mardi, février 27, 2007

Un vrai attrape-nigaud

James Cameron vient de faire un vrai-faux documentaire sur le vrai-faux tombeau du vrai-faux Jésus marié (ou non ?) à la vraie-fausse Marie-Madeleine dont ils auraient eu un vrai-faux fils nommé vraiment (ou faussement ?) Judas.

Euh vous me suivez, là ? Parce que moi je suis perdu, c'est compliqué et j'ai le tournis.

Que de vrais scientifiques disent que tout cela soit du pur bullshit n'influe pas le faux archéologue mais vrai cinéaste Cameron, qui a tout intérêt a rester entêté s'il veut voir son vrai compte en banque s'accroître avec des sous, vrais ceux-là.

On pourra lire l'analyse de P. de Plunkett.

mercredi, février 21, 2007

Bannir "maman" et "papa" du langage...

... car considéré comme trop "homophobes" (sic).

C'est une directive dans le cadre d'une politique de "tolérance zéro au langage discriminatoire" que le Service National de Santé d'Ecosse vient de publier, à l'intention des infirmières, car l'utilisation de "maman" et "papa" serait considéré comme offensant à l'attention des couples homosexuels avec enfants.

L'utilisation des mots "mari", "femme" (dans le sens d'épouse) et "mariage" sont aussi à bannir, car ils excluent les lesbiennes, les gays et les bisexuels.

Il est aussi recommandé d'afficher des posters de couples "homos" heureux, de la même façon qu'il y a des posters avec des couples "hétéros" heureux.

Etc. La suite se trouve dans l'article.

On peut sincèrement douter que le nombre de familles "homoparentales" soit suffisement grand pour justifier qu'on essaie de provoquer une telle révolution culturelle. Ce n'est qu'une recommandation pour l'instant, mais gageons qu'après quelques mois de pratique cela va devenir obligatoire.

Du coup, ce sont les familles normales qui vont se sentir discriminées.

Le jeûne prend un nouvel élan chez les catholiques.

« TOUTE la communauté est volontaire pour jeûner ! » Un drôle de défi pour ces moniales cisterciennes de l’abbaye d’Échourgnac, en Dordogne, plus connues pour leur production annuelle de fromage que pour leur pratique de l’ascèse.

C’était sans compter sur une vingtaine de retraitants accueillis à l’abbaye pour une semaine, qui viennent de leur faire découvrir que la pratique du jeûne a le vent en poupe et que l’expérience mérite d’être tentée.
La suite sur catholique.org

mardi, février 20, 2007

Le KGB, un complot contre Pie XII ?

ROME, Lundi 19 février 2007 (ZENIT.org) - Véritable tollé à la suite des révélations de l’ancien général des services secrets roumains, Ion Mihai Pacepa, selon lequel la pièce de théâtre « Le Vicaire » de Rolf Hochhuth, aurait été écrite et utilisée par le KGB pour discréditer le pape Pie XII.

Les révélations du lieutenant général Mihai Pacepa, ancien conseiller du président Nicolae Ceausescu, qui s’est par la suite enfui pour se réfugier aux Etats-Unis, ont été publiées par le National Review Online, une revue télématique américaine d’histoire (cf. Moscow’s Assault on the Vatican).

Dans ces mémoires, l’ancien responsable des services secrets roumains fait part de tentatives d’infiltration au Vatican et d’une attitude politique trop souple du cardinal Agostino Casaroli à l’égard des soviétiques.

Interrogé par Zenit sur la pièce de théâtre « Le Vicaire » de Rolf Hochhuth, qui a donné le coup d’envoi à la campagne de calomnies et de discrédit contre le Pape Pacelli, le Père Peter Gumpel, rapporteur de la cause de béatification de Pie XII, a rappelé que l’œuvre originale, qui durait huit heures, avait été, selon les critiques de théâtre, « manifestement écrite par un débutant ».

Pour améliorer la pièce et faire en sorte qu’elle puisse être jouée, Erwin Piscator, un habile metteur en scène et producteur, est venu en aide à Hochhuth. Selon le Père Gumpel, Erwin Piscator était « manifestement communiste. Réfugié en Union soviétique pendant la Deuxième guerre mondiale, il avait travaillé en Allemagne et aux Etats-Unis auprès de bureaux et d’universités notoirement procommunistes ».

Il est évident pour le Père Gumpel, éminent connaisseur de cette période et de la politique du Saint-Siège pendant les années dont parle l’ancien espion communiste, que « la réduction de la pièce à deux heures et le montage du texte avec les calomnies contre Pie XII sont dus à l’influence de Piscator ».

Quant à la responsabilité de l’Union soviétique dans cette opération, le Père jésuite explique qu’ « au Vatican on savait depuis longtemps que la Russie bolchevique était à l’origine de cette campagne de discrédit contre Pie XII ».

Et pour confirmer ses dires, le Père Gumpel ajoute que « dans les pays occupés par les communistes après la seconde guerre mondiale, ‘Le Vicaire’ de Hochhuth était obligatoirement représenté au moins une fois par an dans toutes les grandes villes ».

Le Père Gumpel affirme encore que les quotidiens et les revues communistes comme l’Unità en Italie et l’Humanité en France, ont fait et continuent de faire une grande propagande à l’œuvre de Hochhuth. Aucun doute donc quant à son influence communiste ».

« Je ne peux affirmer que Hochhuth était un agent des russes, - affirme le Père Gumpel - mais il est évident que son œuvre a été fortement influencée par l’appareil communiste ».

A ce propos, le Père Pierre Blet, historien de renom, lui aussi jésuite, a affirmé plus d’une fois que « le drame de Hochhuth ne fait pas partie de l’historiographie et que, par conséquent, c’est comme s’il n’existait pas. S’il a fait tant de bruit c’est parce qu’il s’agit d’un artifice monté de toutes pièces par Moscou pour guider la campagne contre Pie XII et le discréditer ».

Selon le Père Gumpel, grâce au « Vicaire », Hochhuth a bénéficié de la propagande des communistes mais aussi de celle des ennemis de l’Eglise et il est intéressant de noter que la représentation de la pièce a été refusée non seulement à Rome mais également en Israël ».

Quant à la crédibilité du général Ion Mihai Pacepa, le Père Gumpel a déclaré : « Il ne faut pas oublier qu’il est l’un des plus hauts fonctionnaires des services secrets des pays de l’Europe de l’Est à s’être enfui en Occident et que bon nombre de faits qu’il a rapportés exigent des précisions ».

En ce qui concerne les tentatives soviétiques d’infiltrer des agents au Vatican - des tentatives réussies selon l’ancien espion roumain -, le Père Gumpel a rappelé que dans deux institutions de la Compagnie de Jésus, à savoir l’Institut pontifical d’études orientales et le Collège pontifical Russicum, les soviétiques « ont tenté de faire entrer des séminaristes espions ».

« Il s’agit d’une affaire que je connais directement, a-t-il souligné. Il a été facile de les démasquer car leur attitude a éveillé de tels soupçons qu’ils ont fini par être chassés. Il était évident qu’ils n’avaient pas la vocation ».

Le Père Gumpel doute que des espions soviétiques aient pu avoir accès aux archives secrètes du Vatican et s’emparer de matériel pour monter les calomnies contre Pie XII, comme l’affirme le général roumain.

Mgr Sergio Pagano, Préfet des Archives secrètes du Vatican, a écrit au Père Gumpel que « les documents relatifs à Pie XII, pendant la période dont parle l’ancien espion roumain, n’étaient pas encore aux Archives secrètes. Les documents qui les intéressaient se trouvaient aux Archives de la Secrétairerie d’Etat ».

A ce propos, le Père jésuite a expliqué : « Ceux qui ne savent pas comment fonctionnent les choses au Vatican confondent facilement les Archives secrètes du Vatican et les archives de la Secrétairerie d’Etat ».

Le Père Gumpel a donc confié à Zénith que ces révélations « confirment ce que nous savions depuis longtemps et que le Père Pierre Blet a maintes fois souligné ». Cependant, a-t-il ajouté, « nous ignorions que Hochhuth a été influencé par les soviétiques d’une manière aussi explicite ».

Dans la deuxième partie de ses révélations, le général Pacepa affirme avoir rencontré à Genève Mgr Agostino Casaroli, afin de faciliter un modus vivendi entre le Saint-Siège et l’Union soviétique. Il aurait même été question d’argent.

Pour le Père Gumpel « toute cette partie est bien difficile à croire. Même si je dois avouer avoir été personnellement très sceptique sur l’Ostpolitik et cela non seulement en raison de ce que je savais du monde communiste mais aussi pour ce que plusieurs cardinaux qui vivaient dans la partie occupée par les russes m’avaient raconté ».

Le Père Gumpel a ajouté : « Grâce à mes contacts directs avec les cardinaux Alfred Bengsch de Berlin, Làzlò Lékai et Jòzsef Mindszenty de Hongrie, je peux dire que tous trois étaient contraires à l’Ostpolitik et ne voulaient pas en entendre parler » .

Le Père Gumpel a expliqué qu’il « faut être extrêmement prudents et vérifier les faits. Il est des questions pour lesquelles nous n’avons pas de réponses, par exemple quand a-t-il rencontré Casaroli ? dans quel hôtel ? Il dit par exemple qu’ils ont trouvé des documents des Archives secrètes du Vatican, mais des documents écrits par qui ? Adressés à qui ? A quelle date, quel genre de documents ? etc. ».

« Enfin, a conclu le Père Gumpel, il ne faut pas oublier que les espions doivent justifier leur existence et donner de l’importance même à des choses qui n’en ont pas. Ils se vantent souvent et parfois inventent... ».

dimanche, février 18, 2007

Un peu de viande avant Carême


Une pub de Burger King très marrante et politiquement incorrecte (pas végétarienne, pas féministe - pour anglophones).

mercredi, février 14, 2007

Pillage d'une église à Roquevaire (Bouches-du-Rhône)

Une église pillée et profanée à Roquevaire. Encore une.

Fin janvier, l'église Saint-antoine de Ginestière était incendiée à Nice. Origine criminelle.

Le 14 novembre 2006, c'était l'église de la Duchère, à Lyon, après avoir été profanée en octobre.

Le nombrede profanations de lieux chrétiens ont augmenté de 60% en 2005, par rapport à l'année précédente. Les chiffres sont effrayants: 214 contre 130.

Que fait la police ?

Que font nos politiciens ? Rien. Ou si peu. Pourquoi ?

Dans les commentaires du Salon Beige, j'ai trouvé ce site: Indignations. On pourra y trouver une liste des profanations depuis 2003.

mardi, février 13, 2007

Taxation des expatriés: suite

Bon, et bien je viens d'apprendre que cette proposition n'a pas été retenue dans le programme de Ségolène Royal.

Un bon point, quoique les promesses n'engagent que ceux qui les croient, comme dirait l'autre.

«mettre en place un impôt citoyen pour ceux qui se disent Français mais finalement (qui) n’ont plus de français que le nom parce qu’ils quittent le pays et qu’ils quittent l’ensemble de la vie collective»


A quel point le propos de Dominique Strauss-Kahn est insultant, je vous invite à parcourir le site Miquelon.org qui depuis trois ou quatre ans se bat contre le french-bashing qui sévit aux USA.

Portugal : tremblement de terre

Hier lundi un tremblement de terre a eu lieu au Portugal, forçant des centaines de personnes à évacuer immeubles et habitations, aussi bien au Portugal qu'en Espagne. Fort heureusement aucun blessé n'est à déplorer.

L'épicentre était dans l'atlantique à 160 km au sud-ouest du cap St Vincent dans la province d'Algarve. La magnitude du séisme était de 6 sur l'échelle de Richter, ce qui qualifie ce séisme de "fort".

Les secousses ont été ressenties à Lisbonne et Madrid, ainsi qu'à Casablanca, Marrakech et Rabat.

***

Ce séisme se produit le jour suivant l'annonce par le gouvernement portugais de ne pas respecter les règles démocratiques en passant par le parlement pour faire voter la légalisation de l'avortement, alors que le référendum devant décider de cette question est invalide pour cause de faible participation. Bizarre, non ?

lundi, février 12, 2007

Portugal: démocratie avortive - la suite

Le référendum portugais sur la légalisation de l'avortement est un échec, puisque la participation n'a pas dépassé les 50% nécessaires pour la validation du référendum.

Est-ce que la question va donc être enterrée ? Et bien non, le gouvernement portugais va tenter cette fois-ci de passer par le parlement.

Quelle belle conception de la démocratie, n'est-ce pas ? Cela me rappelle cette histoire de référendum sur la constitution européenne: le peuple a voté négativement, mais on essaie de l'imposer quand même.

On remarquera la présentation pleine de condescendance de l'article de TF1 :
Dans ce pays encore fortement imprégné de catholicisme [...]
Comme si être catholique c'est être sur la sortie et donc être has been... Tiens, il faudra que je fasse un billet à ce sujet.

A lire aussi l'analyse de Patrice de Plunkett.

dimanche, février 11, 2007

Taxation des expatriés: réflexions

Un peu de politique. Je n'aime pas en parler sur ce blog, qui se veut spirituel, mais quand il faut il faut.

Dans le rapport sur la fiscalité remis à Ségolène Royal, DSK, avec deux autres parlementaires, propose de taxer les expatriés. Cela serait la conséquence de l'évasion fiscale de Johnny Halyday.

Pour DSK il s'agit de :
«mettre en place un impôt citoyen pour ceux qui se disent Français mais finalement (qui) n’ont plus de français que le nom parce qu’ils quittent le pays et qu’ils quittent l’ensemble de la vie collective»


On remarquera l'insulte contenu dans l'argument, ce soupcon de trahison qui plane sur ceux qui quittent la France, comme si être français n'avait rien à voir avec sa famille, sa langue, sa culture. Les gens qui s'investissent dans les différentes Alliances Françaises apprécieront.

Pour quelles raisons beaucoup de français quittent la France depuis 10 ou 15 ans ? Les raisons sont variées : ce peut-être par amour, envie de voir du pays ou surtout par envie de travailler selon ses compétences et d'être récompensé pour son travail, alors que pour beaucoup de jeunes diplômés la France n'a rien à leur proposer à la sortie des études, si ce n'est des emplois sous-qualifiés.

Les 200 000 expatriés de Londres et les 60 000 de San Francisco ne sont sans doute pas des évadés fiscaux. Non, ce sont des (jeunes) gens qui veulent avoir la dignité de vivre de leur travail.

Le « syndrome de Coblence »

Assimiler cette jeunesse qui part tenter sa chance ailleurs à des évadés fiscaux relève de l'autisme idéologique ou du cynisme. Dans le premier cas cela montre le manque d'écoute du PS envers les besoins de la nation. Dans le second, il s'agit de dresser les gens les uns contre les autres, afin de diviser pour régner, en signifiant que le PS est toujours là pour aider ceux qui ne seraient pas assez riches ou trop honnêtes pour partir. Ceux qui seraient pauvres, quoi.

Le PS a des problèmes avec ce flux émigratoire de la jeunesse. Déjà, en 2000, Henri Emmanuelli qualifiait l'émigration moderne de "syndrome de Coblence" (source). Un tel langage de rejet des expatriés permet de masquer à la nation les causes de l'expatriation: un pays sclérosé qui ne permet plus a ses enfants de travailler, qui ne donne pas d'espoir, conséquence de choix politiques désastreux depuis 30 ou 40 ans (toujours plus d'impôts pour toujours plus d'État).

En mettant au coeur des gens le rejet de l'expatrié, le PS tente de les blinder contre l'apport d'idées nouvelles que ces expatriés pourraient ramener d'Amérique ou d'Angleterre, pays où règne le libéralisme et non pas le fond philosophique du PS.

Par contre on attend toujours de savoir ce que le PS va faire pour résorber la dette abyssale de la France.

Calcul politique

Le comble du cynisme serait que DSK, candidat malheureux à l'investiture PS, tente de savonner la planche à Ségolène Royal pour que ce soit lui qui ait l'investiture aux élections de 2012.

En effet, si les expatriés votent en masse Sarkozy, qui vient lui de les charmer à Londres, Ségolème ne sera pas élue cette fois-ci et sa carrière de wanna-be président de la République s'arrêtera cette année.

vendredi, février 09, 2007

Portugal: démocratie avortive

Ce dimanche, le Jour du Seigneur, les Portugais voteront pour légaliser ou non l'avortement.

Ils s'étaient déjà prononcés négativement sur le sujet en 1998.

Question: si le vote est positif cette fois-ci, vont-ils avoir le droit de se reprononcer sur le sujet dans 9 ans ?

jeudi, février 08, 2007

Le réveil amer de la pilule du lendemain

Démenti des prévisions sur son utilisation


ROME, Mercredi 7 février 2007 (ZENIT.org) – Le débat sur la pilule du lendemain se poursuit dans un grand nombre de pays. En septembre dernier, au Chili, le gouvernement a donné le coup d’envoi à la distribution de la pilule du lendemain, après plusieurs mois de controverses sur la question. Mais le 12 janvier, la Cour constitutionnelle chilienne, jugeant irrecevable le programme gouvernemental, en a décrété la suspension, par 6 voix favorables et 4 contre.

Selon un rapport de l’Associated Press publié ce jour-là, les juges ont décidé d’invalider la décision prise par le gouvernement d’autoriser l’implantation du programme de distribution de la pilule du lendemain, estimant qu’il s’agissait d’une mesure administrative et non d’un décret présidentiel ou d’une loi du Parlement. L’arrêt de la distribution de la pilule pourrait toutefois être de courte durée. Le gouvernement a répondu à la décision de la cour en annonçant qu’un décret du Président chilien, Michelle Bachelet, serait en mesure de palier cette exception soulevée par les juges.

L’Eglise catholique du Chili s’est âprement battue contre ce programme mis en œuvre par le gouvernement. Dans une déclaration du 7 septembre, la Conférence épiscopale a mis en évidence les effets abortifs possibles de la pilule, estimant que celle-ci n’empêchait pas forcément une éventuelle conception.

Pour les évêques, le programme gouvernemental rabaisse le rôle des parents dans la mesure où celui-ci prévoit également la distribution de la pilule du lendemain aux jeunes filles de 14 ans sans autorisation préalable de leurs parents. Ce qui prive les parents de leur autorité légitime en matière d’éducation et d’orientations à donner à leurs propres enfants, ont affirmé les prélats.

Cette affaire se déroule au Chili à un moment où les politiques de large distribution de la pilule du lendemain suscitent de plus en plus de doutes quant à leur efficacité. Le médicament était considéré par ses promoteurs comme un élément réducteur du taux d’avortements, alors qu’en réalité rien ne prouve la véracité d’une telle affirmation.

D’après le compte-rendu de 23 études menées sur divers types de « contraceptifs d’urgence », publiée par la revue Obstetrics and Gynecology, dans son édition du mois de janvier, il n’existe aucune preuve démontrant que l’utilisation de la pilule réduise les taux de grossesse ou d’avortement.

En relation à cet article, le Washington Times a informé, le 8 janvier dernier qu’en 2005, les chercheurs du Guttmacher Institute, une entreprise de recherche liée à l’institut Planned Parenthood pour l’avortement ont publié un rapport affirmant que l’utilisation de cette pilule ou d’autres « contraceptifs d’urgence », a permis en 2000 d’éviter 51.000 avortements.

Ce type d’arguments continue d’être soutenu. « L’opportunité d’élargir l’accès à la contraception et en particulier de mettre sur le marché la pilule du lendemain devrait être évidente », avait écrit Nicholas Kristof dans son éditorial apparu sur le New York Times du 2 mai dernier.

Davantage de pilules, davantage d’avortements

Un autre rapport, publié le 8 janvier, confirmerait l’inefficacité de la pilule du lendemain en termes de réduction du nombre des avortements. Cette étude, diffusée sur le site internet espagnol Forum Libertas analyse ce qui s’est passé en Espagne dès l’introduction du médicament. En l’an 2000, l’année précédant son introduction, le nombre d’avortements s’élevait à 60.000, avec un taux d’avortements de 7,5 pour 1.000 femmes de moins de 20 ans.

En 2005 pas moins de 506.000 pilules du lendemain ont été administrées, mais le nombre des avortements enregistrés cette année-là a augmenté jusqu’à 91.000, avec un taux d’avortement de 11,5 pour 1.000 femmes de moins de 20 ans.

Ce même constat a également été mis en évidence l’année dernière par la Grande-Bretagne. L’édition du 15 septembre du British Medical Journal rapporte les propos, publiés dans un éditorial, de Anna Glasier, directrice d’une unité du Service sanitaire national d’Edimbourg, en Ecosse.

« On a fait étalage de cette contraception d’urgence comme une solution pour enrayer l’augmentation du taux d’avortements », écrit Anna Glasier. « Certains ont soutenu qu’aux Etats Unis presque un million d’avortements auraient pu être évités si les femmes avaient eu recours à la contraception d’urgence chaque fois qu’il aurait fallu ».

« Et pourtant, malgré l’évidente augmentation de l’utilisation de la contraception d’urgence au Royaume-Uni, le taux d’avortement n’a pas diminué », poursuit l’article. Selon Anna Glasier, ceux-ci ont en effet augmenté passant de 11 IVG pour 1.000 femmes âgées de 15 à 44 ans en 1984 (136.388 avortements) à 17,8 pour 1.000 femmes en 2004 (185.400 avortements). Anna Glasier ajoute que la Suède est le pays à avoir connu le taux le plus élevé de recours à la contraception d’urgence, sans que cela ait pour autant eu une influence sur son taux d’avortements qui n’a pas baissé.

En Ecosse, l’utilisation de la pilule du lendemain avait déjà suscité quelque perplexité. Dans un rapport publié au mois de novembre 2005 par le Scottish Council on Human Bioethics, le docteur Anne Williams avait constaté que la pilule du lendemain « était considérée de façon erronée et trompeuse comme une ‘contraception d’urgence’ par les organismes sanitaires et gouvernementaux ».

« Ceci est trompeur dans la mesure où son action ne prévient pas la conception, mais intervient sur la survie et le développement successif d’un embryon déjà existant », explique le rapport.

Le terme contraception est insuffisant pour décrire de manière exhaustive les effets de la pilule du lendemain, a écrit le Dr. Williams. La pilule peut en effet agir en empêchant l’implantation de l’embryon sur la paroi utérine, qui a lieu au bout de sept jours environ après la conception. Les contraceptifs, en revanche, empêchent la conception, pas l’implantation. « Les actions successives à la conception ne peuvent être incluses dans la définition de contraception », a-t-elle affirmé.

Risques pour la santé

Le rapport relève par ailleurs un manque de recherche adéquate et approfondie relative aux conséquences à court et à long termes que l’utilisation de la pilule du lendemain peut avoir sur la santé, surtout chez les femmes qui en font un usage régulier.

Cette étude rapporte les données provenant de sept cliniques de planification familiale, qui montrent que plus de la moitié des femmes ont eu recours à la pilule du lendemain au moins une fois par an, et que 25% y ont eu recours à plus de trois reprises dans l’année. Les difficultés dans le recueil des données relatives à l’utilisation de la pilule du lendemain, augmentent du fait des politiques de certains gouvernements qui en prévoient la distribution sans l’obligation préalable d’une ordonnance médicale.

Le Dr. Williams a également affirmé que le faible risque de tomber enceinte, engendré par l’utilisation de la pilule du lendemain, pourrait inciter les personnes à faire preuve de plus de liberté vis-à-vis des relations sexuelles, et les femmes auraient moins d’excuses à fournir pour refuser des relations. Et une activité sexuelle plus diffuse pourrait contribuer à augmenter les niveaux de maladies sexuellement transmissibles.

Ces mêmes préoccupations concernant les risques de santé liés à l’utilisation de la pilule ont été exprimées par Susan Wills, directrice adjointe pour l’éducation du Bureau pro-vie de la Conférence épiscopale des Etats-Unis. La prise du Plan B, une des marques de pilule du lendemain, ou d’autres produits de « contraception d’urgence », équivaut à la prise, en 12 heures, d’une dose 40 fois supérieure à celle prévue par jour pour les différentes pilules contraceptives, a affirmé le Dr. Wills dans un article paru le 15 août sur le site internet National Review Online.

Parmi les effets négatifs dérivant de l’utilisation de la pilule du lendemain figurent le grave déséquilibre du cycle menstruel, les convulsions et un risque plus élevé de grossesse ectopique. Malgré tous ces risques, l’année dernière, la Food and Drug Administration aux Etats-Unis a assoupli la réglementation relative à l’utilisation du Plan B, autorisant sa commercialisation sans ordonnance médicale.

Les partisans de cette pilule continuent de faire pression pour que son utilisation se répande encore plus, au point de dire que chaque femme devrait l’avoir dans son armoire à pharmacie, selon les sources rapportées par le quotidien britannique Telegraph du 14 décembre dernier.

En décembre, le British Pregnancy Advisory Service estimait que les femmes devaient traiter la pilule comme s’il s’agissait d’une simple aspirine. « Nous voulons que la pilule du lendemain soit considérée aussi normale que le Nurofen », a rapporté un porte-parole du quotidien.

Norman Wells, directeur de The Family Education Trust, a qualifié cette attitude de « gravement irresponsable ». Selon N. Wells, l’utilisation fréquente de la pilule pourrait avoir des effets négatifs à long terme. Il a également constaté que, lorsque l’utilisation de la pilule du lendemain a fait son apparition en Grande-Bretagne, elle n’était autorisée qu’à titre exceptionnel. Or, maintenant, on la commercialise comme s’il s’agissait d’une simple aspirine. Ce comportement devrait susciter de réelles interrogations quant aux priorités de certaines organisations.

Par le père John Flynn

mercredi, février 07, 2007

9 semaines de prière pour la France

Vu sur le Salon Beige:

Une belle initiative reçue ce soir par mail :

"La France ne retrouvera ses racines Chrétiennes que si nous le voulons !
Sainte Jeanne d’Arc disait : « Combattons et Dieu donnera la victoire »…
Aussi, à la veille d’élections si importantes pour notre pays et aussi pour l’Europe, nous vous proposons de faire une grande neuvaine de prière et de diffuser cette neuvaine à tous vos amis.
La formule est simple : la neuvaine débute neuf semaines avant les élections et à chaque semaine correspond un thème particulier avec un saint (à part le Professeur Lejeune) en lien avec le thème.

* semaine 1 : sur le thème de la France en priant Sainte Jeanne d'Arc;
* semaine 2 : pour le travail et l'emploi avec Saint Joseph;
* semaine 3 : pour sauvegarder nos racines chrétiennes avec Saint Martin de Tours;
* semaine 4 : pour la justice en priant Saint Louis Roi de France;
* semaine 5 : pour défendre la pureté des enfants avec Anne de Guigné;
* semaine 6 : pour la famille avec Louis et Zélie Martin;
* semaine 7 : pour les sciences et la vie avec le Professeur Lejeune;
* semaine 8 : pour l'armée et la défense avec saint Michel et les saintes Barbe et Geneviève;
* semaine 9 : pour les personnes âgées, pauvres et seules, en priant Jeanne Jugan et Saint Vincent.

Nous commencerons la neuvaine le lundi 19 février, neuf semaines avant le premier tour (22 avril). A chacun de choisir la prière qui lui servira de support [NDL : quelques idées ici ici ou ]".

A diffuser sans modération.

Lahire

He's back!

Olivier est de retour. Alléluia!

J'espère que son Internet va tenir pour les mois qui viennent :-)

lundi, février 05, 2007

La dérive eugéniste des Français

Le professeur Sicard est le président du Comité consultatif national d'éthique. Il a donné au Monde une interview dans laquelle il s'inquiète des dérives eugénistes actuelles.

Patrice de Plunkett nous en donne de nombreux extraits.

Un extrait des extraits :

Ce phénomène [NdB: l'avortement après diagnostique pré-implantatoire] se développe dans un espace démocratique. Les interruptions médicales de grossesse ne sont-elles pas, le cas échéant, proposées, jamais imposées ?

[…] Le cas des trisomies 21 et 18 en est un exemple paradigmatique. Tout s'est passé comme si à un moment donné la science avait cédé à la société le droit d'établir que la venue au monde de certains enfants était devenue collectivement non souhaitée, non souhaitable. Et les parents qui désireraient la naissance de ces enfants doivent, outre la souffrance associée à ce handicap, s'exposer au regard de la communauté et à une forme de cruauté sociale née du fait qu'ils n'ont pas accepté la proposition faite par la science et entérinée par la loi. […] Osons le dire : la France construit pas à pas une politique de santé qui flirte de plus en plus avec l'eugénisme.


Plus loin le professeur nous apprend qu'avec la dérive actuelle, un Mozart, un Einstein, ou encore Michel Petrucciani seraient considérés comme des déviants indigne de vivre du fait des "particularités" qu'ils avaient - respectivement maladie de Gilles de la Tourette (probablement), cerveau hypertrophié à gauche, ostéogénèse imparfaite.

C'est triste d'en arriver à de tels arguments afin de faire prendre conscience de l'horreur de la tendance actuelle...

vendredi, février 02, 2007

Jésus, le prophète attendu

Es-tu le prophète ?

C'est la question que posent à St Jean-Baptiste les prêtres et les lévites qui viennent le voir.

Le passage biblique où se trouve cette question est le suivant :
"Qui es-tu ?"
Il confessa, il ne nia pas, il confessa : "Je ne suis pas le Christ."
- "Qu'es-tu donc ? lui demandèrent-ils. Es-tu Elie ?"
Il dit : "Je ne le suis pas."
- "Es-tu le prophète ?"
Il répondit: "Non." (Jn 1, 19-21)

Les envoyés de Jérusalem posent trois questions à St Jean-Baptiste, mais la dernière est quelque peu problématique: St Jean-Baptiste était reconnu comme prophète de son vivant, mais il répond par la négative à ses interlocuteurs. Ceux-ci emploient d'ailleurs l'article défini "le", le prophète, ce qui semble indiquer qu'ils attendaient un prophète particulier.

Le Messie était attendu par les Juifs qui vivaient sous l'occupation romaine. Ils attendaient aussi le retour d'Elie le prophète (cf. Malachie 3, 23).
Ils attendaient aussi un prophète, celui que Moïse a annoncé dans le Deutéronome :
Yahvé ton Dieu suscitera pour toi, du milieu de toi, parmi tes frères, un prophète comme moi, que vous écouterez.(Dt 18, 15)
Et Dieu, quelques versets plus loin, le dit lui-même :
Je leur susciterai, du milieu de leurs frères, un prophète semblable à toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche et il leur dira tout ce que je lui ordonnerai.(Dt 18, 18)
En somme, un nouveau Moïse.

Si on lit les évangiles, on peut constater que le peuple reconnaît le caractère prophétique de Jésus, comme par exemple lors de la rencontre avec la samaritaine :
La femme lui dit : "Seigneur, je vois que tu es un prophète..." (Jn 4, 19)
Ou encore après avoir ouvert les yeux d'un aveugle :
Alors ils dirent encore à l'aveugle : "Toi, que dis-tu de lui, de ce qu'il t'a ouvert les yeux ?" Il dit : "C'est un prophète." (Jn 9, 17)

Et aussi après avoir ressucité un mort :
ils glorifiaient Dieu en disant : "Un grand prophète s'est levé parmi nous et Dieu a visité son peuple." (Lc 7, 16)
Et lors de son entrée à Jérusalem :
les foules disaient : "C'est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée."(Mt 21, 11)
Enfin, après avoir multiplié des pains, la foule le reconnaît comme le prophète annoncé dans le Deutéronome:
A la vue du signe qu'il venait de faire, les gens disaient : "C'est vraiment lui le prophète qui doit venir dans le monde." (Jn 6, 14)
Mais, en regard des autres réactions qui nous rapportent les évangiles, cette opinion semble être exceptionnelle.

Cependant, cela permet de se poser la question suivante : Jésus est-il le prophète annoncé par Moïse ?

Les parallèles entre l'action de Jésus et celle de Moïse sont nombreux. Nous ne nous y étendrons pas dans le cadre de cet article; on rappellera seulement qu'à l'instar de Moïse qui fait de nombreux miracles et établit l'Alliance entre Dieu et les Hébreux (Ex 24,8), Jésus fait lui aussi beaucoup de miracles et établit l'Alliance nouvelle entre Dieu et les hommes (Lc 22, 19-20).

Pour répondre - rapidement - à la question posée plus haut, le plus simple est de voir ce que l'Eglise naissante pense de la question, comme cela nous est raconté dans le Nouveau Testament.

Dans le troisième chapitre des Actes des Apôtres, après avoir miraculeusement guéri un impotant dans le Temple de Jérusalem, St Pierre y tient au peuple un discours dans lequel il montre que Jésus était annoncé par les prophètes, et applique à Jésus la prophétie de Moïse :
Il enverra alors le Christ qui vous a été destiné, Jésus, celui que le ciel doit garder jusqu'aux temps de la restauration universelle dont Dieu a parlé par la bouche de ses saints prophètes. Moïse, d'abord, a dit : Le Seigneur Dieu vous suscitera d'entre vos frères un prophète semblable à moi; vous l'écouterez en tout ce qu'il vous dira. Quiconque n'écoutera pas ce prophète sera exterminé du sein du peuple. Tous les prophètes, ensuite, qui ont parlé depuis Samuel et ses successeurs, ont pareillement annoncé ces jours-ci. (Ac 3, 20-24)

Qui est St Pierre ? C'est l'un des douzes apôtres, et le premier qui professe que Jésus soit le Christ :
"Mais pour vous, leur dit-il, qui suis-je?"
Simon-Pierre répondit : "Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant." (Mt 16, 15-16)
En réponse, c'est lui qui est choisi pour bâtir l'Eglise (Mt 16, 18), et c'est lui qui reçoit les clefs du Royaume des Cieux (Mt 16,19). Enfin, c'est à lui que Jésus a dit par trois fois "Pais mes brebis" (Jn 21, 15-18), après la Résurrection. C'est le chef des apôtres. Le fait qu'il déclare au peuple que Jésus est le prophète annoncé par Moïse est donc d'importance.

D'où vient cette interprétation du Deutéronome qui fait de Jésus le prophète attendu ? Et bien, le jour même de la Résurrection, Jésus rencontra deux disciples en route vers Emmaüs :
Et commençant par Moïse et parcourant tous les Prophètes, il leur interpréta dans toutes les Ecritures ce qui le concernait. (Lc 24, 37)
Ces disciples sont ensuite allés trouver les apôtres pour leur raconter leur incroyable rencontre, et ce qui s'est passé (Lc 24, 35). Plus tard, Jésus apparaît aux apôtres et leur explique les Ecritures le concernant :
il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Ecritures. (Lc 24, 45)
On comprend donc que ce qu'annonce Pierre à la foule vient du Christ.

Enfin, on peut conclure en disant Jésus-Christ a lui-même enseigné qu'il était le prophète attendu. En effet, ne dit-il pas qu'il n'est pas venu abolir, mais accomplir (Mt 5,17) la Loi et les Prophètes ? Ainsi nous apprend-il que c'est lui qui accomplit la prophétie de Moïse.