mercredi, mai 31, 2006

Visitation de la Vierge Marie

Aujourd'hui, nous fêtons la Visitation de Marie à sa cousine Elisabeth.

Voici l'Evangile de la messe du jour (source: inxl6):
En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit en elle.
Alors, Élisabeth fut remplie de l'Esprit Saint, et s'écria d'une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ? Car, lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation, l'enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi. Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »
Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. Il s'est penché sur son humble servante ;désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ;Saint est son nom ! Son amour s'étend d'âge en âgesur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras,il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes,il élève les humbles. Il comble de bien les affamés,renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur,il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères,en faveur d'Abraham et de sa race à jamais. »
Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s'en retourna chez elle.(Lc 1,39-56)
Il est remarquble de voir qu'Elisabeth bénit Jésus et Marie, et que Marie rend grâce à Dieu en disant le Magnificat.

Je crois que cela nous donne une indication de ce qu'il se passe au Ciel chaque fois que nous disons le Je vous salue Marie:
Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Nous bénissons Marie et Jésus, et Marie rend grâce et glorifie Dieu. J'imagine ce qui se passe quand on prie l'Angélus ou le Rosaire, par exemple... Je ne sais pas pour vous, mais considérer cela me rempli de joie.

dimanche, mai 28, 2006

Gothic, métal et satanisme: notes du GREMES (CEAQ-Sorbonne)

Le Centre d'Etude sur l'Actuel et le Quotidien (CEAQ) de la Sorbonne propose sur son site six notes sociologiques faites par Nicolas Walzer et Alexis Mombelet (tous deux doctorants en Sociologie et auteurs de La Religion Metal) dans le cadre d'un stage à la Miviludes (Mission Interministérielle de Vigilence et de Lutte Contre les Dérives Sectaires) d'octobre 2005 à janvier 2006. Elles seront incluses dans leurs thèses respectives.

Le notes ont été remises au Premier Ministre mais n'ont pas été reprises dans le rapport final de la Miviludes pour l'année 2005.

Elles sont cependant disponibles sur le site du CEAQ:

Je recommande vivement à mes lecteurs de lire ces notes et à les faire connaître: c'est un bon travail, qui de plus recoupe mon expérience du phénomène.
Je ne connais pas le milieu gothic, mais vu la justesse des notes concernant le métal, je n'ai pas de raison de douter de ce qu'elles décrivent du phénomène gothic.

Ces notes critiquent aussi, exemples à l'appui, les ouvrages de Paul Ariès et Jacky Cordonnier. Cela permet de comprendre les imprécisions voire les erreurs que j'ai pu constater lorsque la presse parle du métal, leurs livres servant souvent de référence.

Elles peuvent intéresser les parents dont les enfants écoutent ces musiques, prêtres en charge de jeunes, catéchistes etc.

WikiKto? Chrétienté.info?

Je me suis aperçu que Wikikto n'existe plus, en tout cas les requêtes DNS ne répondent plus.

Chrétienté.info lui est toujours visible, mais les liens ne marchent plus, il n'est plus possible de lire les articles. J'ai laissé un message au webmestre (par le portail), mais je n'ai toujours pas eu de réponse. Bon, si le logiciel fonctione mal, j'ai des doutes qu'il ait reçu le message. Et le forum aussi ne marche plus.

Quelqu'un en sait-il plus?

vendredi, mai 26, 2006

Ascension - Confirmation

Hier c'était l'Ascension, c'est à dire que nous fêtions la montée de Jésus aux cieux.

Et notre évêque nous a rendu visite, car c'était la Confirmation de 11 adolescents et 8 adultes. Pas mal pour une petite paroisse de 2300 âmes.

A propos de la Confirmation:
La Confirmation parfait la grâce baptismale; elle est le sacrement qui donne l'Esprit Saint pour nous enraciner plus profondément dans la filiation divine, nous incorporer plus fermement au Christ, rendre plus solide notre lien avec l'Eglise, nous associer davantage à sa mission et nous aider à rendre témoignage à la foi chrétienne par la parole accompagnée des oeuvres. (Catéchisme de l'Eglise Catholique, paragraphe 1316)

L'église était bondée, ça fait chaud au coeur :-)

Indonésie : Les trois catholiques condamnés à mort demandent un soutien moral

ROME, Mardi 23 mai 2006 (ZENIT.org) - Il y a trois jours, dans l’attente de la peine capitale, les trois catholiques condamnés en Indonésie ont demandé le « soutien moral de tous les catholiques du pays ».

L’Agence de l’Institut pontifical des Missions étrangères (PIME) « Asia News », a à nouveau évoqué le sort des détenus, et a insisté à plusieurs reprises sur le fait que le procès a été caractérisé par des intimidations à grande échelle de la part d’extrémistes islamistes et que les juges n’ont pas prêté attention aux témoins de la défense, qui disculpaient les trois accusés.

De 1998 à 2001, Poso (dans les îles Sulawesi, Indonésie) a été le théâtre d’affrontements sanglants entre chrétiens et musulmans, qui ont coûté la vie à plus de deux mille personnes.

C’est dans ce contexte qu’a eu lieu le massacre de deux cents musulmans en l’an 2000 ; les trois catholiques Fabianus Tibo (60 ans), Dominggus da Silva (42) et Marinus Riwa (48), ont été accusés d’avoir participé au massacre. Arrêtés la même année, le tribunal régional de Palu les a condamné à mort en 2001.

Aucun musulman n’a été condamné pour les événements violents de l’époque sur lesquels la pleine lumière n’a pas encore été faite.

Le 10 mai dernier, après le « non » du Président Susilo Bambang Yudhoyono à la deuxième demande de grâce, tout semblait indiquer qu’il ne restait que trois jours avant l’exécution de « Tibo et compagnie », comme sont appelés les trois catholiques.

« Depuis des mois l’exécution semble ‘imminente’, mais jusqu’à présent aucune date officielle n’a été révélée » » a souligné vendredi dernier l’agence du PIME, confirmant que « se poursuivent, en attendant, les protestations des groupes pour les droits de l’homme et de la communauté chrétienne d’Indonésie, qui considèrent ‘injuste’ le procès subi par les trois catholiques ».

Les familles des condamnés ont pu leur rendre visite jeudi dans la prison de Palu. La rencontre a duré dix heures.

Par la suite, un proche, Anselmus da Silva, a déclaré : « Tibo et ses compagnons demandent le soutien moral de tous les catholiques du pays ; c’est le cri de personnes impuissantes qui, de derrière les barreaux, cherchent encore justice ».

« Ils sont tous trois tranquilles et conscients de se trouver totalement entre les mains de Dieu - a-t-il ajouté, selon « Asia News » - ; ils sont prêts à mourir en ‘martyrs’ innocents, et ce n’est pas l’exécution qui les préoccupe, mais le destin de leurs familles respectives ».

L’Agence du PIME informe qu’il y a plus d’une semaine le chef de la police de la province des îles Sulawesi centrales, Oegroseno, a rencontré d’autres hauts fonctionnaires du gouvernement et de la sécurité et a exprimé ses doutes quant à la capacité des trois condamnés à « orchestrer » des affrontements comme ceux de Palu.

Oegroseno a ainsi affirmé que l’on devrait laisser les trois catholiques en vie, « parce qu’ils sont des témoins clefs de ce qui se trame derrière cette violence ».

« Il semble toutefois, commente Asia News, que déjà depuis quelques jours le ministère indonésien chargé de la politique et de la sécurité ait demandé au Bureau du procureur des îles Sulawesi de fixer une date précise pour l’exécution ».

mercredi, mai 24, 2006

New look

Et bien je me suis lassé rapidement de l'ancien style de mon blog. Alors j'ai pris Gimp (fantastique logiciel de graphisme), et je me suis mis à l'oeuvre.

Et cela donne le bandeau là-haut.

Il y a une symbolique derrière (si! puisque je vous le dis!)

On voit la photo d'une côte prise depuis un bateau. C'est la création. Le ciel, prépondérant, symbolise la soif de Dieu qui habite l'homme. Mais l'obscurité règne, l'obscurité due à notre péché.

Il y a un Christ Pantocrator, pour nous rappeler qu'il est le Seigneur Dieu Tout puissant, et que nous sommes appelés à le rejoindre. Pour nous aider, nous avons Marie et Louis-Marie.

La couleur sombre comme fond de page, c'est simplement pour se concentrer sur le texte, rien de plus. En plus, cela permet de faire défiler la page plus vite :-)

lundi, mai 22, 2006

A Auschwitz, les nazis martyrisaient aussi les prêtres

Dépêche AFP sur le martyr des prêtres à Auschwitz (via Bafweb).

Pas assez connu, malheureusement.

Transmettre la Foi

Sur Vivre en chrétien aujourd'hui, Olivier nous parle de la transmission de la Foi.

Transmettre la Foi est une question plus que jamais d'actualité. Le succès du Da Vinci Code, le bruit fait autour du pseudo-évangile de Judas l'ont récemment montré. Le succès de l'athéisme, des mouvements de type New-Age, le foisonnement des sectes aussi.

Olivier distingue ainsi trois type de catéchisme: scolaire, qui apprend la foi mais n'apprend pas à la vivre, léger, où on oublie le fond, et enfin rayonnant, où le ou la catéchiste rayonne sa foi et sait la transmettre.

Evidemment, un catéchisme "rayonnant" c'est l'excellence, mais je ne sais pas si c'est le plus facile à mettre en place.

Personnellement, j'ai eu un catéchisme "léger", et comme beaucoup, j'ai tout arrêté après la Profession de foi. C'est quelque chose que je regrette, quand je vois combien d'années j'ai perdu loin du Seigneur.

Olivier est critique vis-à-vis du catéchisme "scolaire", mais je pense qu'à défaut d'un catéchisme "rayonnant", celui-ci est à privilégier. Il donnerait au moins les bases de la foi ainsi qu'une culture catholique aux catéchumènes. On pourrait ainsi espérer revenir à une société construite sur des valeurs catholiques, et des oeuvres comme le Da Vinci Code par exemple n'auraient qu'un impact limité.

A la fin du billet, Olivier nous demande des idées pour faire avancer les choses.

Mmh.

Pas facile. Bon, je ne suis pas catéchiste, je ne peux que me baser sur mon vécu.

Lors de mon retour dans l'Eglise, je lisais beaucoup la Bible. C'était mon livre de chevet. Et bien, j'ai été surpris de découvrir combien Jésus, par sa vie, accomplissait les Ecritures de l'Ancien Testament. On pourrait peut-être insister sur ce point dans les cours de catéchisme, en demandant, par exemple, aux enfants/adolescents de lire "le serviteur souffrant" et de comparer avec la Passion. Cela permettrait de leur faire réaliser combien Jésus est le Messie attendu, et de s'émerveiller en voyant que les évènements de sa vie ont été annoncés plusieurs siècles auparavant.

Apprendre aux enfants à prier. C'est simple et pourtant difficile avec des gamins qui peuvent être dissipés. Apprendre les prières de base, cela se fait déjà. Il faudrait peut-être apprendre le rosaire, ainsi que l'Angélus.

Dans Heavy Metal et satanisme, je me moquais gentiment du "christianisme à l'eau de rose", avec comme illustration:
Sois bon parce que Jésus t'aime et qu'il est ton copain.
C'était sans doute un peu caricatural, mais cela correspond à la façon dont j'ai vécu le christianisme étant enfant. Le problème pourrait être un problème de sémantique: les laïcs ne connaissent pas, ou ont perdu, le langage de la Foi et de la spiritualité, aussi ont-ils des difficultés a exprimer et à présenter leur vie chrétienne. La communication de la Foi s'en trouve handicapée car réduite à des expressions tournant autour de "l'amour de Dieu", sans possibilité de saisir de quoi il s'agit, et pouvant même donner un sentiment de mièvrerie. Il faut être concret. La fréquentation des classiques de spiritualité pourrait aider, aussi bien les jeunes que les catéchistes.

Présenter la vie des saints, car on y voit Dieu à l'oeuvre: Louis-Marie, François, Dominique, Maximilien, Jean de la Croix, les Thérèse et bien d'autres encore. Cela se fait déjà sans doute, mais c'est toujours bon de le rappeler. Il font de bons exemple de vie chrétienne, qui peuvent inspirer.

My 2 cents...

dimanche, mai 21, 2006

Incroyable! Lordi a gagné!

Et oui, les finlandais de Lordi, avec leur métal poussif façon années 80, ont gagné le concours Eurovision de la chanson 2006.

Je n'ai jamais apprécié l'Eurovision, mais là, c'est le bouquet.

A tous les métalleux qui arrivent ici: bienvenu sur le blog d'un ancien heavy/trash/death métalleux.

jeudi, mai 18, 2006

Eurovision 2006: Hard Rock Halleluja

Hard Rock Halleluja, c'est le nom de la chanson de Lordi, le groupe représentant la vaillante Finlande pour le concours Eurovision 2006, à Athènes les 18 et 20 mai prochains.

Photo de famille: papa Lordi, maman et les trois rejetons.

Bonne rigolade.

N'oubliez pas d'éloigner les enfants de la télévision, car il peuvent faire des cauchemards. Ou bien changez de chaîne, carrément, ce n'est pas la peine de voir de telles horreurs.

mercredi, mai 17, 2006

Benoît XVI demande instamment aux fidèles de prier le chapelet - Invitation particulière aux jeunes

ROME, Mercredi 17 mai 2006 (ZENIT.org) – Le pape Benoît XVI exhorte les fidèles à la récitation du rosaire, source de croissance spirituelle. Une invitation constante de Benoît XVI depuis le début de ce mois de mai, spécialement à l’adresse des jeunes.

S’adressant aux jeunes, aux malades et aux jeunes mariés, à la fin de l’audience du mercredi, le pape a en effet exhorté les visiteurs à « intensifier leur pieuse pratique du saint Rosaire, spécialement en ce mois de mai, consacré à la Mère de Dieu ».

« Je vous invite, vous les jeunes, disait Benoît XVI, à mettre en valeur cette prière mariale traditionnelle, qui aide à mieux comprendre les moments centraux du salut opéré par le Christ. Je vous exhorte, chers malades, à vous adresser avec confiance à la Vierge par le moyen de ce pieux exercice. En lui confiant tous vos besoins. Je vous souhaite à vous, chers jeunes mariés, à faire de la récitation du rosaire en famille un moment de croissance spirituelle sous le regard de la Vierge Marie ».

La règle d'or du cinéphile

... c'est d'éviter les films pour lesquels on a droit à une campagne de pub assomante, car ils sont en général mauvais.

A l'époque, je m'étais mordu les doigts en regardant Jurassic Park.

Il semblerait que cela se soit vérifié une fois encore, si j'en crois le Salon Beige, à propos d'un film dont je m'étais promis de ne plus parler ici.

lundi, mai 15, 2006

L'ère du soupçon

Le Da Vinci Code prétend que l'Eglise Catholique cache la vérité à propos de Jésus-Christ. C'est contraire aux études académiques, à la recherche historique, au travail exégétique etc.

Ce n'est que la trame d'un roman, mais c'est devenu un phénomène, et certains croient cette thèse. C'est triste, mais c'est simplement pour cela que les chrétiens s'opposent au roman et au film.

Désormais, de nombreuses personnes sont empoisonnées au conspirationnisme, nourrit par la thèse énoncée plus haut. Je ne sais pas s'il y a un terme pour désigner les préjugés erronés qui s'alimentent des faits et gestes de leurs victimes, mais c'est ce qu'il risque de se passer, avec des fans du bouquin qui se disent: si l'Eglise appelle à boycotter le Da Vinci Code, c'est qu'elle a peur que la vérité soit révélée. C'est ainsi le préjugé se maintient.

Cela prendra du temps, sans doute, pour réparer les dégâts. Il nous faut prier pour ces personnes qui ne distinguent pas la réalité de la fiction, et, encore et toujours, nous devons témoigner de notre foi.

En attendant, bienvenu dans l'ère du soupçon!

Le Da Vinci Code pour les nuls

Un très bon article sur le Salon Beige qui résume bien les choses.

J'en ai un peu marre d'écrire sur le Da Vinci Code. Ça en vaut la peine, puisqu'il s'agit de lutter contre la désinformation; ce n'était à l'origine qu'un roman sans envergure, mais c'est devenu un tel phénomène (et une machine à fric) touchant tellement de monde qu'il faut bien faire - modestement - quelque chose.

J'ai encore un article à écrire sur le sujet, et je crois que je vais m'arrêter après ça.

vendredi, mai 12, 2006

Da Vinci Code (le film): ça devient cocasse

Le 17 mai, en avant première, sera montré le film Da Vinci Code, tiré du livre du même nom.

J'avais lu le bouquin quand il venait de sortir. Ma belle-mère, bibliotécaire, m'avait dit que de plus en plus de personnes demandaient à lire ce livre. Ça parlait d'une histoire secrète, de Léonard de Vinci etc. Par curiosité, j'ai acheté, et ce n'était pas encore le best-seller que c'est devenu.

Je me suis retrouvé en terrain connu: le fond de l'histoire est complètement repris, mais pas plagié, de l'Enigme Sacrée, un livre d'ésotérisme du début des années 80. J'avais lu ce livre quand j'ai commencé de me poser des questions sur le spirituel, dans la première moitié des années 90, et je dois bien avouer que j'avais accroché à certains thèmes. Bon j'étais jeune à l'époque, et je lisais d'autres âneries du même genre. Il faudra que je reparle de tout ça plus tard.

Bref, j'ai dévoré de Da Vinci Code en deux jours et bon, si le suspens est très bien fait, l'histoire est malgré tout maigre, les codes secrets un jeu d'enfant, et les personnages manquent singulièrement de profondeur. Pas de quoi en faire un plat, encore moins un best-seller.

Le plus marrant c'est qu'en lisant le livre on a l'impression de lire un story-board, un peu comme si Dan Brown a écrit en pensant faire un film.

Le livre est devenu un succès, et de nombreux lecteurs croient que ce qu'il contient est véridique. Aussi est-il amusant de voir Tom Hanks, qui joue le héro du film, répondant à l'appel au boycott lancé par Mgr Angelo Amato, défend le film en disant :
[...]l'histoire que nous racontons est bourrée de toutes sortes d'absurdités et de drôles de trucs du genre chasse aux trésors loufoque.
Oui, oui, il dit bien que l'histoire est bourrée d'absurdités, ce qui va à l'encontre de ce que croit une partie non-négligeable de son public.

Cocasse, non?

jeudi, mai 11, 2006

Les premiers chrétiens croyaient en la divinité de Jésus-Christ

On peut lire souvent ces dernières années que Jésus-Christ n'était qu'un homme, et qu'il a été fait Dieu par les hommes: cela va d'Ernest Renan, qui parlait de Jésus comme un homme incomparable, au Da Vinci Code de Dan Brown, en passant par de nombreux livres d'ésotérisme, qui ne considèrent Jésus que comme un homme initié (a quoi ?).

C'est une supposition qui paraît séduisante, car apparament très rationnelle, en accord avec le monothéïsme tel qu'enseigné par le Judaïsme, dont est issu le Christianisme, ou l'Islam, et pour lesquels il est impossible que Dieu prenne chair. Elle est alimentée par quelques siècles de suspicion à l'égard de l'Eglise.

Elle ne semble cependant pas vraisemblable, historiquement parlant.

En effet, les premières hérésies (docétisme, monophysisme, arianisme) évacuent la question de l'humanité du Christ, ou bien la nient.

On peut donc penser que ces hérésies sont les manifestations extrêmes d'une croyance fortement répandue parmis les premiers chrétiens: celle de la divinité du Christ.

Or, si on prend le Nouveau Testament, dans l'Epître aux Philippiens, on peut lire une présentation claire de la divinité de Jésus-Christ :
Lui, de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l'égalait à Dieu. Mais il s'anéantit lui-même, prenant condition d'esclave, et devenant semblable aux hommes. S'étant comporté comme un homme, il s'humilia plus encore, obéissant jusqu'à la mort, et à la mort sur une croix ! Aussi Dieu l'a-t-il exalté et lui a-t-il donné le Nom qui est au-dessus de tout nom, pour que tout, au nom de Jésus, s'agenouille, au plus haut des cieux, sur la terre et dans les enfers, et que toute langue proclame, de Jésus Christ, qu'il est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. (Ph 2, 6-11)
Dans le prologue de son évangile, St Jean identifie Jésus-Christ avec le Verbe divin, qui est Dieu.

Le document "Alpha" sur le Da Vinci Code donne quelques citations des premiers siècles montrant une croyance en la divinité de Jésus.

St Ignace d'Antioche, mort en 107, écrit:
Car notre Dieu, Jésus-Christ, a été porté dans le sein de Marie, selon l'économie divine, est né de la race de David et du Saint-Esprit. (source)
En ce qui me concerne, la thèse que les premiers chrétiens croyaient en la divinité du Christ me paraît tout à fait logique et rationnelle: croyant que les prophéties messianiques s'accomplissaient en Jésus, nos glorieux ancêtres devaient croire aussi en cette prophétie d'Isaïe annonçant que le Messie serait Dieu.

BelloCiao vs. SOS Tout petits

SOS Tout petits est une association qui est pro-vie. Cette association organise des manifestations et des réunions de prière contre l'avortement.

BelloCiao est un site politique d'extrême-gauche. Il vient d'appeler à se rassembler contre une manifestation de SOS Tout petits, au nom de la lutte contre le fascisme. C'est du délire. J'ai du mal à voir ce qu'il y a de fasciste à vouloir protéger les plus faibles. M'enfin bon...

On peut lire en particulier:
L’avortement est libre et doit le rester ! Doit-on tolerer que tous les mois des personnes se permettent de manifester pour une idee aussi retrograde que l’interdiction de l’IVG ?

Une telle phrase fait froid dans le dos, pour son aspect totalitaire: il devient interdit de penser différement que l'auteur du message (et de BelloCiao ?).

On peut voir ici une photo de SOS Tout petits: on voit tout de suite combien ils sont nombreux, dans la force de l'âge et dangereux pour la société.

Du délire, je vous dis...

Et pendant que je parle du sujet de l'avortement, je voudrais inviter les lecteurs à lire le blog pour la vie.

(via bafweb)

mercredi, mai 10, 2006

« Le Da Vinci Code : une réponse », par « Alpha »

Une dépêche Zenit à propos du DaVinci Code. J'ai jeté un coup d'oeil au livret, et je le trouve bien.

ROME, Lundi 8 mai 2006 (ZENIT.org) – « Alpha » diffuse un livret intitulé « Le Da Vinci Code : une réponse » pour inviter à la discussion (cf. www.coursalpha.fr).

Le succès du Da Vinci Code, relancé par la sortie de son adaptation cinématographique le 17 mai, témoigne de la grande quête spirituelle de nos contemporains et représente une magnifique occasion de dialogue et d’échange avec les « chercheurs de Dieu ».

A cette occasion, les organisateurs d’Alpha, un parcours d’introduction à la foi chrétienne, diffusent un livret « Le Da Vinci Code : une réponse », à donner à ceux qui ont aimé le livre et le film, et à distribuer dans les files d’attente de cinéma et dans le RER.

Ce livret de 32 pages reprend une intervention du pasteur Nicky Gumbel, responsable de la paroisse londonienne de Holy Trinity Brompton, le berceau des cours Alpha.

A la fois accessible et précis, ce texte fait le point sur les questions soulevées par le livre de Dan Brown et le film : Sur quoi repose l’intrigue du livre ? Dan Brown lui-même croit-il que cela est vrai ? L’Eglise a-t-elle occulté des vérités sur Jésus, Marie-Madeleine et les Evangiles ?

Produit grâce à un donateur qui en a financé la moitié des coûts, vendu à 1 euro le livret (50 centimes d’euro si commandé en nombre), il se veut un outil pour décrypter le phénomène de mode de ce bestseller, et permet à tous d’engager le dialogue avec les fans du livre et du film sur des bases claires et solides.

Près de 43 000 personnes ont suivi un parcours Alpha en France. Beaucoup d’entre elles, nouvelles dans la foi chrétienne et issues de milieux non pratiquants, ont été interpellées par leur entourage sur les thèses véhiculées par le Da Vinci Code. Pour les aider à y voir plus clair, Alpha avait publié en octobre 2005 dans son journal Alpha News, un article reprenant l’argumentation du pasteur Gumbel. Cet article reste à ce jour le plus consulté sur le site www.coursalpha.fr (rubrique « dossiers »). Le livret, destiné à un plus large public, reprend le texte intégral du pasteur.

Qu’est-ce qu’Alpha ?

C’est un parcours d’introduction à la fois chrétienne qui se déroule en dix soirées et un week-end. Créé dans les années 1990 par une paroisse anglicane londonienne, Alpha , c'est 32 000 cours répartis dans 156 pays. Il est aujourd’hui utilisé par toutes les confessions chrétiennes. En France, on dénombre environ 400 cours proposés par des paroisses, églises, aumôneries catholiques, protestantes et évangéliques, répartis dans une soixantaine de départements. Un dossier de presse est disponible sur demande.

Infos et contact, demander un exemplaire du livret : Florence de Leyritz : ++ 33 (0)1 39 70 21 86, presse@coursalpha.fr

Lire le texte du livret : en pdf sur http://www.coursalpha.fr/actu/article.php3?id_article=131

mardi, mai 09, 2006

Jésus-Christ est Dieu - 4

On peut entendre ou lire de temps à autre que Notre-Seigneur Jésus-Christ n'était qu'un homme, mais que c'est l'empereur Constantin qui aurait imposé la divinisation du Christ, en opposition avec la conception de Dieu telle qu'enseignée par le judaïsme.

Si on prend la Bible au livre d'Isaïe, on peut lire:
Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné, il a reçu le pouvoir sur ses épaules et on lui a donné ce nom : Conseiller-merveilleux, Dieu-fort, Père-éternel, Prince-de-paix, pour que s'étende le pouvoir dans une paix sans fin sur le trône de David et sur son royaume, pour l'établir et pour l'affermir dans le droit et la justice. Dès maintenant et à jamais, l'amour jaloux de Yahvé Sabaot fera cela. (Is 9:5-6)

Isaïe est l'un des prophètes majeurs de l'Ancient Testament, qui vécu environ 700 ans avant Jésus-Christ.

Ces deux versets parlent de la venue du Messie, et il est remarquable de voir qu'Isaïe prophétise, que le Messie sera appelé Dieu-fort.

Ce n'est donc pas une invention de Constantin.

(source: Abdul Saleeb)

lundi, mai 08, 2006

La dévotion à Marie


Au cours des derniers mois, j'ai écrit une série de billets présentant la dévotion mariale selon St Louis-Marie, incluant consécration à Marie, pratiques extérieures et pratiques intérieures.

Voici la liste des articles:

Le mieux, c'est évidemment de lire les oeuvres de St Louis-Marie Grignon de Montfort. Tout est dedans :-) Ce qui est proposé ici n'est qu'une courte présentation, et peut être éventuellement une aide pour comprendre certains points un peu difficiles.

Pratique intérieure 4: pour Marie

St Louis-Marie nous demande de faire toute chose pour Marie.

Pour une fois, je vais reprendre le paragraphe entièrement, car il est court et simple:
4° Enfin, il faut faire toutes ses actions pour Marie.
Car, comme on s'est tout livré à son service, il est juste qu'on fasse tout pour elle comme un valet, un serviteur et un esclave. Non pas qu'on la prenne pour la dernière fin de ses services, qui est Jésus-Christ seul, mais pour sa fin prochaine et son milieu mystérieux, et son moyen aisé pour aller à lui. Ainsi qu'un bon serviteur et esclave, il ne faut pas demeurer oisif. Mais il faut, appuyé de sa protection, entreprendre et faire de grandes choses pour cette Auguste Souveraine. Il faut défendre ses privilèges quand on les lui dispute. Il faut soutenir sa gloire quand on l'attaque. Il faut attirer tout le monde, si on peut, à son service et à cette vraie et solide dévotion. Il faut parler et crier contre ceux qui abusent de sa dévotion pour outrager son Fils, et en même temps établir cette véritable dévotion. Il ne faut prétendre d'elle, pour récompense de ses petits services, que l'honneur d'appartenir à une si aimable Princesse, et le bonheur d'être par elle uni à Jésus, son Fils, d'un lien indissoluble dans le temps et l'éternité. (VD 265)

L'idée est que chaque épreuve, chaque action que l'on fait soit donnée à Marie, comme par exemple avec cette petite prière: C'est pour toi que je souffre, ma chère Mère. On peut lire à ce sujet le paragraphe 49 du Secret de Marie.

Ceci est le dernier billet concernant les pratiques intérieures. Les oeuvres de St Louis-Marie sont vastes, je pense que j'aurai encore beaucoup d'occasion d'écrire au sujet de la dévotion mariale.

Revue de presse: Libé ne connait pas son caté!

Je viens de lire un article de Libé concernant les catholiques de Chine, et une éventuelle utilisation de la religion par le pouvoir pour faire de bons citoyens.

L'article apporte des éléments intéressants concernant la vie de nos frères chinois. Il décrit le village de Dong Lü, pas très loin de Pékin, où se trouve un lieu de pèlerinage dédié à Notre-Dame de Chine.

Cependant, pour une phrase dite par un prêtre ("L'idéologie communiste n'est vraiment plus de mise [...] et le pouvoir escompte désormais se servir de la religion pour faire de bons citoyens."), et résumée pour donner un titre à l'article ("Quand le PC en appelle à Jésus pour forger de bons Chinois"), il reste un goût amer après la lecture de l'article: celui de voir l'héroïque résistance des catholiques chinois utilisée pour présenter la religion catholique comme un outil de contrôle au service d'un état totalitaire (comprenez: "Lecteurs de Libé, pour être libres, ne soyez pas catho"), alors que le communisme a persécuté, persécute, et sans doute persécutera les chrétiens tout au long de son existence. C'est quand même fort.

L'autre chose qui m'a déplû, c'est que par deux fois l'auteur parle d'adorer Notre-Dame. Il est donc nécessaire de rappeler qu'on adore que Dieu seul, et adorer quelqu'un d'autre ou autre chose est de l'idôlatrie.

Que nous dit l'Eglise à ce sujet ?
II. Le culte de la Sainte Vierge

971 " Toutes les générations me diront bienheureuse " (Lc 1, 48) : " La piété de l’Église envers la Saint Vierge est intrinsèque au culte chrétien " (MC 56). La sainte Vierge " est légitimement honorée par l’Église d’un culte spécial. Et de fait, depuis les temps les plus reculés, la bienheureuse Vierge est honorée sous le titre de ‘Mère de Dieu’ ; les fidèles se réfugient sous sa protection, l’implorant dans tous leurs dangers et leurs besoins (...). Ce culte (...) bien que présentant un caractère absolument unique (...) n’en est pas moins essentiellement différent du culte d’adoration qui est rendu au Verbe incarné ainsi qu’au Père et à l’Esprit Saint ; il est éminemment apte à le servir " (LG 66) ; il trouve son expression dans les fêtes liturgiques dédiées à la Mère de Dieu (cf. SC 103) et dans la prière mariale, telle le Saint Rosaire, " abrégé de tout l’Évangile " (cf. MC 42).


Une correction qui m'a semblé nécessaire d'apporter à cet article.

Est-ce que Libé est apte à recevoir la certification RDDV?

vendredi, mai 05, 2006

La vie en bleu ciel

Ou du moins mon blog. J'en avait marre de la couleur "terre", alors j'ai mis une couleur plus "mariale".

Ça changera peut-être dans quelques mois. J'ai sans doute quelques bugs à corriger...

jeudi, mai 04, 2006

Quelle future culture catholique?

Deux articles récemment concernant la culture catholique moderne: Renaud (culture: sommes-nous nés quelque part ?) et le conservateur (le Catholicisme français en mal d'intelligence).

Renaud se demande quelle culture allons-nous transmettre à nos enfants, tandis que le conservateur se plaint qu'en France on passe à côté des publications majeures consacrées au Catholicisme et à destination du grand public, ce qui serait, selon lui, signe de timidité maladive des catholiques français, mais aussi un signe de la pauvreté du débat intellectuel en France.

Je dois bien admettre que je sur ce point là je suis d'accord avec le conservateur: le débat en France n'est plus un débat, mais simplement un concours d'invectives: du raciste-fasciste-salaud au nazislamiste en passant par la gauche-caviar, il n'y a guère de place pour la discussion.

Et oui, ironie de l'histoire, dans le pays qui se glorifie d'avoir eu un siècle des "Lumières", posant les fondements de la démocratie moderne, le débat n'est plus possible.

Il est bloqué par des maîtres censeurs, pour reprendre l'expression d'Elisabeth Levy. Un exemple flagrant est le débat, complètement paralysé, sur l'Islam en France: invectives et dénégations! Pour les uns, l'Islam est le mal absolu, pour d'autres il est intouchable, il est impossible de le critiquer (je reviendrai peut-être un jour sur tout le cirque entourant l'Islam en France, mais ce n'est pas le sujet ici).

Evidemment, cette paralysie de la pensée se retrouve aussi chez les catholiques: pour certains, être catholique fidèle à Rome est presque devenu une maladie honteuse. Une mauvaise compréhension - jamais remise en cause - du Concile, des années propagande communiste, puis "humaniste", de pression médiatique ont rendu ténu le lien avec le Saint-Siège, qui ne serait pas dans le coup (sic), serait complice de la Shoah, par son supposé silence, serait responsable de l'épidémie de Sida en Afrique, etc.

De là découle que de nombreux catholiques, voulant être fidèles à Rome, vivent dans une certaine culpabilité: il n'osent plus s'affirmer comme tels, de peur d'avoir à répondre à des chefs d'accusation horribles, puis de devoir s'expliquer pendant des heures, ou tout simplement parce qu'ils n'ont pas la connaissance nécessaire pour répondre aux nouveaux inquisiteurs. La Nouvelle Evangélisation s'en trouve bien sûr paralysée.

Nous baignons dans un monde de tolérance, sauf pour les catholiques.

La tolérance, c'est quoi? Si je prend le Robert, je peux lire:
Attitude qui consiste à admettre chez autrui une manière de penser ou d'agir différente de celle qu'on adopte soi-même; le fait de respecter la liberté d'autrui en matière d'opinions. La tolérance religieuse, politique.

Ainsi, je crois fermement que la Foi catholique est la Vraie Foi, et je n'ai aucun problème a avoir un ami converti à l'Islam, inspiré par le salafisme, qui puisse croire que son Islam soit la vraie religion.

Mais aujourd'hui, quand on parle de tolérance, on parle en fait de relativisme: toutes les religions se valent, et que personne n'essaye de dire que sa religion est la vraie, car sinon gare à l'insulte (fanatique, intolérant, etc) et à la diabolisation.

Tout ceci va à l'encontre de la recherche de la vérité, et à l'encontre des vertus théologales: la foi est noyée dans la confusion des différentes religions et ne peut plus s'exprimer, la charité doit s'effacer devant la pseudo-tolérance, et enfin l'espérance se réduit à espérer la victoire pour son club de foot, avoir assez d'argent pour partir sous les cocotiers ou encore avoir droit à une bonne retraite.

Alors, quelle culture allons-nous transmettre à nos enfants?

Je propose quelques pistes.

La culture, c'est nous qui la faisons: par notre langage, par notre comportement, nos attitudes et nos engagements. Et pour les plus artistes, par ce qui est produit dans la littérature, la musique, la peinture etc.

Il me semble qu'il nous faut faire disparaître ces culpabilités auxquelles on essaie de nous réduire. Nous ne pouvons pas laisser derrière nous une culture chrétienne remplie de culpabilité pour des faits qui ont eu lieu - si tant est qu'ils se soient produits comme on nous le rabâche - il y a plusieurs centaines d'années et dont aucun d'entre nous ne peut être tenu pour responsable. La recherche et la diffusion de la vérité historique peut nous y aider grandement (cf l'affaire Galilée, par exemple).

Il nous faut aussi retrouver et répandre une culture où la foi est vivante, concrète, joyeuse et aimante. Trop souvent notre religion est devenue trop intellectuelle et déssechée. Cela satisfait sans-doute quelques-uns, mais beaucoup quittent l'Eglise et sombrent dans l'agnosticisme, l'athéïsme, ou vont s'engouffrer dans des religions qui soient plus "vivantes", le catholicisme ne pouvant plus toucher leur coeur. Il y a là un appel auquel il nous faut répondre, en mettant en avant les différentes spiritualités existantes: montfortaine, comme je le fais ici, franciscaine, carmélite etc.

Une culture où la foi s'exprime aussi: notre bouche n'a pas à censurer des expressions telles que "Dieu soit loué", par exemple.

Une culture où la foi est missionnaire, qui n'a pas peur de la contradiction et de s'opposer au laïcisme, à l'athéisme, au relativisme, aux autres religions.

Une culture où l'on reconnaît que c'est une grande grâce et un grand privilège d'être chrétien, de faire partie de l'Eglise, qui est le corps mystique du Christ, qui en est le chef. Ainsi, soyons fiers et heureux d'être au Christ et à son Eglise.

Une culture qui se souvient que ce sont surtout les catholiques qui ont construit la France, ses villes, ses églises, qui ont déboisé, mis en culture, asséché les marais, soigné les malades, qui ont versé leurs sang pour défendre le pays.

Une culture qui s'exprime dans les oeuvres artistiques: littérature, musique etc. Tolkien, avec son "Seigneur des Anneaux", nous montre l'exemple à suivre.

Une culture de vie, d'amour, qui défend la vie de sa conception à la mort naturelle. Tout l'opposé de la culture de mort!

Enfin, il ne s'agit pas d'avoir une culture de camp des saints, pour reprendre l'expression de Renaud, mais une culture de sel de la terre, c'est à dire une culture d'évangélisation, vivante au milieu du monde, mais sans compromission avec lui.

mardi, mai 02, 2006

En Egypte, les coptes en colère

Un petit article de Libération sur les coptes persécutés, et leur réaction. Cela reste malheureusement assez superficiel, mais cela a le mérite de parler de la vie des chrétiens d'Orient, qui est très dure en ce moment.

J'ai mis en lien le site de l'association Œuvre d'Orient, afin de faire connaître davantage la situation de nos frères d'Orient.

J'espère un jour savoir pourquoi nos pays chrétiens ou auto-proclamés champions des droits de l'homme se taisent sur la disparition des plus anciennes communautés chrétiennes.

lundi, mai 01, 2006

Invitation de Benoît XVI : Redécouvrir le rôle de Marie en 31 jours (le mois de mai)

ROME, Dimanche 30 avril 2006 (ZENIT.org) – Le pape Benoît XVI invite les croyants à profiter du mois de mai pour redécouvrir le rôle de Marie dans leur vie.

Le pape a rappelé, dans sa méditation précédant la prière du Regina Caeli, ce dimanche à midi, qu’après la résurrection du Christ, les apôtres se réunissaient, « réconfortés par la présence de Marie ».

« La Vierge fut pour eux une mère et un maître, rôle qu’elle continue de jouer envers les chrétiens de tous les temps », a-t-il souligné.

Benoît XVI a précisé que pendant le temps pascal, les croyants revivent « de manière plus intense cette expérience ».

C’est peut-être « pour cette raison » que « la tradition populaire a consacré le mois de mai, qui tombe normalement entre Pâques et la Pentecôte, à Marie », a ajouté Benoît XVI.

Le pape invite les croyants à profiter de ce mois de mai pour redécouvrir la « fonction maternelle » de Marie, afin d’être « toujours des disciples dociles et des témoins courageux du Seigneur ressuscité ».

L’évêque de Rome a confié à Marie « les besoins de l’Eglise et du monde entier, spécialement marqué en ce moment par de nombreuses zones d’ombre ».

« En invoquant l’intercession de saint Joseph également, dont nous rappellerons demain la mémoire, en particulier en pensant au monde du travail, nous nous tournons vers Elle avec la prière du Regina Caeli, prière qui nous fait goûter la joie réconfortante de la présence du Christ ressuscité », a conclu le pape.

Benoît XVI se rendra demain, 1er mai, au sanctuaire du « Divino Amore », situé au sud de Rome, pour prier le chapelet (cf. http://www.santuariodivinoamore.it).