté ces quelques lignes, mineures dans le discours ? "Les propos controversés du Pape sur l'Islam". Juste pour une introduction de quelques phrases. Selon Patrice de Plunkett, c'est qu'ils n'ont rien compris. Manifestement, oui ! Le Pape cite un vieux texte tout en prenant ses distances, mais les médias lui attribuent la citation ! On voudrait faire mousser les choses pour alimenter le journal de 20H en actualités qu'on ne s'y prendrait pas autrement.

Et aujourd'hui où en sommes nous ? Des dignitaires des frères musulmans demandent des excuses sinon la foule va devenir violente (et qui excite la foule? ces mêmes dignitaires le vendredi). Des fanatiques brûlent l'image du Pape. Des églises sont attaquées. Même les extrémistes hinduistes s'en prennent au Pape, eux qui essaient de convertir les chrétiens par la force.

Nous avons même une nouvelle martyr, une religieuse italienne assassinée à Mogadiscio.

Funestes médias.

En attendant, j'invite tout le monde à lire le texte du Pape à tête reposée, loin des médias incompétents.

mercredi, septembre 13, 2006

La fin dernière de toutes nos dévotions

Afin de poser les fondements de la Vraie Dévotion à la Sainte Vierge, St Louis-Marie nous rappelle que Jésus-Christ est la fin de toutes nos dévotions:
Première vérité. - Jésus-Christ notre Sauveur, vrai Dieu et vrai homme, doit être la fin dernière de toutes nos autres dévotions; autrement elles seraient fausses et trompeuses. Jésus-Christ est l'alpha et l'oméga, le commencement et la fin de toutes choses. Nous ne travaillons, comme dit l'Apôtre, que pour rendre tout homme parfait en Jésus-Christ, parce que c'est en lui seul qu'habite[nt] toute la plénitude de la Divinité et toutes les autres plénitudes de grâces, de vertus et de perfections; parce que c'est en lui seul que nous avons été bénis de toute bénédiction spirituelle; parce qu'il est notre unique maître qui doit nous enseigner, notre unique Seigneur de qui nous devons dépendre, notre unique chef auquel nous devons être unis, notre unique modèle auquel nous devons nous conformer, notre unique médecin qui doit nous guérir, notre unique pasteur qui doit nous nourrir, notre unique voie qui doit nous conduire, notre unique vérité que nous devons croire, notre unique vie qui doit nous vivifier et notre unique tout en toutes choses qui doit nous suffire. Il n'a point été donné d'autre nom sous le ciel, que le nom de Jésus, par lequel nous devions être sauvés. Dieu ne nous a point mis d'autre fondement de notre salut, de notre perfection et de notre gloire, que Jésus-Christ: tout édifice qui n'est pas fondé sur cette pierre ferme est fondé sur le sable mouvant, et tombera infailliblement tôt ou tard. Tout fidèle qui n'est pas uni à lui comme une branche au cep de la vigne, tombera, séchera et ne sera propre qu'à être jeté au feu. Si nous sommes en Jésus-Christ et Jésus-Christ en nous, nous n'avons point de damnation à craindre; ni les anges des cieux, ni les hommes de la terre, ni les démons des enfers, ni aucune autre créature ne peut nous nuire, parce qu'elle ne nous peut séparer de la charité de Dieu qui est en Jésus-Christ. Par Jésus-Christ, avec Jésus-Christ, en Jésus-Christ, nous pouvons toutes choses: rendre tout honneur et gloire au Père, en l'unité du Saint-Esprit; nous rendre parfait et être à notre prochain une bonne odeur de vie éternelle. (VD 61)

mardi, septembre 12, 2006

La Reine des coeurs

Marie est la Reine du ciel et de la terre par grâce, comme Jésus en est le Roi par nature et par conquête. Or, comme le royaume de Jésus-Christ consiste principalement dans le coeur et l'intérieur de l'homme, selon cette parole : Le royaume de Dieu est au-dedans de nous, de même le royaume de la Très Sainte Vierge est principalement dans l'intérieur de l'homme, c'est-à-dire son âme, et c'est principalement dans les âmes qu'elle est plus glorifiée avec son Fils que dans toutes les créatures visibles, et nous pouvons l'appeler avec les saints la Reine des coeurs. (VD 38)

lundi, septembre 11, 2006

Plus de prêtre ? Plus de prêtres !

Avant-hier, le doyen des prêtres de ma paroisse a fêté ses 85 ans. Et hier, la messe dominicale était un peu sa messe.

Vers la fin, juste avant l'envoi, il est venu nous dire quelques mots.

Ce qui m'a marqué le plus, c'est quand il a dit qu'aujourd'hui on se plaint qu'il n'y a bientôt plus assez de prêtres. Et bien, nous a-t-il dit, la solution, c'est de prier pour que le Seigneur nous envoie de nouveaux prêtres.

Voilà, c'était juste une petite note pour inviter mes lecteurs à prier pour les vocations :-)

vendredi, septembre 08, 2006

Les "questions essentielles"

Le Monde nous propose un article au sujet de l'influence positive du Pape Benoît XVI pour l'Eglise Catholique en Allemagne:
Les catholiques, mais aussi les protestants, se montrent plutôt surpris par le style de leur compatriote qui a su dissiper une partie des réserves qu'il avait soulevées, depuis le Vatican, par le passé.

On entend dire ici et là que l'affluence des jours de messe est plus forte qu'avant. "Mais il faudra attendre un peu pour voir si cela se confirme dans les statistiques", observe Theodor Bolzenius, porte-parole du Comité central des catholiques (ZDK).
C'est une bonne nouvelle.

Et bien que chaque année 100 000 (!) personnes quittent malheureusement l'Eglise, il y en a environ 10 000 qui reviennent.

Mais, selon le théologien Heinzgerd Brackmann,
"il n'y aura pas de miracle. Le christianisme va devenir minoritaire dans le pays."
Cela, c'est une attitude regrettable. Comment peut-on être chrétien, théologien de surcroît, et perdre ainsi l'espérance ? Le Saint Evangile ne doit-il pas être annoncé à temps et à contre-temps ? Les temps sont certes difficiles, cela fait bien plus de deux centaines d'années que les forces obscures s'essaient à faire disparaître l'Eglise. Bien qu'affaiblie en Europe, diminuée, elle est toujours debout. Il ne faut pas douter de Dieu, rien ne lui est impossible, elle peut s'étendre de nouveau.
Selon lui, Benoît XVI ne donne pas de réponses aux "questions essentielles" qui permettraient d'enrayer la désaffection des églises et de relancer les vocations. Il n'a assoupli en rien les positions de l'Eglise sur la contraception ou l'avortement, l'accès au sacerdoce d'hommes mariés, les divorcés-remariés.

Ce ne sont pas des questions essentielles. Elles sont importantes, car elles touchent l'humain et la façon de vivre aujourd'hui dans l'Europe occidentale, mais croire qu'elles permettront de remplir les églises est un leurre: les églises protestantes sont très souples sur ces questions, et leur situation n'est pas meilleure.

Allez, disciples de Jésus-Christ, allons annoncer le Saint Evangile aux nations!

jeudi, septembre 07, 2006

Commentaire FAQ

Je viens de recevoir un e-mail me signalant que les commentaires ne fonctionnent plus avec le nouveau blog.
Si, ils fonctionnent, mais malheureusement les "identités" utilisées pour se connecter sur la plateforme Blogger ne fonctionnent plus avec Blogger Beta. Il faut donc cliquer sur le bouton "Other" (autre) en bas de la fenêtre de commentaires pour pouvoir entrer son nom et son URL.

Bienvenu sur mon nouveau blog!

Je viens de migrer Dieu seul! sur la plateforme beta de Blogger. Elle est bien plus agréable à utiliser. Il n'est par exemple plus nécessaire d'attendre que Blogger génère toutes les pages web du blog, tout est dynamique maintenant. Il est aussi plus facile d'éditer le modèle: on place des éléments où l'on veux à la souris, au lieu de tout faire à la main dans le code.

Par contre il n'y a pas moyens de migrer automatiquement: j'ai dû recopier tous mes posts à la main, je voulais tout au même endroit. Je n'ai pas repris les commentaires :-(

Le vieux blog est disponible à l'adresse http://dieuseul.blogspot.com

dimanche, septembre 03, 2006

L'esprit des "Lumières"

Ce texte de publicité écrit par le Grand Maître du Grand Orient de France (respectivement GM et GODF pour les intimes) m'inspire quelques réflexions.

L'article s'intitule "Dans notre pays, le débat public doit renouer avec l'esprit des Lumières".
Tout un programme.

En français, nous parlons des Lumières. De Lumière, nous autres catholiques, nous n'en connaissons qu'une: celui qui est "Lumière né de la Lumière", c'est à dire Notre Seigneur Jésus-Christ. Il est remarquable de voir qu'en France, pays avec une orientation laïciste depuis la Révolution, on parle de Lumières, c'est à dire qu'un certain nombre de personnes sont mises au même niveau que Dieu, alors que le monde anglo-saxon, qui n'a pas cette orientation, parle plus modestement d'Enlightenment, c'est à dire d'éclaircissement, d'instruction. Différentes appréciations d'une même époque.

Et ces Lumières, quand auraient-elles luis? A notre époque où le débat démocratique est de mise ? Non. Au XIXème siècle, après la Révolution française, qui a libéré la Nation de l'oppression du pouvoir royal ? Que nenni ! C'est au XVIIIème siècle, sous les règnes de Louis XV et Louis XVI, que les penseurs tels Voltaire, Rousseau, Diderot et consort on put s'exprimer, écrire, polémiquer, en prenant quelques précautions de temps en temps, mais pas trop quand même. Comme dictature, on a connu pire.

C'est bien d'être GM du GODF, car on peut écrire des choses telles que:
La maçonnerie est un projet qui s'inscrit parfaitement dans la modernité, mais qui ne doit pas s'adapter à la modernité, car elle risquerait alors de s'affadir et de s'affaiblir
sans que personne ne s'offusque.

Pour bien comprendre, remplaçons "maçonnerie" par "Eglise":
L'Eglise est un projet qui s'inscrit parfaitement dans la modernité, mais qui ne doit pas s'adapter à la modernité, car elle risquerait alors de s'affadir et de s'affaiblir
On connait les cris d'orfraie qui répondent à une telle affirmation.

Il nous apprend aussi que:
Le Grand Orient est sans doute aujourd'hui l'un des rares endroits où peuvent s'exprimer le cosmopolitisme des idées et des êtres, l'idée républicaine et laïque, l'universalisme de l'humanisme.

Tout ceci s'exprime librement dans la société française. Il est donc difficile de voir ce que GODF apporte de plus.

Le leitmotiv qui revient dans ce texte, c'est bien sûr la séparation de l'Eglise et de l'Etat. La formulation renvoie à la IIIème République, et ne semble pas adaptée à la société française moderne. Il y a en effet en France plusieurs religions, mais l'important pour le GODF est de séparer l'Eglise de l'Etat. L'Eglise catholique est séparée de l'Etat depuis longtemps, mais réclamer sans cesse cette séparation confine à l'acharnement contre une religion particulière, ce qui n'est pas en accord avec la liberté absolue de conscience que met en avant le GODF. A moins que le GODF en ait une autre interprétation que celle du sens commun.

Liant les "Lumières" avec la Franc-maçonnerie, comme le fait ce texte, on pourrait donc penser que l'esprit des Lumières et cette liberté absolue de conscience, ont régné sur notre beau pays quand la franc-maçonnerie avait le pouvoir.
Par exemple, sous la IIIème République (1871-1940). Et bien, savez-vous que de 1879 à 1914, les catholiques étaient exclus du gouvernement de la France, alors que le pays était très majoritairement catholique. Liberté absolue de conscience, dites-vous ?
Et n'oublions pas le fameux anticléricalisme acharné qui sévissait à l'époque, alors que l'immense majorité du peuple encore une fois était catholique. (source: Historiquement correct, de Jean Sevilla)
Est-ce une façon de mettre en application le fameux principe de liberté absolue de conscience ?

Alors, le débat publique doit-il renouer avec l'Esprit des Lumières ? Non. L'esprit des Lumières a vécu, dans un temps et un lieu bien défini: la France du XVIIIème siècle, avec des séquelles jusqu'au début du XXème siècle. Cet esprit n'a pas forcément été équitable avec tous, particulièrement les catholiques, comme cela vient d'être montré. Nous sommes au début du XXIème siècle, il faut évoluer.
Le débat doit être démocratique, c'est juste et bien suffisant.